On distingue généralement 3 périodes dans l'évolution de l'art grec:- La période archaïque.- La période classique.- La période hellénistique. La période archaïque (800 à 480 avant J-C) Elle correspond à l'essor et à la maturation qui préparent l'accomplissement de l'époque classique. Les monuments se multiplient dans les grands sanctuaires de Grèce, mais également en Grèce de l'Est et dans les prospères colonies occidentales. En architecture, les constructions destinées aux dieux se distinguent désormais totalement des habitations. Le temple grec naît au VIe siècle et les architectes mettent au point deux styles qui correspondent à des systèmes de règles portant sur leur forme et leur décoration : il s'agit de l'ordre dorique et de l'ordre ionique. En sculpture, les Grecs concevoient progressivement des dieux à leur image. Le kouros, jeune homme nu, debout, au sourire irréel représente l'image d'un dieu à visage humain. Sa version féminine est la kor, jeune déesse revêtue d'une longue tunique drapée. Vers le fin du VIe siècle, les recherches des sculpteurs vont tendre à rendre l'anatomie du corps humain encore plus réaliste. | La période classique (5-4e siècle avant J-C) La période classique, de la fin des guerres médiques au règne d'Alexandre le Grand, correspond à la maturité de l'art grec. La peinture introduit l'un des principaux artifices de la perspective, le raccourci et connaît un artiste de grand renom, Polygnote de Thasos. Entre 450-400 av. J.-C., le classicisme atteint son apogée. Il est surtout représenté par les monuments d'Athènes créés sur l'initiative de Périclès et sous la direction du sculpteur Phidias. Le Parthénon, dorique, est assez représentatif de cette tendance à l'idéalisation qui accompagne les recherches réalistes de l'époque. La période hellénistique (4 au premier siècle avant J-C) L'art hellénistique reflète les traits marquants de son époque : individualisme, cosmopolitisme, goût de l'érudition et du théâtre, mysticisme et influence des religions orientales. Les progrès dans l'imitation de la réalité (mimésis) en constituent l'apport majeur, mais l'art est aussi marqué par une tendance tournée vers le passé. En architecture, les ordres dorique et ionique s'adaptent à des effets nouveaux. Les édifices cultuels perdent leur primauté au profit de l'architecture fonctionnelle, représentée par des bâtiments publics liés à la vie sociale, situés en majorité autour de l'agora. La sculpture renonce à privilégier la beauté et représente sans restriction les âges, les activités, les conditions sociales et les races. Elle explore la sensibilité et la conscience, traite de l'amour et de la souffrance mais aussi des états particuliers comme l'ivresse et le sommeil. L'intérêt pour l'individu se manifeste, en outre, dans l’évolution de l’art du portrait. La peinture atteint la plénitude de ses moyens. Aux thèmes tirés de l'histoire, de la religion et de la mythologie qui peuvent frapper l'imagination ou déclencher l'horreur et la pitié, s'ajoutent des sujets anecdotiques et vils, scènes populaires, natures mortes, etc. La perspective géométrique reste à perfectionner pour que toutes les lignes convergent vers un point de fuite unique. |