Débuter La Pêche à La Mouche : 12 Conseils Pour Bien Commencer.

Débuter la pêche à la mouche : 12 conseils pour bien commencer. Publié le le Juin 9, 2014 dans Montage et techniques, Pêche | 49 commentaires Facebook0Twitter0Google+0LinkedIn0Pinterest0

Chers internautes,

La pêche à la mouche te fait rêver mais tu as peur de te lancer. Tu y penses depuis quelques années mais ça te paraît tellement compliqué.

Alors tu hésites et tu cherches des informations sur le net. Tu es bien tombé, voici un article complet qui va te prouver que la pêche à la mouche, ce n’est pas si compliqué et surtout ce n’est pas si cher !! Tu trouveras tous les conseils et le matériel dont tu as besoin pour pêcher.

J’entends régulièrement des pêcheurs qui me disent “ahh vous pêchez à la mouche ? J’aimerais bien m’y mettre mais faudrait que quelqu’un me montre, ça a l’air compliqué, je n’y comprends rien…” mais non, détrompez-vous c’est tout à fait abordable à condition que vous vous simplifiez la vie comme souvent…

Pourquoi tant de personnes ont donc cette vision ?

Les moucheurs représentent moins de 5% des pêcheurs en France. Ce microcosme regroupe des passionnés de cette pêche vieille comme le monde. Cette passion se transforme parfois en élitisme qui rend la pratique moins accessible qu’elle ne pourrait l’être et c’est bien dommage.

A travers ce blog, j’essaye à chaque article de rendre les choses un peu plus simples pour tenter de démocratiser un peu plus les sports et les petites aventures dont je parle.

Heureusement beaucoup de jeunes pêcheurs dont je fais partie tentent de dépoussiérer cette pêche magnifique notamment en combattant quelques “chapeaux à plume” qui tentent parfois de se l’approprier (cette fameuse vision élitiste de cette pêche).

A travers cet article, je sais pertinemment que je ferai jaser quelques moucheurs mais qu’importe , l’essentiel est de donner envie de vous y mettre.

1. Avant de vous lancer, pêchez à la sauterelle !

Et oui il est encore temps de faire demi-tours cher internaute. J’ai découvert la pêche à la mouche il y a une dizaine d’années avec l’ombre commun, un poisson qui vit en banc dans les courants des rivières.

En fait, je pêchais depuis tout petit au lancé mais en été il m’était difficile de faire du poisson en pleine journée.

J’ai découvert la pêche à la volante. Elle consiste à proposer une sauterelle avec une simple canne au coup et un morceau de fil

J’ai ainsi pris mes premiers ombres dans les courants. Cette belle expérience m’a donné envie de pêcher au fouet pour poser des insectes à la surface de l’eau, là où je voulais.

Cet effet de surprise que vous attendez lorsque vous ne lâchez pas du regard votre insecte et qu’un poisson vient le gober !! Je vous jure que c’est magique. C’est cette sensation qui est sensée vous faire frissonner et que vous retrouverez dans la pêche à la mouche. Essayez donc et dites moi quel effet cela vous a fait.

En pêchant ainsi vous apprendrez également à lire l’eau et comprendre où se cachent les poissons. Ce n’est pas du tout la même approche que lorsque vous pêchez au leurre par exemple.

Apprenez également à aller taquiner les gros chevelus à vue sous les arbres. Quant aux truites, vous n’êtes pas à l’abri d’en piquer une avec cette technique 😉

Pour pêcher à la volante, rien de plus simple : prenez une canne télescopique de quelques mètres, un morceau de fil de 20/100ème et un hameçon de 12 ou 14. Pour escher la sauterelle et la garder bien vivante, passer la pointe de l’hameçon sous le corselet sur la partie du thorax.

Cette pêche est parfois redoutable surtout en été, vous allez être surpris. N’hésitez pas un pincer un petit plomb pour faire couler la sauterelle entre deux eaux si les poissons ne montent pas. Attention accrochez-vous ça va tirer fort au bout des bras 😉

2. Apprendre à lire l’eau.

Est ce que le monde des insectes vous plaît ? A priori oui si vous n’avez pas fait demi-tours après mon premier conseil.

Alors maintenant on y va n’est-ce pas ?

Je ne cesserai de le dire, c’est en forgeant qu’on devient forgeron certes mais en vous baladant au bord de l’eau, en observant le comportement des poissons, le type d’insectes qui vole au-dessus de l’eau, on apprend beaucoup plus qu’on ne le croit. On s’imprègne de la nature pour mieux la dompter et nous allons le faire !!

