Alcide Dusolier - Wikipédia

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Dusolier.

Alcide Dusolier
Illustration.
Fonctions
Sénateur français
25 janvier 1885 – 6 janvier 1912(26 ans, 11 mois et 12 jours)
Circonscription Dordogne
Député français
28 octobre 1881 – 2 février 1885(3 ans, 3 mois et 5 jours)
Élection 21 août 1881
Circonscription Dordogne
Législature IIIe (Troisième République)
Groupe politique Gauche républicaine
Prédécesseur François Albert Sarlande
Successeur Circonscription supprimée
Biographie
Date de naissance 21 septembre 1836
Lieu de naissance Nontron (France)
Date de décès 10 mai 1918 (à 81 ans)
Lieu de décès Saint-Sulpice-de-Mareuil
Nationalité Française
Profession écrivain, journaliste
modifier 

François Alexis Alcide Dusolier, né le 21 septembre 1836 à Nontron et mort au château de Bonrecueil à Saint-Sulpice-de-Mareuil le 10 mai 1918, est un écrivain, journaliste et un homme politique français.

Biographie

[modifier | modifier le code]

Fils de Thomas Dusolier (1799-1877) et de Marie-Henriette-Françoise Ribeyrol (1798-1851), il effectue des études de droit, puis travaille comme journaliste, entre autres pour L'Artiste, Le Figaro, Le Nain jaune et le Courrier français. Deux de ses poèmes ont été publiés dans Le Parnasse contemporain.

Dans les années 1860, il publie également des études littéraires, des récits de genre assez ironiques et de la poésie, dont Ceci n'est pas un livre, publié par Auguste Poulet-Malassis, un recueil de critiques littéraires précédemment signées sous le nom d'« Étienne Maurice » au Figaro. Dusolier utilisait d'autres pseudonymes tels « Maurice » et « Jean de La Martrille ».

En septembre 1870, il occupe un poste de secrétaire auprès de Léon Gambetta, le ministre de la guerre de l’époque, période sur laquelle il revient en 1874 avec un témoignage intitulé Ce que j'ai vu.

De 1881 à 1885, il est député de l’arrondissement de Nontron et de 1885 à 1912, sénateur de la Dordogne.

Le 12 février 1881, il est nommé chevalier de la légion d’honneur[1] .

Il a préfacé plusieurs ouvrages d'Eugène Le Roy.

Son nom a été donné au lycée de Nontron.

Décoration

[modifier | modifier le code]
  • Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (1881)

Famille

[modifier | modifier le code]

Le 26 août 1872, il épouse à Maisonnais (87), Marie Marguerite Henriette Roux de Reilhac de Châteaurocher (née le 29 octobre 1850 à La Chapelle-Montbrandeix, dans la Haute-Vienne, et décédée le 31 décembre 1899 au Palais du Luxembourg, à Paris). Le couple a eu une fille, Angèle, décédée le 23 mai 1906 à Arcachon, et un fils Maurice, docteur en médecine, mort au château de Bonrecueil, le 24 août 1943, sans descendance. Plusieurs faisceaux d’indices semblent remettre en cause pour certains à l’époque l’origine paternelle de son fils. Une liaison est prêtée à sa mère avec Alpinien Pabot-Chatelard, préfet et grand ami d’Alcide Dusolier, premier à reconnaître Maurice à la naissance. Par ailleurs les ressemblances physiques sont troublantes.

Publications

[modifier | modifier le code]
  • Ceci n'est pas un livre, Paris, Poulet-Malassis & De Broise, 1860 - lire sur Gallica.
  • Jules Barbey d’Aurevilly, 1862.
  • [Maurice], Mémoires et révélations d'un valet de chambre aux cheveux roux, typographie de G. Kugelmann, s.e., 1864. - Lire sur Gallica
  • Nos gens de lettres, leur caractère et leurs œuvres, Paris, A. Faure, 1864.
  • Politique pour tous, Paris, Armand Le Chevalier, 1869. - Lire sur Gallica
  • Aux électeurs de la Dordogne, 1871.
  • Ce que j’ai vu du 7 août 1870 au 1er février 1871. L’agonie de l’Empire. Le 4 septembre. Le dictateur Gambetta, Paris, Ernest Leroux, 1874 - lire sur Gallica ; réédition chez Maurice Dreyfous, 1879.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  • « Alcide Dusolier », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Alcide Dusolier », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  1. « Légion d'honneur », base Léonore, ministère français de la Culture.

Annexes

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Robert Fayemendy, « Alcide Dusolier, critique littéraire et homme de lettres », dans Chroniques nontronnaises, no 18, 2002, p. 37-49 (lire en ligne)
  • Robert Fayemendy, « Alcide Dusolier, homme politique », dans Chroniques nontronnaises, no 19, 2003, p. 17-32 (lire en ligne)
  • Bernard Lachaise, Alcide Dusolier et la République, Éditions Secrets de pays, coll. « Histoire et Mémoires », 2021, 222 p., (ISBN 978-2-491344-07-8)

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Alcide Dusolier, sur Wikimedia Commons
  • Alcide Dusolier, sur Wikisource
  • Archives conservées parVoir et modifier les données sur Wikidata : Archives départementales de la Dordogne (99 J, AD02400AP_000000099)
  • Ressources relatives à la vie publiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • base Léonore
    • Sénat
    • Base Sycomore
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • VIAF
    • ISNI
    • BnF (données)
    • IdRef
    • GND
  • Alcide Dusolier dans la base de données de l’Assemblée nationale N.B. : sur ce site, le lieu de décès est erroné
  • icône décorative Portail de la littérature française et francophone
  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail de la Dordogne

Tag » Alcides Nains 8 Lettres