L'utilisation Du Fer Dans L'architecture Gothique

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2007

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Abstract

Volume I Texte Jury M. le professeur Paul BENOIT Mme le professeur Joëlle BURNOUF Mme Isabelle PALLOT-FROSSARD, directeur du L.R.M.H. M. Philippe LARDIN, maître de conférences habilité à diriger les recherches M. Stéphane LEQUIEN, directeur du LPS, laboratoire mixte CEA-CNRS M. Philippe DILLMANN, chargé de recherches au C.N.R.S. habilité à diriger les recherches Mme Florence JOURNOT, maître de conférences I. AVANT-PROPOS « La vraie architecture n'admet pas le fer comme élément matériel de construction » 1 .

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References (230)

  1. 'équipe, sur les techniques de construction d'une part et sur l'histoire de la métallurgie du fer d'autre part, vont finalement se rejoindre de manière concrète au début des années 1990, toujours à l'initiative de P. Benoit, qui, comme W. Haas,
  2. C'est donc en 1994 et sous l'impulsion de Ph. Fluzin, P. Benoit et J.-L. Taupin, que naît la première étude archéométallurgique sur un édifice gothique : la cathédrale de Beauvais 52 . Ces travaux, dont les résultats sont partiellement repris par J.-L. Taupin dans son article consacré au « fer des cathédrales » 53 , donnent des premiers éléments de réponse sur la nature du matériau qui a été employé dans la structure d'un édifice gothique, mais ils sont surtout les premiers à mettre l'accent sur l'importance d'aborder la question de l'utilisation du fer dans l'architecture gothique sous un nouvel angle, celui du matériau, afin de mettre en évidence les procédés techniques qui ont conduit à son élaboration. A la suite de ces premiers résultats, P. Benoit et Ph. Fluzin sont à l'origine, dès l'année suivante, du lancement d'un
  3. BERTIN (F.), BENOIT (P.), GUILLOT (I.), « Etude métallographique de fers à chevaux médiévaux »…, op. cit.
  4. BENOIT (P.), Les mutations techniques et scientifiques de la fin du Moyen Age et de la Renaissance, Lille, Micro-éditions universitaires, 1994, p. 128-129.
  5. ROBIN (R.), TERNON (E.), Etude mécanique d'éléments métalliques de la cathédrale gothique de Beauvais, UVTX de l'université de Compiègne sous la direction de Paul BENOIT, 1994, n. p. Les analyses ont été réalisées sous la direction d'I. Guillot.
  6. TAUPIN (J.-L.), « Le fer des cathédrales »…, op. cit.
  7. FLUZIN (Ph)., DILLMANN (Ph.), BENOIT (P.), « Apport des études métallographiques à la détermination des procédés d'élaboration et de transformation des métaux ferreux en fonction de l'évolution historique et des procédés technologiques », Fer, fonte, acier dans l'architecture, Bulletin de L'ICOMOS, n° 36-37, p. 32-35. proprement parler, mais des « manuels de comptes », c'est-à-dire une version intermédiaire dans laquelle le receveur du chapitre prend en note les différentes dépenses. L'écriture y est très inégale, souvent fort peu soignée et parfois difficilement déchiffrable, la présentation est assez anarchique bien que les données concernant la forge soient le plus souvent réunies dans un seul et même chapitre, celui des dépenses du serrurier. Chaque mention se termine en général par une somme, mais aucune somme totale n'est calculée et certaines données sont probablement manquantes. La monnaie des comptes est le tournois.
  8. G 27, Comptes de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes du 3 mai 1441 au 3 mai 1442, registre, papier, 103 folios.
  9. G 29, Manuel des dépenses de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes du 15 août 1506 au 2 octobre 1508, registre, papier, 90 folios.
  10. G 30a, Comptes de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes du 2 octobre 1508 au 2 octobre 1509 (fol. 1 r° 117 v°), du 2 octobre 1509 au 9 octobre 1510 (fol. 118 r° à 151 v°), du 9 octobre 1510 au 9 octobre 1511 (fol. 152 r° à 207 v°) et du 9 octobre 1511 au 9 octobre 1512 (fol. 208 r° à 251 v°), registre, papier, 251 folios.