Si la pêche n’est pas ouverte (en hiver notamment) c’est peut-être le moment d’aller au bord de l’eau pour voir les poissons frayer. Un bel objectif de les trouver. Vous découvrirez les parcours les mieux peuplés et vous pourrez vous concentrer dessus une fois que vous irez pêcher.

Bref, allez-y, on y est tellement bien là-bas.

3. Renseignez-vous auprès d’autres pêcheurs.

Quel que soit le type de pêche, lorsqu’on veut apprendre sur une rivière, un parcours, une région, ce n’est pas dans les magazines que vous trouverez les meilleures informations mais auprès des pêcheurs locaux.

Intéressez-vous aux anciens qui pêchent depuis des années votre rivière et qui la connaisse par cœur. Ils vous diront sûrement “c’était mieux avant” mais ça tout le monde le sait. Écoutez leurs anecdotes qui seront sûrement passionnantes et qui vous donneront des informations importantes pour pêcher à la mouche. S’il n’est pas moucheur, demandez s’il voit parfois des gobages, s’il a déjà pris des ombres par exemple, etc.

J’ai appris la pêche essentiellement ainsi. Mon père était facteur et grâce à ça, j’avais les informations que les habitants du village lui transmettaient pour moi.

4. Le matériel idéal pour commencer.

Cette fois-ci, vous êtes gonflés à bloc, excités de commencer, pressés que le jour se lève demain matin pour aller essayer cette pêche magique, la pêche à la mouche.

Cela me rappelle de bons souvenirs lorsque j’étais gamin avec 2 mois de vacances scolaires en plein été. Je me levais parfois à 4h30 pour être sûr de pêcher à la fraîche pour tenter de leurrer une belle mouchetée.

Parlons matériel maintenant, il faut équiper le jeune forgeron que vous êtes.

4.1 Commencez avec un kit découverte.

Dans la pêche à la mouche, il faut beaucoup de matos ce qui peut faire un peu peur si vous achetez tout séparément alors je vous conseille vraiment un kit découverte.

Je suis moi même passé par là avec le kit pêche-mouche JMC découverte qui reste un best-seller pour découvrir la mouche (il était un peu moins cher à l’époque, l’inflation est passée par là).

“Mouche de charrette” alias “JMC” était la marque la plus répandue chez les détaillants et du coup, la marque la plus connue dans la tête des moucheurs. Les anciens ne jurent en général que par cette marque mais attention ne tombez pas dans ce petit piège si vous avez trop écouté le vieux pêcheur au bord de votre rivière 😉

Je ne vais pas me faire des amis si certains tombent sur cet article mais il n’y a rien de méchant je vous assure.

Avec un peu d’expérience mais également l’arrivée d’internet et l’évolution de notre société, on constate actuellement qu’il est possible de trouver beaucoup moins cher à qualité égale et ce, dans la plupart des produits que proposent les marques sur le marché de la pêche à la mouche.

Concernant le matériel de pêche à proprement parlé, les marques vendent des “panoplies découverte” au prix le plus bas pour “attirer” les nouveaux clients en espérant qu’ils continuent d’acheter chez elles.

Décathlon l’a bien compris et propose actuellement un kit panoplie pas cher (GO FISHING FLY) pour pêcher à la mouche que je conseille fortement, pour moins de 50€ à l’heure où je vous écris.

Ainsi l’enseigne propose une canne à pêche, un moulinet, du backing, de la soie, un bas de ligne dégressif et une petite boîte à mouche imperméable complétée de quelques sèches. Que demander de plus ?

Ils me font même gagner du temps dans cet article et m’aident ainsi à “démocratiser” cette pêche. Vous pouvez vous faire livrer gratuitement ce kit dans votre magasin le plus proche.

Pour les gens qui veulent du matos un peu mieux tout en conservant un bon rapport qualité-prix j’ai pêché de nombreuses années avec une canne mouche de la marque Redington. C’était la canne de secours d’un ami ultra-spécialiste lorsqu’ils partais pêcher à travers le monde.

Pour ceux qui veulent taper dans le haut du panier maintenant, Sage est une marque référente qui propose des prix raisonnables sur certains modèle comme la canne mouche découverte Sage APPROACH.

