FAQ 14-18 - Jean-Luc DRON
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Guerre 1914 - 1918 - Les FAQ
(Questions fréquemment posées)
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Suite à nos échanges sur le Tableau d'Honneur, vous êtes très nombreux à me poser des questions sur des informations ou sources complémentaires pour enrichir la reconstitution de l'histoire de votre aïeul pendant la Grande Guerre.
Pourquoi le nom de mon grand-père qui a été cité, ne figure pas dans votre liste ?
Avez-vous d’autres informations sur ce soldat ?
Où puis-je trouver des informations sur les décorations remises à mon aïeul ?
Avez-vous des informations sur mon grand-père qui est Mort pour la France ?
Mon grand-père ne figure pas dans le fichier des Morts pour la France ?
Comment retrouver la sépulture d’un poilu ?
Comment obtenir la copie de l’acte de décès ?
Comment retrouver le régiment dans lequel mon aïeul a été mobilisé en 1914 ?
Où puis-je consulter le « dossier militaire » de mon grand-père ?
Comment connaître les événements auxquels mon grand-père a participé pendant la Grande Guerre ?
Où consulter les historiques régimentaires et les JMO ?
Quel livreou site pourrait m’être utile pour établir la généalogie de mon ancêtre pendant la Grande Guerre ?
Puis-je obtenir des informations médicales sur un ancêtre blessé ou décédé dans un hôpital militaire ?
Dans quelles conditions était attribuée la mention "Mort pour la France" ?
Que signifie une étoile ou une palme sur la Croix de Guerre ?
Quelle est la signification des mentions concernant le degré d'instruction des soldats ?
Comment retrouver le numéro de la compagnie dans laquelle était affecté mon aïeul ?
Jusqu'à quel âge les soldats ont-ils participé à la Grande Guerre ?
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Pourquoi le nom de mon grand-père qui a été cité, ne figure pas dans votre liste ?
Les 416 premières planches, ont été éditées dans L'Illustration sous forme de fascicules de quatre planches du 30 janvier 1915 au 30 juin 1917. Le journal demandait directement à ses lecteurs de lui envoyer une photographie des décorés qu'ils connaissaient (famille ou amis), à la simple condition que le motif de la décoration figurât dans le Bulletin des Armées. Si votre famille n'a pas envoyé les éléments au journal, il est donc normal que sa photo n'ait jamais été publiée.
Avez-vous d’autres informations sur ce soldat ?
Les informations dont je dispose sont tirées des journaux L’Illustration dont je possède la totalité des planches 1 à 416 soit 10 614 photos et textes de citations. Je communique par mail le texte des citations et les photos. Je ne possède donc aucune autre information que celles envoyées. Cependant je peux avoir en double le n° contenant les informations qui vous intéressent et je peux vous le céder.
Où puis-je trouver des informations sur les décorations remises à mon aïeul ?
Pour toute question relative à l'attribution des décorations, en particulier pour la Croix de Guerre, vous pouvez écrire en indiquant TOUS les renseignements dont vous disposez sur votre ancêtre, au :
CAPM, Caserne Bernadotte, 64023 PAU CEDEX
Adresse géographique : Place de Verdun, 64000 PAU. Tél. : 05 59 40 46 92. Fax : 05 59 40 45 53. Réception du public : Jours ouvrables de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h00, fermeture le vendredi à 15h00.
Il appartient au demandeur de prouver non seulement sa filiation avec l'intéressé en fournissant par exemple des copies de son propre livret de famille ainsi que de celui de ses parents, mais également en fournissant une copie du registre matricule de l'intéressé.
[Depuis le 1er janvier 2012, le bureau central d'archives administratives militaires (BCAAM) de Pau a quitté le giron de la direction du service national (DSN) pour s'intégrer dans la nouvelle organisation du Service historique de la Défense (SHD) sous le nom de centre des archives du personnel militaire (CAPM).]
