Apprendre à Apprendre Le BMX (part 1) | BMX à 36 Ans... Et Plus !

Mais d’abord à râler 😉

Il y a quelques jours à peine, je fêtais mon demi-anniversaire… 36 ans et demi, ça veut dire qu’il me reste moins de 6 mois pour devenir une brustasse du BMX et vu le rythme auquel ça va, je vas être bon pour changer le titre du blog en « BMX à 37 ans » !

Bref, en ces jours de météo défavorable (c’est à dire quand j’ai commencé cet article…), de vie perso très ou trop remplie et de taf chronophage, que c’est dur de progresser, voire de s’accorder une simple séance de ride sans complexe ! Enfin, la motivation reste au beau fixe et c’est ce qui compte (merci Danny et les vidéos de la Crèmerie sur Facebook) ! J’en profite pour me lancer dans cet article sur l’apprentissage comme promis il y a fort, fort longtemps… Finalement il y a tellement à dire que je vais en faire au moins 2 parties, avec un peu de théorie d’abord, puis de la pratique et tout un tas de ressources vidéos sur Internet.

Apprendre à apprendre

Ah bon, parce que ça ne suffit pas simplement d’apprendre le BMX ?!

Si bien sûr, ça suffit… si t’es surdoué ou que tu as tout le temps du monde ou la possibilité de rider tous les jours. Mais à 36 ans et pas spécialement surdoué, je n’ai pas envie d’attendre, je veux apprendre efficacement pour progresser le plus vite possible. Et pour ça, il y a besoin de méthode.

C’est comme pour l’apprentissage d’une nouvelle langue. Si tu tentes d’apprendre le japonais en ouvrant un journal au hasard ou si on te parachute au Japon sans prendre aucun cours, t’aura beau être motivé à mort, à moins d’avoir été samouraï dans une vie antérieure, ça ne marchera pas ou tu risqueras de mettre un certain temps ! Ou encore, si tu veux jouer de la guitare comme Jimi Hendrix, tu peux acheter une guitare et ne travailler que les solos Voodoo Child pendant des années et rien que ça… Sauf que voilà, tu n’es pas Jimi Hendrix, qui lui rappelons-le, n’a jamais appris à lire et à écrire la musique et donc, non seulement tu risques de te dégoûter à toujours essayer de jouer la même chose mais en plus tu ne progressera pas des masses. Là pareil, il y a une méthode pour apprendre, qui passe par de la théorie, des gammes, des accords, des exercices et des morceaux adaptés qui te permettront un jour peut-être, de te prendre pour Jimi.

Hé bien pour le BMX, c’est pareil, avec un peu de méthode, on a plus de chance de progresser rapidement. Attention, on peut aussi se foutre de tout cette réflexion et rider tranquillement sans pression, en essayant des tricks comme on veut, quand bon nous semble, hein et c’est cool aussi 😉

Contrairement aux apparences, je ne veux pas donner l’impression de me la jouer « prof » ou je ne sais quoi alors que j’en suis encore au niveau 0,01. Ma démarche consiste à partager mon apprentissage et pas autre chose… et bien sûr, je peux me planter ! Bref, en termes de méthode, je vois 3 aspects fondamentaux.

Maîtriser les techniques de base

Ce sont les fondamentaux sur lesquels la plupart des tricks se construisent et qu’il faut pouvoir lâcher en toutes circonstances, sans y penser tellement on les « gère » comme on dit ;-). Ce sont les gammes avant de jouer les solos, les conjugaisons et les accords avant d’écrire, quoi ! En BMX, la liste n’est pas longue comme le bras à mon avis :