4.2 Si vous voulez acheter les éléments séparément.

En effet, si vous voulez d’ores et déjà acheter un ensemble de qualité et les éléments qui vont avec, mieux vaut les acheter séparément mais attention quand on n’y connait rien, c’est pas facile. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails pour ne pas vous y perdre, mais simplement vous donner quelques références pour vous aider.

Pour la canne, la taille et la puissance passe partout pour pêcher en rivière, c’est la 9 pieds (taille) soie de 5 (puissance de la canne). Pour ma part, je pêche encore avec cette formule quel que soit la rivière ou le type de pêche à la mouche.

Le moulinet doit pouvoir comporter une soie de 5 pour être adapté à votre canne mais la qualité du moulin est selon moi, loin d’être la plus importante pour pêcher à la mouche. Certains disent que le moulin est une simple réserve de fil donc ne vous ruinez pas 😉

Pour la soie, choisissez une WF5F. WF étant la forme du fuseau, “5”, la taille ou plutôt le poids de votre soie et le denier F signifie que la soie sera flottante (car il existe des soies coulantes). Je vous ai promis que c’était simple alors inutile de rentrer dans les détails je pense. Je reste ouvert à vos questions précises dans les commentaires et voici un article complet sur les différentes soies pour ceux qui veulent tout savoir 😉

Pour l’achat de votre soie, ne mettez pas trop cher, je vous conseille celle de chez Euro-fly sans marque d’un bon rapport qualité-prix. L’enseigne achète ses soies aux grandes marques et les vend sans packaging bien moins chers un peu comme dans les magasins d’usine.

Soie euro-fly WF5F

Voici à quoi ressemble une soie Euro-fly sur un moulin de la même marque

Le backing est la réserve de fil entre la soie et votre moulin. Il permet une réserve pour vos combats mais également d’absorber l’eau de votre soie lorsque vous stockez votre matériel. Pas de marque particulière, vous pouvez rester chez Euro-fly si vous achetez votre soie là-bas. Quoi qu’il en soit voici l’article pour les raccords.

4.3 Les mouches essentielles pour prendre du poisson.

Il y en a des milliers sur le marché qui font le bonheur des fabricants mais pas forcément celui de notre portefeuille.

Beaucoup vous le diront “on pêche toujours avec les mêmes mouches”. Dans un premier temps, il vous faut des mouches assez visibles en taille 12 ou 14. Il est vrai que celles présentes dans le kit Décathlon ne sont pas très sexy mais elles sont bien visibles pour commencer !! Si vous voulez acheter vos propres mouches voici les modèles les plus classiques car ce sont les plus preneurs depuis des dizaines d’année.

Même si une touche de couleur peut faire parfois la différence notamment avec le orange fluo, restez dans les couleurs naturelles pour commencer. Ne vous disperser surtout pas, faites moi confiance !! Mieux vaut avoir la même mouche qui marche en 10 exemplaires que 10 mouches différentes qui ne prennent pas de poisson.

– La peute ou le sedge flanc de canne : ces deux mouches sont réalisées avec la même plume, celle que l’on trouve sur les flancs de canne. La peute est ultra simple à confectionner et donc pas chère à l’achat auprès d’un monteur, sinon vous pouvez l’acheter ici en ligne.

Le sedge flanc de canne est idéal dans les courants pour les ombres et les truites mais aussi et surtout, c’est LE sedge classique pour les coups du soir !! Il est très visible et très preneur c’est donc la première mouche que je conseille pour les beaux jours. A avoir absolument dans toutes les tailles et pourquoi pas la collerette déclinée soit en cul de canard, soit en hackle de coq.

Il existe également un kit très prenant de différents modèles de Sedge chez Décathlon.

Le flanc de canne à toute les sauces

Mes mouches flanc de canne à toute les sauces

Plume de flanc de canne

Plume de flanc de canne

Mouche Peute

Mouche Peute de chez J-P Dessaigne

L’oreille de lièvre : Que ce soit en nymphe ou en sèche, la mouche oreille de lièvre est sûrement la mouche que j’utilise en premier sur un gobage si je ne sais pas de quoi se nourrit le poisson. C’est une valeur sûre.

Elle est également déclinée en plusieurs modèles suivant les affinités de chacun mais tant que la couleur dominante est celle du lièvre, vous pouvez y aller. Un ami me disait toujours que plus elle prend du poisson, meilleure elle est car elle devient toute déchiquetée. Voici un kit d’oreilles de lièvre parfait pour commencer.

Oreille de lièvre et corps en faisant

Une des mouches oreille de lièvre avec le corps en faisant. Facile à faire !!