Pour la Médaille Militaire, contactez :
Palais de la Grande Chancellerie, 1 rue de Solférino, 75007 PARIS et : Société d'Entraide des Médaillés militaires, 36 rue de la Bienfaisance, 75008 Paris.
Pour la Légion d'Honneur, contactez :
Société d'Entraide des membres de la Légion d'Honneur, 129 rue de Grenelle, 75007 PARIS.
Avez-vous des informations sur mon grand-père qui est Mort pour la France ?
-
Un fichier alphabétique des Morts pour la France des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, est conservé par le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants. Il est depuis novembre 2003, accessible gratuitement et directement en ligne à l'adresse suivante : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Vous y trouverez un formulaire de recherche qui donne accès à une fiche synthétique élaborée au lendemain de la guerre. La fiche comporte les informations suivantes : nom ; prénoms ; dates de naissances et de décès ; lieux de naissance et de décès ; grade ; corps ; recrutement ; matricules au corps et au recrutement ; date et lieu de transcription de l'acte de décès ; circonstances du décès.
Il s'agit de la numérisation du fichier 323Mi 1 à 339 des Archives nationales (CARAN), qui est aujourd'hui en ligne et ceci gratuitement. Il est toujours très émouvant de retrouver des informations concernant des grands parents, grands oncles... mort au combat.
Dans cette base numérisée et accessible en ligne, certaines informations à caractère médical peuvent être masquées. Dans ce cas, vous avez deux possibilités:
écrire à l'adresse indiquée sur le site Mémoire des Hommes pour obtenir une copie intégrale de la fiche (service très rapide et efficace).
consulter le fichier alphabétique des Morts pour la France sur microfilms (série 323 Mi) au Centre d’Accueil et de Recherche des Archives Nationales (CARAN), pour prendre connaissance de l'intégralité de la fiche.
Adresse topographique : 11, rue des Quatre-Fils, 75003 Paris téléphone (33) 01-40-27-64-19 ou 64-20 télécopie (33) 01-40-27-66-28 Adresse postale : 60, rue des Francs-Bourgeois, 75141 Paris cedex 03
Mon grand-père ne figure pas dans le fichier des Morts pour la France ?
Il est possible que votre grand-père ne figure pas dans le fichier accessible sur http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/. Une étude inédite démontre qu'il manque environ 52 000 fiches. Mais tout n'est pas perdu. Les registres de décès des régiments, hôpitaux, ambulances, etc. sont conservés en série F9/4494 à 5563 aux Archives nationales, dépôt de Fontainebleau. Cela représente tout de même la bagatelle de 5 563 cartons ! Le problème est qu'ils sont numérotés dans l'ordre d'arrivée. Dans chaque carton, on trouve toutes sortes de registres d'unités. En conclusion, tout y est, mais pour trouver un décès, il y a du temps à passer...
Comment retrouver la sépulture d’un poilu ?
" Sépultures de guerre " permet au public de consulter les fichiers détenus par le ministère de la défense (secrétariat général pour l'administration), afin de connaître le lieu d'inhumation des personnes décédées au cours des conflits contemporains - dont 1870-71, 1914-18 et 1939-45 - et enterrées dans les nécropoles nationales. L'entretien et la gestion des sépultures sont assurés par les directions interdépartementales des anciens combattants (DI). A ce titre, chaque DI dispose du fichier des sépultures de sa circonscription.
pour l'Est de la France :
Direction Interdépartementale chargée des Anciens Combattants Cité administrative Rue du Chanoine Collin - B.P. 51055 57036 METZ CEDEX tél. : 03 87 34 77 67 fax : 03 87 36 95 99
Email: [email protected]
pour le Nord-Pas de Calais :
Direction Interdépartementale chargée des Anciens Combattants Cité Administrative 59048 LILLE CEDEX ;
pour la Somme :
Direction Interdépartementale chargée des Anciens Combattants Zône artisanale 80340 RAY SUR SOMME
pour la Picardie :
Direction Interdépartementale chargée des Anciens Combattants Cité Administrative 02016 LAON CEDEX
pour la Meuse
Direction Interdépartementale chargée des Anciens Combattants Base de Verdun 13 rue du 19è BCP 55100 VERDUN
pour l'Oise :
Direction Interdépartementale chargée des Anciens Combattants Secteur des Sépultures de Guerre 3, route de Choisy 60200 COMPIEGNE
- Les monuments aux morts existants dans chaque ville et village de France.