  11. G 32a, Comptes de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes du 9 octobre 1512 au 9 octobre 1513 (fol. 1 r° 54 v°) et du 9 octobre 1513 au 9 octobre 1514 (fol. 55 r° à 115 v°), registre, papier, 115 folios.
  12. G 37, Manuel de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes du 6 octobre 1522 au 6 octobre 1524, registre, papier, 168 folios.
  13. G 41, Comptes de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes du 7 octobre 1526 au 7 octobre 1527, registre, papier, 164 folios.
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  27. LOISEL (A.), La cathédrale de Rouen, Paris, H. Laurens, 1910, p. 10.
  28. BAYLE (M.), L'architecture Normande au Moyen Age. Les étapes de la création, Caen, Presses Universitaires de Caen, 1997, p. 185.
  29. « Hoc anno, IV idus Aprilis, in nocte Paschae combusta est tota ecclesia Rotomagensis cum omnibus campanis, libris et ornamentis et maxima pars civitatis et multae ecclesiae », Recueil des Historiens de France, tome XVIII, p. 338, cité par DEVILLE (A.), Revue des architectes de la cathédrale de Rouen jusqu'à la fin du XVI e siècle, Rouen, 1848, 92 p.
  30. LE MAHO (J.), « Les fouilles de la cathédrale de Rouen de 1985 à 1993. Esquisse d'un premier bilan », Archéologie Médiévale, XXIV, 1994, p. 7-49.
  31. LOISEL (A.), La cathédrale de Rouen…, op. cit., p. 11.
  32. EPAUD (F.), L'évolution des techniques et des structures de charpenterie du XI e au XIII e siècle en Normandie. Une approche des charpentes par l'archéologie du bâti, Thèse de doctorat d'histoire de l'université de Rouen sous la direction de A.-M. FLAMBARD HERICHER, Rouen, 2002, p. 133.
  33. BORJON (M.), dir., Cathédrale Notre Dame de Rouen (Seine-Maritime). Façade occidentale. Étude documentaire, GRAHAL, 1993, p. 17.
  34. BOTTINEAU-FUCHS (Y.), « La statuaire monumentale… », op. cit.
  35. La définition précise de ce terme n'a pas été trouvée dans les ouvrages spécialisés.
  36. GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française…, op. cit., vol. I, p. 511.
  37. BOTTINEAU-FUCHS (Y.), « La statuaire monumentale… », op. cit. 305 PJ n° 2, fol. 5 v°. 306 PJ n° 2, fol. 5 r°.
  38. LEGROS (V.), Archéologie de l'objet métallique aux époques médiévale et moderne entre Somme et Oise : approche typologique et fonctionnelle. Tome 2 : Le mobilier métallique, Thèse de doctorat d'Archéologie présenté sous la direction de Ph. RACINET, 2001, p. 147.
  39. Dans cette période, seulement quatre années comptables sont conservées. Les dépenses sont plutôt faibles, comprises entre 10 et 30 l. t. environ, et souvent indéterminées. Elles sont marquées par la forge d'éléments de fer pour les engins du chantier la façade occidentale, notamment cet engin des establies du portail Saint Johan que l'on retrouve en 1415 et en 1420 322 . L'année 1420-1421
  40. l. t., essentiellement pour des réparations comme en 1426-1427 324 , ces années sont marquées par la modification des baies hautes du choeur de l'église, entraînant une hausse considérable des dépenses pour forge, qui passent d'une moyenne annuelle de 20 à 30 l. t. à plus de 70 l. t. dès l'année 1430-1431 (cf. Figure 69). Elles dépassent même les 100 l. t. pour l'année comptable 1432-1433, où les quatre dernières grandes fenêtres sont réalisées, avant de retomber à une moyenne habituelle plus faible de 20 à 30 l. t. dès l'année suivante. Entre 1429 et 1433, les dépenses pour fers à vitraux sont alors comprises entre 50 et 80 % du total de 322 Arch. dép. Seine-Maritime, G 2484, fol. 20 v° et G 2486, fol. 13 r°.