La French tricolore : C’est la mouche idéale pour le débutant, elle est passe partout pour pêcher les courants car elle imite un grand nombre d’insectes. Elle flotte haut sur l’eau ce qui lui permet d’être bien visible pour le novice. Je l’utilise moins maintenant car elle vrille le fil si vous pêchez fin (12 ou 14/100ème) mais j’ai pris beaucoup de poissons à mes débuts et c’est un grand classique que tout les moucheurs ont dans leur boîte. Voici un kit de Tricolore by Devaux à moins de 10€ !!

Palmer French Tricolor d'Henry Bresson

Palmer French Tricolor d’Henry Bresson le créateur de ce modèle mythique

Mouche Palmer pour pêcher les courrants

J’ai retrouvé les palmers que j’utilisais à mes débuts pour pêcher les courants.

La petite olive : En général montée avec de la plume en cul de canard (que je vous conseille), c’est LA mouche du début de saison par excellence. Je l’utilise dans toutes les rivières du Nord-Est. Tout les modèles sont possibles tant que la dominante de la mouche est de couleur olive.

La grise à corps jaune : le classique pour la truite. Inutile de vous montrer une photo car tout est possible. Elle se décline en plusieurs modèles, tant que le corps est jaune et que les ailes sont grises vous pouvez les acheter 😉 Certains matériaux comme les plumes de cul de canard lui donneront plus de vie, d’autres ajouteront des poils de cervidé pour une meilleur flottaison dans les courants par exemple.

La mouche de mai : J’ai hésité à la mettre dans cette liste des incontournables car elle ne servira pas forcément beaucoup mais si vous n’en avez pas le jour d’une éclosion, vous êtes cuits !! Il vous en faut 3 au minimum et de grosse taille. Comme le palmer, cette mouche peut vriller votre fil si vous pêchez trop fin, pensez donc augmenter le diamètre de votre pointe.

Mouches de mai

Voici mon modèle de mouche de mai.

Mouche de mai en poil de cervidé

Autre type de montage en poil de cervidé.

Vous pouvez acheter toutes ces mouches facilement ou les faire monter par un ami ou un jeune auto-entrepreneur sur le net. Sur Ebay et Leboncoin on trouve également quelques monteurs qui vendent des mouches pour arrondir leurs fins de mois. Sachez que 2,50€ la mouche sèche est pour moi un prix correct mais sur Internet, vous pouvez trouver de bonnes mouches entre 1€ et 2€.

A terme, vous monterez vos propres mouches et ce sera encore plus simple.

4.4 Les accessoires

Ne vous encombrez pas avec des accessoires pour l’instant, restez libre, vous aurez moins mal au dos. Vous êtes tout à fait capables de couper votre fil avec les dents ou un petit coupe ongle, de sécher vote mouche avec un mouchoir ou avec votre t-shirt, etc. Bien que fortes utiles, les lunettes polarisantes ne sont pas nécessaires non plus pour découvrir la pêche à la mouche.

La seul chose que je vous conseille c’est d’utiliser vos vêtements les moins visibles possibles. Ne foncez pas dans un magasin pour acheter des vêtements spécifiques, je suis sûr que vous avez bien un t-shirt kaki dans votre armoire. Le camouflage permettra d’ajouter des chances de votre côté.

4.5 Un DVD très utile.

Puisque des images sont parfois plus utiles que des mots, j’ai un seul DVD en tête qui m’a beaucoup appris à mes débuts. La pêche à la mouche de A à Z de Jean-Marc Chignard, fondateur de la marque JMC-Mouche de charrette dont je viens de vous parler (quand je vous dis que ce monde est petit) !! Comme quoi je sais faire la part des choses et je dois admettre que ce personnage est un excellent pêcheur à la mouche.

Dans ce vieux DVD, on y voit notamment le montage du backing et de la soie sur son moulinet, chose qui est difficile de décrire avec des mots. La lecture de l’eau est également abordée bref il complètera parfaitement cet article.

pêche à la mouche de A à Z

pêche à la mouche de A à Z

5. Choisissez un petit bas de ligne et faites une micro boucle.

Même si un bas de ligne est déjà présent dans votre kit découverte, vous aurez peut être besoin de le changer rapidement. Pour les autres qui ont hérité d’une canne ou qui ont acheté les éléments séparément, cette partie devrait vous faire économiser un peu d’argent et vous aider à poser votre première mouche sur l’eau.