- Les plaques et stèles commémoratives .
- Les cimetières militaires français
- L'absence d'une sépulture perpétuelle à la charge de l'État peut être due à trois raisons
- cas le plus fréquent : la famille a demandé la restitution du corps (soit au moment du décès, soit par la suite) pour l'inhumer dans une concession de droit commun dans un cimetière communal, et l'information na pas été transmise aux générations suivantes. Vous pouvez alors contacter les mairies des communes :
- commune de naissance du décédé,
- commune du dernier domicile,
- commune de résidence des plus proches parents à l'époque du décès.
- L'intéressé est inhumé comme inconnu, car on na pas pu l'identifier au moment où son corps a été relevé (cela a pu se produire même si des camarades d'unité ont assisté au décès, car les soldats tombés au combat ne pouvaient pas être transportés immédiatement).
- Le soldat a été porté disparu et son corps n'a jamais été retrouvé.
Si le décès a été transcrit suite à un jugement déclaratif de décès (disparition), vous pouvez dans certains cas, lorsque les archives ont été conservées, retrouver le dispositif du jugement (en vous adressant au tribunal qui a rendu le jugement, et dont vous trouverez en principe le nom sur l'acte de décès), ce qui pourra vous fournir des indications sur les circonstances du décès. Les tribunaux civils qui ont rendu les jugements à l'époque correspondent aux actuels tribunaux de grande instance.
Comment obtenir la copie de l’acte de décès ?
L'acte de décès a été inscrit sur les registres du lieu de décès et transcrit sur ceux du lieu de naissance.
La copie intégrale de l’acte de décès est communicable sans condition particulière à toute personne. La délivrance d'un acte d'état civil de moins de 100 ans est gratuite mais il convient de joindre une enveloppe timbrée et auto-adresséepour la réponse.
Comment retrouver le régiment dans lequel mon aïeul a été mobilisé en 1914 ?
Écrire ou se rendre aux archives départementales du lieu de recrutement (département de naissance ou de résidence à l’âge de 20 ans), pour obtenir ses états de service (renseignements d’état civil, particularités physiques, mobilisation, diverses campagnes militaires, date de l’engagement, nom des régiments, décorations ou citations obtenues…). Ces informations sont contenues dans les registres matricules (fiches matriculaires) classés en série R (voir ci-après).
Où puis-je consulter le « dossier militaire » de mon grand-père ?
Pour les hommes de troupes, les simples soldats, il n’y a pas de « dossier militaire » autre que le registre matricule (fiche matriculaire) conservé en série R aux Archives départementales du lieu de recrutement (département de naissance ou de résidence à l’âge de 20 ans).
La carte de France des registres matricules en ligne : http://geneinfos.typepad.fr/geneinfos/la-carte-de-france-des-registres-matricules-en-ligne.html
Pour les officiers, les dossiers individuels sont conservés au Service Historique de le Défense (SHAD), Département Terre :
Adresse postale : SHAD Département Terre / BP 166 / 00468 Armées
Adresse géographique : Château de Vincennes / Avenue de Paris / 94300 Vincennes
Pour les aviateurs, l’Armée de l’Air fut, à sa création pendant la guerre de 1914-1918, rattachée à l’armée de terre, les dossiers des pilotes sont donc à rechercher au SHAD, Département de l'Armée de l'Air.