  41. LARDIN (Ph.), « La crise monétaire de 1420-1422… », op. cit. 324 PJ n° 3. En l'absence de comptes conservés pour l'église Saint-Ouen, les recherches des , justifiant une telle présentation. Toutefois, certains éléments architecturaux que l'on rencontre sur l'ensemble de l'édifice, comme les gargouilles ou les pinacles, seront traités séparément en fin d'exposé. Enfin, les armatures des vitraux, présents à tous les niveaux de l'édifice et dont l'unité ne saurait être brisée, ont été dissociés de cette présentation spatiale. Elles font l'objet du chapitre suivant. 'église Saint-Ouen Les vitraux de l'église Saint-Ouen font état d'une conservation assez remarquable. Ayant il est vrai connu plusieurs campagnes de restaurations, tous les panneaux ne sont bien évidemment pas d'origine. Cependant, la plupart se trouvent à leur emplacement originel 371 . Les vitraux du choeur sont les plus anciens. Contemporains de sa construction, ils
  42. Voir l'étude des vitraux par J. Lafond, MASSON (A.), L'église abbatiale… op.cit., p. 74 et suivantes ; LAFOND (J.), PERROT (F.), POPESCO (P.), Corpus Vitrearum Medii Aevi. France. Volume IV.2/1, Département de la Seine-Maritime. Les vitraux de l'église Saint-Ouen de Rouen, Paris, CNMH-CNRS, 1970, 256 p. 372 Etude des vitraux par J. Lafond, MASSON (A.), L'église abbatiale…, op.cit., p. 75. 373 ID., Ibid., p. 86.
  43. I.
  44. L'EGLISE SAINT-MACLOU DE ROUEN I.3.1 Historique Une première église Saint-Maclou s'élevant à l'emplacement de l'église actuelle aurait été détruite par un incendie au début du XIII e siècle 408 . Elle est rebâtie au cours du XIII e siècle, mais, en 1432, il est décidé de la reconstruire de nouveau 409 . Le 16 septembre, Hugues d'Orgues, archevêque de Rouen, accorde une indulgence pour la réparation et la reconstruction de l'édifice du XIII e siècle 410 . En 1436, on paye Pierre Robin, maître maçon , que l'on pose des fondations à l'est du vieux transept détruit et que au moins une chapelle, la chapelle Notre-Dame est déjà élevée 411 . L'édifice qui se dresse actuellement sous nos yeux est donc commencé durant cette période, au milieu des années 1430. Il est dédicacé par Georges II d'Amboise le 25 juin 1521, après une période de construction de près d'un siècle 412 .
  45. L.E. Neagley donne la chronologie suivante pour la construction de l'église Saint- Maclou, en s'appuyant à la fois sur des considérations stylistiques ainsi que sur les sources écrites 413 . Les travaux débutent entre 1432 et 1437, avec la construction d'une chapelle, la recouverture de la vielle nef et le début des travaux dans le choeur. Entre 1437 et 1450, les chapelles du choeur sont complétées dans leurs parties supérieures, mais elles ne sont pas toutes voûtées. Puis, la construction s'accélère à partir de 1452 avec de nombreuses donations. Une indulgence du cardinal d'Estouteville suggère alors que le choeur est terminé et Jehan Chauvin, maître maçon, travaille au transept et au début de la nef. Sous l'impulsion du cardinal d'Estouteville, puis de Georges I er d'Ambroise, administrateur de la Normandie de 1494 à 1510, les contributions volontaires des habitants permettent en effet de reprendre et d'achever les constructions et restaurations de nombreuses églises paroissiales comme Saint- 408 LOTH (abbé J.), Saint-Maclou de Rouen : l'église, la paroisse, Rouen, Lecerf Fils, 1913, p.10. 409 ID., Ibid., p. 8
  46. NEAGLEY (L. E.), Disciplined exuberance : the Parish Church of Saint-Maclou and late Gothic architecture in Rouen, University Park, Penn : The Pennsylvania State university Press, 1998, p.10. 411 ID., Ibid., p. 14. 412 ID., Ibid., p. 11.