Les pros montent eux même ou achètent leurs bas de ligne dégressifs avec plusieurs tailles de nylon ce qui nécessite l’acquisition de plusieurs bobines allant du 45/100 au 12 centièmes.

Ce type de bas de ligne est optimisé pour une pêche discrète aidant le posé de votre mouche et amortissant les coups de gueule de votre poisson lors du combat dans ce cas de figure (voir liens).

Dans votre cas, il y a une solution beaucoup plus simple, moins coûteuse et plus confortable lors de votre pratique : la queue de rat sans noeud. Choisissez là en 16/100ème ou 18/100ème (il s’agit de la taille de la partie la plus fine du bas de ligne).

A la pointe de ce bas de ligne en forme de queue de rat, je vous conseille de faire une micro-boucle (la plus discrète possible à l’aide d’un cure-dents par exemple pour le serrage final) où vous pourrez accrocher un morceau de fil d’1,20m environ ce qui vous évitera de rogner votre queue de rat à chaque fois que vous changez de mouche. 

6. La pêche à la mouche sèche.

Il existe de nombreuses techniques pour pêcher à la mouche : la pêche en nymphe au fil, la pêche en nymphe à vue, la pêche en sèche, la pêche en noyée, la pêche au steamer et bien d’autres, autant de techniques qui représentent un stade diffèrent de l’éclosion d’un insecte.

La pêche en sèche est la technique première à laquelle on pense quand on parle de cette pêche. Les novices ignorent d’ailleurs toutes ces techniques en général.

La mouche sèche est celle que l’on dépose sur l’eau qui représente l’insecte à l’âge adulte. On peut pêcher soit les gobages que l’on voit, soit on “pêche l’eau” c’est à dire qu’on incite le poisson à gober un peu comme on pourrait pécher au leurre. Cette pratique est très prenante dans les courants. Beaucoup de pêcheurs ne pêchent pas en sèche s’ils ne voient pas de gobage et c’est bien dommage je trouve.

C’est un peu comme un pêcheur au lancé qui pêche soit une chasse qu’il observe, soit il prospecte les postes susceptibles d’abriter un poisson.

7. Privilégiez les petits courants : la mouche passe plus vite.

Il est plus facile de vous poster près d’un courant prometteur qu’un lisse avec 3m de fond. Pour illustrer cela, j’ai retrouvé une vieille photo de mes débuts ou je m’étais régalé en fin de saison suite à un été merdique.

Peu de soleil pendant 2 mois alors le jour où il est sorti début septembre, j’ai filé dans les courrants pour pêcher les ombres. Quasiment à chaque dérive, un poisson montait sur ma mouche. Une rivière de 20m de large s’offrait à moi. J’y ai passé l’après-midi… (remarque : vous pouvez voir qu’à l’époque, je pêchais bien en short et basket)

Pêche des courants

Restez dans les courants pour commencer et vous finirez par prendre du poisson.

Pour débuter, cette pêche est idéale car elle permet de prendre beaucoup de plaisir. A partir du mois de juin, vous restez ainsi au frais dans l’eau. On apprend à suivre la mouche du regard et les poissons sont moins difficiles car ils ont peu de temps pour l’observer avant de se jeter dessus. Ce sont les conditions idéales pour s’amuser 😉

8. Privilégier les dérives avales.

La plupart du temps, à la mouche, on a l’habitude de pêcher en amont comme sur la photo précédente. De cette façon la mouche dérive vers vous pour finir sa course à vos pieds. Par conséquent, il est difficile au début de récupérer la soie rapidement pour être prêt à ferrer si un poisson gobe.

Le deuxième handicap pour le novice c’est que la dérive est plus courte surtout si vous ne savez pas lancer trop loin. Vous avez également plus de chance de “draguer” c’est à dire que la mouche ne dérivera pas naturellement sur l’eau ce qui dissuadera le poisson de s’en emparer.

Essayez la dérive aval

Essayez la dérive aval

Pour ces raisons, je vous conseille d’essayer de pêcher en aval ou 1/4 amont maximum. Le posé se fait de façon très très relâchée pour que votre mouche se pose à côté de vous. Ensuite laissez filer la mouche au maximum avec votre bras tendu.

Dans le DVD que je vous ai conseillé plus haut, tout est bien expliqué justement.

L’inconvénient c’est que vous pouvez louper plus de poisson au ferrage car dans ce sens, vous retirez la mouche de leur gueule. Les ombres communs quant à eux se retournent pour suivre votre mouche avant de l’avaler, par conséquent vous loupez moins d’ombres.