Adresse postale : SHAD Département Armée de l'Air / BP 166 / 00468 Armées
Adresse géographique : Château de Vincennes / Avenue de Paris / 94300 Vincennes
Pour les marins, les dossiers individuels se trouvent au Service Historique de la Défense (SHAD), Département de la Marine ou parfois aux Archives départementales (AD). Installé au Pavillon de la Reine, à Vincennes, le Département de la Marine est l'échelon central dont dépendent cinq autres services historiques des ports militaires :
- Cherbourg (de Dunkerque à Granville)
- pour Le havre et Rouen, les registres matricules sont aux AD76 à Rouen
- pour Honfleur et Caen, aux AD14 à Caen.
- Brest (de Cancale au Guilvinec)
- Lorient (de Concarneau à Belle-Ile, via Auray et Vannes)
- Pour la Loire-Atlantique, les registres matricules sont aux AD44 à Nantes
- Rochefort (de Noirmoutier à Bayonne)
- Pour la Gironde, voir AD33 à Bordeaux
- Toulon (toute la Méditerranée)
| SHAD - Département de la Marine | |
| Adresse géographique | Adresse postale |
| Château de Vincennes Avenue de Paris 94300 Vincennes 4 rue du commandant Malbert 29200 Brest 57 rue de l'abbaye 50100 Cherbourg Rue de la Cale Ory 56100 Lorient 4 rue du port 17300 Rochefort Passage de la corderie 83000 Toulon | BP 166 00468 Armées BP 46 29240 Brest Armées BP 31 50115 Cherbourg Armées BP 4 56998 Lorient Armées 4 rue du port 17300 Rochefort BP 45 83800 Toulon Armées |
Pour les Coloniaux. En 1914, la France comptait plusieurs départements en Algérie et de nombreuses colonies, peuplées d'Européens et d'autochtones. Pour les personnes nées dans les colonies, deux possibilités pour retrouver la fiche matriculaire :
s'il s'agit d'un Européen : la série R à Aix-en-Provence (dépôt des archives d'outremer)* concerne les anciennes colonies suivantes :
Algérie : département d'Alger (1864-1917) ; département d'Oran (1858-1907) ; département de Constantine (1867-1907).
Maroc
Tunisie
Comores
Madagascar
Guadeloupe (1889-1900)
Martinique (1889-1900)
Guyane (1889-1900)
Réunion (1889-1900)
Dakar (1893-1899)
Saïgon (1900-1906).
quasiment rien pour AOF, AEF, Indochine, les comptoirs de l'Inde.
s'il s'agit d'un autochtone, tirailleurs algérien, tunisien ou marocain, tirailleurs sénégalais, tirailleurs tonkinois : les registres d'état civil et les registres matricules sont restés dans le pays d'origine. Pas de trace dans les archives françaises. S'adresser directement sur place.
Autres pistes : s'il s'agit d'un autochtone ayant fait une carrière militaire en France, son dossier se trouve au BCCAM, Caserne Bernadotte, 64000 Pau. Idem si étranger engagé dans la Légion Étrangère ou naturalisé avant la guerre.
(*) Centre des archives d'Outre-Mer (CAOM) - 29 chemin du Moulin Detesta - 13090 Aix-en-Provence.
La quasi-totalité des registres matricules et tables alphabétiques pour l’Algérie et la Polynésie française sont en ligne sur le site des Archives nationales d'Outre-mer : http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/regmatmil/
Pour les Alsaciens et Mosellan : dossiers individuels aux Archives départementales du lieu de naissance, en série AL.
Source : Votre Ancêtre dans la Grande Guerre – Yves Buffetaut – Ysec
Comment connaître les événements auxquels mon grand-père a participé pendant la Grande Guerre ?
Le registre matricule vous a permis d’identifier le ou les régiments dans lesquels votre grand-père a été mobilisé pendant la Grande Guerre. Deux documents ensuite vont vous permettre d’entrer directement dans l’histoire :
- L’Historique du Régiment
- L’Historique régimentaire est une petite brochure imprimée qui décrit les opérations et faits d’armes du régiment en une dizaine ou cinquantaine de pages puis donne les citations obtenues par le régiment. Peuvent suivre la liste nominative de tous les décorés, tués, décédés ou disparus.
