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« J'ai commencé à apprendre l'anglais à 68 ans »
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JOSETTE, 80 ans, en stage de langue avec des retraités anglais

SANDALES AUX PIEDS et lunettes sur le nez, ils sont studieusement attablés dans une salle réservée, en juillet-août, au club des 8-11 ans. Ni la musique ni les rires qui proviennent de l'Aquagym et du terrain de pétanque n'entament leur concentration. « On est sourds », justifie Josette en riant. « I don't mind telling my age » ( traduction : « Ã?a m'est égal de dire mon âge » ), articule Jean avec une emphase où se mêlent fierté et accent lyonnais. « We're only as old as we feel » (« On a seulement l'âge qu'on a l'impression d'avoir ») , le rassure Pat, la prof d'anglais. A 78 ans, cette pétulante Britannique sait choisir des thèmes qui parlent à ses élèves, comme apprendre à dire dans la langue de Shakespeare qu'on a oublié le code de sa carte bleueâ?¦ Et pour cause, au village de vacances des Portes-du-Roussillon, au Barcarès (Pyrénées-Orientales), la moyenne d'âge des stagiaires tourne autour de 75 ans. Trente retraités français d'un côté, trente retraités anglais de l'autre, qui passent ensemble quinze jours de vacances en club, au soleil de l'arrière-saison, pour s'apprendre mutuellement leur langue.

«Ils sont pleins de bonne volonté, assidus, attentifs. Ã?a compense les faiblesses de la mémoire »

« C'est une formule unique en France, qui fonctionne un peu comme une classe de mer », sourit Jean-Régis Souvignet, le directeur du centre. « Cours par petits groupes le matin, activités communes l'après-midi, et une règle d'or pour les repas et les excursions : un jour tout le monde parle anglais, le lendemain tout le monde parle françaisâ?¦ » L'association Renouveau vacances a commencé à expérimenter la formule il y a dix-huit ans, de manière informelle. Aujourd'hui, c'est un « best of » de son catalogue, avec trois stages par an. Au point qu'il devient difficile de trouver assez de seniors britanniques pour satisfaire la demande des Français. Au point, surtout, de faire mentir les études qui prétendent qu'une langue étrangère s'apprend forcément au berceau.

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A l'heure où Xavier Darcos désespère de rendre bilingues les lycéens, Josette et Cheryl papotent durant le « coffee-time » avec une aisance que leur envieraient beaucoup d'ados. « Devinez mon âgeâ?¦ J'ai 80 ans », fanfaronne l'ancienne aide-comptable originaire de Nancy. « Quand j'étais enfant c'était la guerre, on ne m'a pas appris l'anglais à l'école en Lorraineâ?¦ Alors j'ai commencé à 68 ans. » Elle se tourne vers Chéryl, résume « Because of war », et enchaîne. « Ces stages sont magiques ! On est immergé au milieu des Anglais sans avoir à supporter la pluie sur la campagne anglaise ! Et qu'est-ce qu'on s'amuse ! »

Peter, un ex-douanier gallois de 74 ans, n'a pas son pareil pour faire mourir de rire ces dames, bien plus nombreuses que ces messieursâ?¦ Même les grandes débutantes se bidonnent. « A cet âge, on a conscience qu'échanger avec des étrangers est une expérience précieuse », assure Anne-Yvonne, 82 ans, l'une des profs de français. « Ils sont pleins de bonne volonté, assidus, attentifs. Ã?a compense les faiblesses de la mémoire. Ils apprennent vite. »

Tous portent constamment sur eux un petit carnet dans lequel ils notent chaque mot appris au détour d'une randonnée dans l'arrière-pays ou d'une visite guidée de Tautavel. Et le soir, vacances obligent, on sort les cahiers de chansons pour entonner « L'important c'est la rose » ou « It's a long way to Tipperary ». La légende veut que les Français soient un peu plus travailleurs que les Anglaisâ?¦ Sheila, 78 ans, une ex-prof de sciences et son mari John, 83 ans, un ancien chimiste, le reconnaissent. « Il faut être un peu maso pour découvrir votre beau pays en retournant à l'écoleâ?¦ »

Stages « Brush up your english », 946 â?¬ la semaine tout compris. Rens. : 04.79.75.75.75.

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Tag » Apprendre L'anglais Apres 60 Ans