  • Le bunny up : tu fais du BMX et tu sais pas faire de bunny up ? Nan mais allô, quoi ! Allô ? C’est comme j’te dis tu kiffes Internet et tu connais pas Google, nan mais allô ? 😉 Hé oui, difficile de parler de BMX sans parler de bunny up (que j’écrivais avant bunny « hop » du verbe « to hop » faire des bonds…), alors que c’est à peine une figure en soit. C’est juste que le bunny est à la base de très nombreuses figures. Mais attention, contrairement à ce qu’on pourrait croire, « maîtriser » le bunny up ce n’est pas réaliser son premier bunny pour passer un trottoir, hein ! Parce que oui, tout rider normalement constituer va savoir faire un bunny dans les quelques heures qui suivent l’achat du bike mais ce n’est pas pour ça que ça va être instantanément le roi du bunny. Maîtriser le bunny ça ne veut pas non plus dire faire le plus haut bunny du monde, nan. Maîtriser le bunny, c’est pouvoir le lancer à n’importe quel moment, sur le plat, sur une rampe, sur un muret, en avant, en arrière, en rotation, tout doucement, avec de la vitesse, savoir doser la bonne force pour atterrir juste là où il faut, arriver à la hauteur nécessaire pour passer une figure, etc. D’une certaine manière, on n’arrête jamais de perfectionner son bunny, sans vraiment y penser au bout d’un moment et on le travaille rarement tout seul juste pour ça, sauf aux tous débuts ou éventuellement pour passer une trick bien spécifique.
  • Le 180° : sur le forum BMXperience, il y a toute une discussion sur « Le 180, le premier vrai trick en BMX« . Je suis assez de cet avis et contrairement au bunny, c’est une vraie figure. D’ailleurs, quand on dit 180, il faut s’entendre car il y a exactement 56 237 variations du 180 (je les ai toutes comptées 😉 ). Le 180 flat, le 180 sur rampe, le 180 en transfert, le 180 en descente de box, le 180 disaster, etc. Le 180 c’est vraiment un must sur lequel énormément de tricks s’ajoutent. Perso, j’en suis toujours au stade du perfectionnement de 180 car j’y englobe systématiquement le fakie/rollback qui permet de se retourner sans poser le pied par terre. Et là, j’en suis pas à 100% de réussite. Ce qui est dommage car généralement après un 180, il faut se retourner pour repartir – sauf pour le disaster. Bref, le 180 c’est ton ami et tu as intérêt d’en manger avec tes 5 portions de fruits et légumes.
  • Le drop-in : si tu ne souhaites faire que du flat ou de la course, le drop-in ne te sera pas trop utile. Par contre dès qu’on parle de skate park, de rampe, de mini, de bowl, savoir droper quelle que soit l’inclinaison sans se prendre la tête et si possible en piquant, ça c’est vachement utile ! Il y a peu, sur le forum BMXperience, un gars racontait qu’il était resté bloqué une demi-heure sans pouvoir descendre de la rampe… dommage !
  • Le saut : Pourquoi le saut ? Hé bien tout simplement parce qu’à part pour le flat, la plupart des tricks se font en l’air. Du coup maîtriser le bike en aérien, c’est juste essentiel. Et ce n’est pas quelque chose qui vient en 5 minutes, évidemment. Ça demande du temps et l’occasion de se retrouver dans des tas de situations « aériennes ». Typiquement, faire des sauts simples de transfert, à l’aise, avec de la vitesse ça aide bien pour explorer les possibilités du bike et les points d’équilibre.
  • Le manual : dernière trick de base, le manual, dans sa simplicité apparente demandera à priori de nombreuses heures d’entrainement pour le maîtriser dans toutes les situations. Perso, j’ai encore beaucoup de mal à choper le point d’équilibre et à tenir plus que 3 – 4 mètre, sauf quelques fois où j’ai le moment de grâce pour un poignée de secondes… N’empêche qu’avec le manual on enrichit vraiment son catalogue de tricks en le casant sur les box, le haut des rampes, etc.

On pourrait inclure également deux autres tricks dans les techniques de base : les grinds et les variantes de nosewheel. Mais finalement, on arrive sur les grinds à partir du bunny et quant au nosewheel ou nose manual, on le lâche souvent en sortie de rampe ou après des sauts donc j’estime que ça ne fait pas vraiment partie des figures de base à maîtriser tout de suite.

Connaître la difficulté des tricks

Là, il s’agit plutôt de « comprendre » chaque trick parmi l’énorme catalogue possible et de décortiquer un peu de quoi elle est faite et ce qu’il faut savoir faire pour ne pas trop galérer. C’est quelque chose d’assez intuitif en général, du genre, avant de tenter un 360, il vaut mieux avoir maîtrisé le 180 et avant cela, le saut ou le bunny… Le but c’est de pouvoir s’inventer tout un tas de petits exercices qui vont petit à petit t’amener à lancer la trick avec une bonne base.