L'instruction ministérielle n° 4026 3/11 du 16 mai 1919 prescrivant l'établissement des historiques de régiments s'exprime ainsi :
"Préciser le rôle de l'unité au cours de la campagne ; Faire ressortir la grandeur de l'effort et les difficultés surmontées ; Donner un aperçu de la physionomie des régions où l'unité a été engagée ; Mentionner les citations obtenues ; Rappeler les actes individuels de bravoure, de ténacité et de patriotisme les plus exemplaires ; honorer la mémoire des officiers et des hommes de troupe tombés glorieusement."
- Le Journal des marches et des opérations (JMO).
- En plusieurs cahiers manuscrits, conservé au SHAT, les JMO décrivent au jour le jour, les marches et les opérations du régiment. Parfois, une foule de détails les rendent très riches et intéressants, parfois on y trouve qu’une succession de dates et de lieux.
Où consulter les historiques régimentaires et les JMO ?
La Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC) à Nanterre propose en consultation sur place une très importante collection d’Historiques de Régiments (conditions d’accès voir http://www.bdic.fr/).
Le Musée de l'Infanterie à l'École d'Application de l'Infanterie, (Quartier GUILLAUD 34057 MONTPELLIER Cedex) détient une collection d’historiques de régiments.
Sur ma page http://jeanluc.dron.free.fr/th/historiques.htm je recense quelques Historiques accessibles sur le web au format « rtf » ou « pdf ».
Au Service Historique de l’Armée de Terre (SHAT), BP 107, 00481 ARMEES (adresse physique : Château de Vincennes, 94300 Vincennes) vous pourrez consulter à la fois les Historiques régimentaires et les JMO (seul lieu de conservation).
Quel livreou site pourrait m’être utile pour établir la généalogie de mon ancêtre pendant la Grande Guerre ?
« Votre Ancêtre dans la Grande Guerre » d’Yves Buffetaut, livre édité par Ysec est l’outil indispensable pour mener une bonne recherche et bien connaître les différentes sources exploitables et leurs contributions à la reconstitution du parcours de votre aïeul.
L’auteur, Yves Buffetaut présente également « Recherche d’un parent ayant participé à la Grande Guerre ou comment trouver les registres matricules de vos ancêtres en 1914-1918 » sur http://www.association14-18.org/references/genealogie/genealogie.htm
Puis-je obtenir des informations médicales sur un ancêtre blessé ou décédé dans un hôpital militaire ?
La Section des Archives Médicales et Hospitalières des Armées, sise à Limoges dispose de dossiers personnels. Communication possible par courrier sur demande à l'adresse suivante :
SAMHA
BP 15
87998 LIMOGES
Tél. : 05 55 12 12 40 ; fax : 05 55 12 12 57
Lundi au vendredi de 8 h 45 à 16 h.
Dans quelles conditions était attribuée la mention "Mort pour la France" ?
La mention "Mort pour la France" est accordée en vertu des articles L 488 à L 492bis du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre. La mention "Mort pour la France" peut être reportée sur toute acte de décès et tout acte d'état civil. Elle est accordée à :
- un militaire des armées tué à l'ennemi ou mort de blessures de guerre ;
- un militaire décédé de maladie ou lors d'un accident survenu en service ;
- un marin du commerce victime d'événements de guerre ;
- tout personnel soignant, hospitalier et religieux ayant succombé à des maladies contractées au contact des blessés ;
- toute personne décédée en combattant pour la libération de la France ou en accomplissant des actes de résistance ;
- toute personne exécutée en raison de sa résistance à l'ennemi ;
- tout otage, prisonnier de guerre, personne requise par l'ennemi, déporté, réfractaire exécuté par l'ennemi ou décédé en pays ennemi des suites des mauvais traitements, accidents, des maladies,
contractés et aggravés lors de sa captivité ;
- toute personne décédée des suites de violences constituant une suite directe de faits de guerre ;
- tout membre des forces de maintien de l'ordre (gendarmerie, garde mobile, compagnie républicaine de sécurité), et tout élément engagé ou requis tombé en service commandé à l'occasion d'opérations de maintien de l'ordre en dehors du territoire métropolitain.
