À La Découverte De L'architecture Moderne Rive Droite - Ville De Paris

  • Aller au contenu
  • Aller à la navigation
À la découverte de l'architecture moderne rive droite Le saviez-vous ?

Mise à jour le 23/02/2022

Immeuble de bureaux par Jean Desbouis  116, avenue des Champs-Elysées, 8e
Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Sommaire
  • Immeuble de bureaux par Jean Desbouis
  • Immeuble d'habitation par les architectes Marcel et Robert Hennequet
  • Groupe Scolaire Keller par les architectes Louis-Hippolyte Boileau et Edmond Olombel
  • Immeuble d'habitation et cinéma Secrétan-Palace par l'architecte Paul Dubreuil
  • Maison Tristan Tzara par l'architecte Adolf Loos
Revenir en haut Partez à la découverte de l'architecture dite moderne qui s'est développée entre 1918 et 1940. Après la rive gauche, direction rive droite de la Seine, avec quelques-unes de ces constructions singulières.

Immeuble de bureaux par Jean Desbouis

116, avenue des Champs-Élysées, 8e

Il faut imaginer la réaction des habitués des constructions classiques de l’avenue des Champs-Élysées quand, en 1932, Jean Desbouis construit cet immeuble de bureaux avec sa façade dite plissée ou en accordéon. Sur six étages se juxtaposent quatre bow-windows triangulaires qui augmentent la surface habitable et laissent pénétrer abondamment la lumière en offrant une vue imprenable sur l’ensemble de l’avenue.
Immeuble de bureaux par Jean Desbouis 116, avenue des Champs-Elysées, 8e
L'immeuble accueille alors les locaux du « Poste Parisien », une des premières radios privées françaises Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Immeuble de bureaux par Jean Desbouis 116, avenue des Champs-Elysées, 8e
En 1932, se trouve dans le bâtiment un grand studio d'enregistrement de 200 m². Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Immeuble de bureaux par Jean Desbouis 116, avenue des Champs-Elysées, 8e
La partie basse est aujourd’hui tout autre, et sauf à lever les yeux, on peut passer à côté de cette construction détonante. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Le rez-de-chaussée en granit bleu Labrador et les couloirs en carreaux de marbre clair accueillent alors « Le Normandy », un café-brasserie (voir une photo d'époque) puis en 1937 le « Cinéma-Music-Hall Normandie » aux dimensions exceptionnelles, qui peut accueillir près de 2 000 spectateurs. L’immeuble est inscrit aux Monuments historiques depuis 1992.

Immeuble d'habitation par les architectes Marcel et Robert Hennequet

17 rue Benjamin-Franklin, 1, rue Scheffer, 16e

Nous sommes face à un immeuble construit de 1929 à 1930 qui fait davantage référence au registre Art déco, mais, en 1930, il est encore qualifié de moderne. Marcel et Robert Hennequet lui donnent sa singularité par une suite de bow-windows qui, en alternant avec la verticale des piliers porteurs, apporte un effet d'ondulation.
Immeuble d'habitation 17 rue Benjamin-Franklin (16e) Architectes Marcel et Robert Hennequet
La façade est réalisée en béton armé avec un revêtement en granit ocre, scandé par une faïence blanche. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Immeuble d'habitation 17 rue Benjamin-Franklin (16e) Architectes Marcel et Robert Hennequet
Ce revêtement est dû à l'entreprise Gentil et Bourdet de Boulogne-Billancourt et les ferronneries sont de Raymond Subes. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Immeuble d'habitation 17 rue Benjamin-Franklin (16e) Architectes Marcel et Robert Hennequet
L'effet est immédiat quand on arrive à ce coin de rues. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Il a été inscrit aux Monuments historiques en 1986. Il est dans la continuité de l'immeuble du 100 boulevard Péreire (17e) déjà construit en 1924 par Marcel Hennequet (1887-1949)
  • Découvrez aussi notre balade architecturale dans le 16e

Groupe Scolaire Keller par les architectes Louis-Hippolyte Boileau et Edmond Olombel

4-10, rue Keller, 11e

Les élèves de la rue Keller ne savent peut-être pas que leur école a été construite entre 1929 et 1931 par l’architecte Louis-Hippolyte Boileau en collaboration avec Edmond Olombel. Il était composé de deux bâtiments, l'un pour l’école des filles et l'autre pour celle des garçons.
Groupe Scolaire Keller - rue Keller, 12e. Architecte Louis-Hippolyte Boileau et Edmond Olombel
La façade est décorée de grès cérame couleur or entre les nervures de béton armé et de grès émaillé pour les encadrements des fenêtres. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Groupe Scolaire Keller - rue Keller, 12e. Architecte Louis-Hippolyte Boileau et Edmond Olombel
Le rez-de-chaussée contient les préaux, ateliers, réfectoires. Les trois étages suivants, les classes et le quatrième en retrait, les logements et salles de dessin. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Groupe Scolaire Keller - rue Keller, 12e. Architecte Louis-Hippolyte Boileau et Edmond Olombel
Grès cérame couleur or et grès émaillé composent des éléments de la façade. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
De grandes baies vitrées sur la construction en béton armé permettent d’éclairer les classes. La façade est décorée de grès cérame couleur or entre les nervures de béton armé et de grès émaillé pour les encadrements des fenêtres. À noter : Louis-Hippolyte Boileau est l'architecte du Bon Marché et l'un des architectes du Palais de Chaillot. Vous aimez les sujets « Patrimoine et Histoire » ? Abonnez-vous à notre newsletter !