  47. ID., Ibid., p. 22.
  48. I.3.5.4 Des goujons De nombreux goujons ont été mis en oeuvre à l'église Saint-Maclou, que ce soit dans la construction originelle ou dans les restaurations actuelles. Tout d'abord, les gâbles ou encore les pinacles et leurs fleurons, dont on a vu qu'ils pouvaient parfois être consolidés au moyen d'agrafes, sont le plus souvent renforcés au 'agrafes qui ne sont aujourd'hui pas restituées, on peut se demander si ces goujons viennent remplacer l'emploi d'agrafes ou s'ils venaient doubler le rôle des agrafes dans le système initial. 'église, indiquant assurément que des statues y étaient positionnées et maintenues au 423 PJ n° 1.
  49. Médiathèque du Patrimoine, doc. n° 0081/076/0128, « Exercices de maçonnerie de l'entreprise Collin » pour les années 1928 (réf. n° 31) et 1929 (réf. n° 112). , avec la mention du premier évêque en l'an 340 ; l'emplacement exact de cette église n'est cependant pas connu, même par les fouilles qui ont mis au jour des premiers témoins de la construction remontant au IX e siècle 432 : l'édifice qui se dressait alors, après avoir été ravagé par les invasions barbares fait finalement l'objet d'une reconstruction vers 980 sous l'évêque Milon 433 . La cathédrale romane, dédiée à Saint-Pierre, est, le 23 juillet 1188, la proie d'un violent incendie « qui consuma presque toute la ville » 434 et qui nécessite une nouvelle reconstruction de l'église quelques années plus tard. L'édifice roman n'est toutefois pas complètement ruiné, « il ne disparaîtra donc que progressivement, à mesure que s'élèveront les diverses parties de la nouvelle cathédrale » 435 : le clocher porche de la façade occidentale de l'église romane ne sera détruit qu'en 1532, lors de l'élévation de la façade gothique 436 . La construction de la cathédrale gothique commence donc au tournant des XII e et XIII e siècles, à une période où, quelques années après la mort de Henri I er le Libéral, la ville est une des plus riches du royaume de France, notamment grâce à l'activité de ses foires.
  50. L'origine de la cathédrale gothique a longtemps été attribuée à l'évêque Hervé (1207-1223), avec pour date de début de construction l'élévation de la chapelle axiale en 1208 437 . Des études plus récentes tendent à donner une date un peu plus ancienne pour le début des travaux : ceux-ci commenceraient plutôt par la première chapelle nord du déambulatoire, vers 1199 ou 1200, sous l'impulsion de l'évêque Garnier de Trainel 438 . En 1220, une fois les parties inférieures achevées, les parties hautes du choeur peuvent être élevées ; elles sont
  51. ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée des sources d'une histoire de la Cathédrale de Troyes, tome I, Construction,Troyes, Paton, 1966, p. 3.
  52. BALCON (S.), La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes, Paris, Editions du Patrimoine, 2001, p. 7. 434 Grosley cité dans ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée…, op. cit., p. 9.
  53. ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée…, op. cit., p. 11.
  54. BALCON (S.), La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul…, op. cit., p. 8.
  55. ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée…, op. cit., p. 12.
  56. BONGARTZ (N.), Die Fruhen Bauteile der Kathedrale in Troyes, Architekturgeschichtliche Monographie, Stuttgart, Hochscholsammlung Philosophie, Kulturgeschichte, 1979, p. 122. terminées dans les années 1235-1240, après la ruine prématurée du bas-côté sud lors d'un ouragan en 1228 439 . Le transept, également commencé dans la première moitié du XIII e siècle, aurait été terminé dès 1260, mais non voûté 440 . 441 , et le transept n'est finalement vitré que dans les années 1375-1380 442 . 'achèvement dans les années 1360 444 . Les chapelles ne faisaient probablement pas partie du plan primitif, comme l'atteste l'étrange raccord en biseau au transept des chapelles les plus orientales 445 . 'ensemble du comté de Champagne, par héritage du Louis X le Hutin et souffre, comme l'ensemble du royaume, des effets collatéraux de la guerre.