Ce principe est la base même d’un bon tutorial. Toutes les vidéos où tu vois des mecs qui disent « Ouais, tu pédales, tu prends de la vitesse, tu sautes, tu tournes et hop c’est bon » pour décrire une trick comme le 360, ça ne vaut rien, ça n’explique rien, même quand on revoit 10 fois leur vidéos. Dans la deuxième partie de cet article, je donnerai le résultat de mes recherches en tuto qui expliquent.

Parfois, il n’y a pas vraiment d’exercice, à part de lancer la trick elle-même. Genre pour le manual ou encore les grinds tout simple sur rail. Ok pour ces derniers, il faut savoir faire un bunny mais après, bah, il faut faire un bunny sur un rail et bosser la figure jusqu’à la poser à l’aise. Par contre, si on veut enchaîner smith grind, feeble, puis 180 to barspin et fakie, là il y a du boulot et il faudra travailler chacune des tricks séparément.

Suivre une courbe de progression

Sur la difficulté des tricks, j’ai encore trop peu de recul, surtout que ça dépend énormément du temps consacré, de la discipline (flat, street, park, dirt) et de ta compétence. Mais pour rigoler, je tente un premier classement, complètement subjectif (et donc faux !), basé sur mon expérience et les difficultés que je rencontre après 4 mois de BMX  :

  • Les techniques et figures de base : entre 0 et 6 mois :  bunny up, bunny up 180 +rollback fakie, half cab, manual, saut simple, one hand simple, one foot simple, drop in, 180 sur rampe, 180 disaster, 180 en transfert + rollback, les premiers grinds, feeble et smith, foot plant, ninja drop, …
  • Les tricks moyennes : entre 6 mois et 1-2 ans : aerial, table top, tailtap, abubaca, fufanu,  footjam tailwhip, footjam quarter, double peg stall, cranck flip, bus driver en saut, barspin en saut, tailwhip en saut, saut 360, bunny 360, wheel grab, wall ride, toboggan, condor, no foot cancan, lawnmower, x-up …
  • Les tricks difficiles : 1 – 2 ans et plus : bunny tailwhip, bunny barspin, bunny bus, nose manual, toothpick grind, hangfive, tailwhip sur rampe, turndown, decade, …
  • Les tricks experts : 2 – 4 ans et plus : flair, back flip, front flip, superman, bike flip, canonball, …

Remarques

  • Cette liste n’est surtout pas exhaustive, d’autant plus qu’on peut aussi doubler ou tripler chaque figure comme le double tailwhip, etc.
  • Cette échelle de temps correspondrait au moment de maîtrise des tricks dans un enchaînement, pas au moment où on commence à les travailler. Pour exemple, à chaque séance j’essaye toujours une fois ou deux le tailwhip mais c’est pas encore demain que je vais y arriver !
  • Pour certaines tricks ça peut aller beaucoup plus vite que ce que j’annonce !
  • Pour le détail des tricks, vous pouvez jeter un coup d’œil sur Agoride, par exemple.
  • Rien ne dit qu’on soit obligé de suivre le classement de ces tricks, hein ! L’important c’est de se faire plaisir et plutôt en sécurité si possible ! Alors si tu te sens de te lancer dans un 360 après quelques jours, bah il faut y aller mon gars ! Tu verras bien à l’atterrissage si c’était le bon moment 😉 et qui sait, si ça se trouve tu vas le poser ! Après je ne dirais pas la même chose pour le backflip…

Toutefois, c’est quand même pas mal de se poser quelques minutes pour réfléchir aux tricks qu’on aimerait bien maîtriser et voir toutes celles à travailler pour y arriver.

Voilà pour la théorie…

Ouf, c’est enfin la fin de cette première partie très théorique et donc sûrement un peu chiante… mais j’avais envie de partager ces réflexions quand même. Et si ça se trouve je reviendrai dessus dans quelques mois pour changer de discours !

Dans la deuxième partie, je partagerai les bons tutos et sites que j’ai trouvés en incluant pas mal de vidéos. On parlera notamment des limites de l’apprentissage du BMX online.

En attendant, bon ride !

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