Format attendu : [email protected]"

Si vous êtes un humain, ne remplissez pas ce champ S'inscrire Default Confirmation Text Settings Text Html

Immeuble d'habitation et cinéma Secrétan-Palace par l'architecte Paul Dubreuil

55 rue de Meaux, 19e

Ici, fut construit en 1931 un cinéma à la façade monumentale en béton armé, surmonté de quatre étages de logements. Il mènera une belle vie de cinéma de quartier jusqu'à sa dernière séance le 3 octobre 1972 et sa transformation en supermarché…
Immeuble d'habitation et cinéma Secrétan-Palace - 55 rue de Meaux, 19e - Paul dubreuil architecte
Aujourd'hui un peu modifiée sa façade soulignait la différence de fonction entre les appartements et le cinéma. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Immeuble d'habitation et cinéma Secrétan-Palace - 55 rue de Meaux, 19e - Paul Dubreuil architecte
Sur la façade, on distingue quatre œils-de-bœuf correspondant à la cabine du projectionniste. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Immeuble d'habitation et cinéma Secrétan-Palace - 55 rue de Meaux, 19e - Paul Dubreuil architecte
Le cinéma comportait à l'origine deux balcons, et pouvait accueillir 2500 spectateurs. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Comme il avait une vocation à être un cinéma populaire et pour rentabiliser la construction, l’architecte Paul Dubreuil, du syndicat français des directeurs de cinématographes, décida de bâtir au-dessus de la salle un immeuble d’habitation. Sa façade soulignait la différence de fonction entre les appartements et le cinéma.

Maison Tristan Tzara par l'architecte Adolf Loos

15 avenue Junot, 18e

Tristan Tzara (1896-1963), poète d'origine roumaine, arrive à Paris en 1919 où il se lie avec André Breton, Louis Aragon, Paul Eluard et Francis Picabia… Il fondera avec eux le Dadaïsme en 1916. En 1926, il fait construire pour sa femme peintre Greta Knutson et lui-même une maison à Montmartre par l’architecte autrichien Adolf Loos (1870-1933).
Maison Tzara - 15 avenue Junot, 18e, Architecte Adolf Loos
La maison est constituée d’un parallélépipède brun en moellons sombres. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Maison Tzara - 15 avenue Junot, 18e, Architecte Adolf Loos
S'y ajoute un deuxième parallélépipède enduit d’un crépi blanc. Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Maison Tzara - 15 avenue Junot, 18e, Architecte Adolf Loos
C'est le seul bâtiment d’Adolf Loos en France Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Loos prône les formes pures et la fonctionnalité de l’architecture. La maison est constituée d’un simple parallélépipède brun en moellons sombres sur lequel est posé un deuxième parallélépipède enduit d’un crépi blanc. L'architecte est face à une déclivité de terrain importante. Qu'à cela ne tienne, il attribue à chaque pièce une hauteur différente et les différents volumes nécessiteront 12 escaliers.
  • À la découverte de l'architecture moderne rive gauche

Quelques références à consulter

  • Le site du Pavillon de l'Arsenal et le site de la Cité de l'architecture et du patrimoine.
  • Architectures modernes 1918-1940 - Paris et environs, de Gilles Ragot (Auteur) et Samuel Picas (Photographie), aux Éditions Parigramme.
  • L'Architecture des années 1930 à Paris, de Jean-Marc Larbodière aux Éditions Masson.
Tout ce qui concerne le patrimoine parisien vous intéresse ? Abonnez-vous à la newsletter de Paris.fr

Format attendu : [email protected]"

Si vous êtes un humain, ne remplissez pas ce champ S'inscrire Default Confirmation Text Settings Text Html ? Votre avis nous intéresse ! Ces informations vous ont-elles été utiles ? Oui Non Laisser un commentaire Attention : nous ne pouvons pas vous répondre par ce biais (n'incluez pas d'information personnelle). Commentaire Attention : vous semblez avoir indiqué une information personnelle dans votre commentaire, mais nous ne pouvons pas traiter les demandes individuelles par ce biais. Envoyer Ne pas ajouter de commentaire

À lire aussi

Il y a 53 ans, les premiers occupants des bureaux de la tour Montparnasse (en vidéo)

Actualité La tour Maine-Montparnasse vue de l'avenue du Maine. Paris (XIVème arr.), juillet 1972.

Département d'Histoire de l'Architecture et d'Archéologie de la Ville de Paris (DHAAP)

Service

Notre-Dame de Paris : à quoi ressembleront les abords de la cathédrale ?

Actualité Une clairière devant Notre Dame

Tag » Architecture Moderne Paris