C’est un sujet particulier, il y a des pours et des contres la dérive aval, faites votre propre point de vue mais cela vaut le coup d’essayer, je pense.

9. Sortez peu de soie.

En effet, ne soyez pas trop ambitieux au début. Vous avez sûrement vus de belles vidéos de lancés parfaits. C’est beau à voir et ça fait bien en photo mais dans la vrai vie c’est rarement utile mise à part dans les rivières très larges et encore…

Sortez 2 à 5m de soie et posez votre mouche à à 5m, c’est suffisant au départ. Entraînez-vous à fouetter (ce qu’on appelle les faux lancés) entre chaque posée pour sécher votre mouche et pour la poser sur d’autres veines d’eau.

Il m’est arrivé de prendre des ombres à mes pieds et parfois de belles truites également. Si vous savez faire le héron, les poissons ne vous verrons pas.

La truite sonde pour aller chercher les contre-courants au fond !

La truite sonde pour aller chercher les contre-courants au fond !

Une belle prise en insistant dans un gros bouillon

Une belle prise en insistant dans un gros bouillon

10. La saison idéale pour la pêche à la mouche : fin de printemps avec la mouche de mai et en été dans les courants.

En début de saison, il est assez difficile de pêcher à la mouche. Les truites sortent de l’hiver et glanent les vers de terre dans les eaux froides et teintées de nos rivières. Vient ensuite la sortie des premiers vairons qu’elles chassent pour s’alimenter pleinement et retrouver leur poids de forme.

Fin avril, il faut absolument que vous guettiez les éclosions de mouches de mai. Ces grosses mouches dont les truites raffolent. Certaines rivières s’y prêtent mieux que d’autres mais si vous avez la chance d’en avoir une prêt de chez ça va être super. Les poissons sont moins difficiles à cette période de la saison c’est donc le moment pour vous de vous adonner à la pêche à la mouche.

Je vous conseille de pêcher assez gros pour éviter que votre grosse mouche vrille votre fil. Observez les gobages et proposez l’une d’entre elle sur la surface de l’eau.

Courant moi de juin, les premières larves de trichoptères sortent de leur fourreau, c’est le moment où il faut sortir les sedges de votre boite (flanc de canne et lièvre) !! Les grosses chaleurs approchent et les coups du soir peuvent commencer à donner comme nous allons le voir ensuite.

En été, les niveaux commencent à baisser sérieusement et l’oxygène se fait rare, c’est donc dans les courants que vous aurez la chance de faire du poisson.

En septembre, la saison se termine mais en deuxième catégorie, vous pourrez avoir de belles surprises notamment sur les ombres.

11. Tentez les coups du soir.

Nous avons vu que l’été était la saison idéale pour la pêche à la mouche. Les poissons se nourrissent des insectes en journée notamment dans les courants.

Mais le soir et tôt le matin, les gros poissons sortent pour gober sur les parties calmes de la rivière (sans courant). Ils trouvent de nombreux insectes en surface, une eau plus fraîche qu’en plein cagnard et souvent le calme qu’ils n’ont pas toujours en journée.

Les coups du soir viennent en général après une journée très chaude du mois de Juin ou lorsque le temps est orageux. Ils sont assez aléatoires, un jour vous ne verrez pas un gobage et le lendemain c’est la folie jusqu’à la nuit noir…

Le secret pour les coups du soir c’est de pêcher gros : accrochez un gros sedge en flanc de canne taille 10 ou 12 et utilisez une pointe en 18/100ème voir plus si vous savez qu’il y a des grosses truites. Le but est de ne pas casser bêtement sur le premier poisson ou sur la première branche d’arbre. Les truites sont en général moins méfiantes quand la nuit tombe bref vous l’aurez compris, les coups du soir sont faits pour vous si vous débutez dans cette pêche.

Grosse truite de la Marne

Une grosse truite de la Marne prise au coup du soir il y a quelques semaines

 12. Éviter de passer trop de temps sur Internet !

Je terminerai cet article par ce dernier conseil. Au même titre que la télévision, le surf sur Internet est un vrai “bouffe-temps”. On commence par regarder quelques news sur son forum préféré, puis un ami PALM-NOKILL54 partage une petite vidéo du mouching et un autre donne son avis sur un produit magique qu’il a acheté sur le salon de Paris,…. STOP !!! Coupez votre tablette ou votre ordinateur, prenez votre fouet et allez à la pêche.

J’attends de vos nouvelles !!

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