La mention "Mort pour la France" pour les militaires a été instaurée par la loi du 2 juillet 1915 avec effet rétroactif pour le début de la guerre. Pour sa part, la mention "Mort pour la France" pour les victimes civiles a été instituée par la loi du 28 février 1922 avec effet rétroactif pour le début de la guerre.
Sources : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Que signifie une étoile ou une palme sur la Croix de Guerre ?
Au début de la guerre de 1914-1918, le besoin s'est fait sentir de créer une récompense pour les combattants courageux qui obtenaient une citation. La croix de guerre fut créée par la loi du 8 avril 1915, confortée par un décret d'application du 23 avril 1915.
Elle commémore depuis le début des hostilités, les citations individuelles pour faits de guerre. Elle récompense les militaires, mais aussi les civils et les personnels militarisés.
Les récipiendaires de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire recevaient automatiquement la Croix de Guerre.
Pour les actes subséquents de bravoure, le récipiendaire recevait :
une palme de bronze en forme de laurier pour une citation par le commandant d'une Armée,
une étoile de vermeil pour une citation par le commandant d'un Corps d'Armée,
une étoile d'argent pour une citation par le commandant d'une Division
une étoile de bronze pour une citation par le commandant d'une Brigade ou d'une Régiment.
Chaque mention est représentée par son emblème, donc un récipiendaire peut porter la Croix avec une étoile d'argent et une palme de bronze. Une palme d'argent était octroyée pour 5 palmes de bronze.
Quelle est la signification des mentions concernant le degré d'instruction des soldats ?
Sur le registre matricule, le degré d'instruction est mentionné par un chiffre de 0 à 5 :
Degré 0 : ne sait ni lire, ni écrire ;
Degré 1 : sait lire seulement ;
Degré 2 : sait lire et écrire ;
Degré 3 : possède une instruction primaire ;
Degré 4 : a obtenu le brevet de l'enseignement primaire ;
Degré 5 : bachelier, licencié, etc. (avec indication de diplôme) ;
Degré X : dont on n'a pas pu vérifier l'instruction.
Comment retrouver le numéro de la compagnie dans laquelle était affecté mon aïeul ?
La recherche du n° de compagnie (donc de bataillon) est une information pas toujours facile à retrouver. Je ne peux que lister quelques pistes, quelques documents qui pourraient comporter cette précieuse information :
correspondance personnelle (ça été le cas pour l'un des miens, la seule carte postale que je possède de lui, mentionne son adresse et son numéro de Compagnie)
texte de la citation
acte de décès
dossier du médaillé
registre matricule ou livret militaire (très très rare)
historique du régiment (dans le récit lui-même (rare) ou dans la liste des citations ou la liste des MPF contenues sur cet historique)
JMO, si votre ancêtre a participé à une action particulière justifiant sa mention dans le JMO
etc.
Sachant qu'il était assez fréquent de changer de compagnie !
Jusqu'à quel âge les soldats ont-ils participé à la Grande Guerre ?
8 millions d’hommes âgés de 18 et 45 ans ont été mobilisés et affectés soit dans l'armée d'active, de réserve ou territoriale.
Chaque homme devait s’acquitter de ses obligations militaires et selon son âge, il passait par trois armées différentes : l’armée d’active, l’armée de réserve et l’armée territoriale.
Armée d’active (durée 3ans) :
Soldats âgés de 21 à 23 ans nés en 1891, 1892, 1893.
Armée de réserve (durée 11ans) :
Soldats âgés de 24 à 33 ans nés entre 1881 à 1890.
Armée territoriale (durée 7 ans) :
Soldats âgés de 34 à 39 ans nés entre 1875 et 1880.
Réserve de l’armée territoriale (durée 7 ans)
Soldats âgés de 40 à 45 ans nés entre 1868 et 1874.
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Page 14-18
JLD Jean-Luc Dron
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