  57. Hardi, la région connaît toutefois un regain d'activité jusqu'au début du XV e siècle 446 . Cependant, malgré des recettes parfois relativement importantes, les dépenses de la fabrique de la cathédrale sont systématiquement faibles, les seules oeuvres importantes concernant la vitrerie haute du transept, puis l'élévation d'un jubé dans les deux dernières décennies du XIV e siècle 447 . En outre, le chantier connaît des déboires avec l'abattement de la rose nord en 1389 448 , puis son effondrement, emportée
  58. MURRAY (S.), Building Troyes cathedral. The late gothic campaigns, Bloomington, Indiana university Press, 1987, p. 14.
  59. BALCON (S.), La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul…, op. cit., p. 9.
  60. MURRAY (S.), Building Troyes cathedral…, op. cit., p. 27.
  61. Bibl. nat., ms. lat. 9112.
  62. BALCON (S.), La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul…, op. cit., p. 9.
  63. ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée…, op. cit., p. 113. 445 ID., Ibid., p. 144.
  64. BIBOLET (F.), ROUQUET (Ch.), BOISSEAU (A.), SAINT-MARS (E.), Histoire de Troyes, Troyes, Editions de la Maison du Boulanger, 1997, p. 75.
  65. ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée…, op. cit., p. 147-48. 448 PJ n° 32.
  66. ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée…, op. cit., p. 142.
  67. Bibl. nat., ms. lat. 9111 129 r°.
  68. PJ n° 26, fol. 52 r° Le fer d'Espagne, connu pour être de bonne qualité est souvent d'un coût supérieur aux autres fers. Cela ne semble cependant pas être le cas ici. 503 PJ n° 23, fol. 9 r°. 504 PJ n° 26, fol. 52 r°.
  69. La verrière représentant sainte Catherine (baie 223) n'a pas pu être clairement identifiée et celle de saint Jean (baie 224) a vraisemblablement été posée lors de l'année 1376-1377 pour laquelle Gadan omet de celui du serrurier lui-même qui est mandé d'aller chercher le fer à l'hôtel des marchands 552 . et 1725 livres du fer du Reclus (cf. Tableau 51 et Figure 164), provenant indifféremment des trois marchands 553 . L'origine des autres 7200 livres n'est pas mentionnée. Ces 9200 livres représentent environ 920 livres par formette, ce qui est très proche des 1000 livres initialement prévues. indicatif, le manuel de l'année 1500-1501 dit qu'une bande de fer du Reclus achetée cette année-là pèse 36 livres soit environ 15 kg 554 . C'est semble-t-il le serrurier Pierre Lange qui s'acquitte seul, avec l'aide probable de ses valets, de la tâche de forger les armatures de fer de ces fenêtres pendant les cinq années. Ses parties ne sont que rarement détaillées : c'est seulement sur les comptes de 1500-1501 et 1501-1502 qu'il est spécifié avoir mys en euvre […] [du] fer pour les gros ouvrages et verrières 555 , les mentions précédentes ne faisant qu'. 19 s. 8 d. t. Parallèlement à cet approvisionnement en fer, la fabrique achète également au moins 4200 livres de plomb, toujours auprès des mêmes marchants, provenant de Liège, d'Angleterre ou encore de Saint-Lyénart 557 . Ces 4200 livres correspondent environ à 420 552 PJ n° 69, fol. 58 v°-59 r° ; PJ n° 72. 553 Cheingy correspond probablement à la forge de Chennegy située dans la forêt d'Othe. Le Reclus semble faire référence à l'abbaye cistercienne du Reclus située dans la Marne. La question de l'origine du fer pour l'approvisionnement du chantier de la cathédrale sera discutée ultérieurement dans la partie correspondante. 554 PJ n° 71.
  70. Une différence de qualité est par ailleurs notée entre les différents plombs. Celui de Saint Lyénart est trop rude et n'est pas si propre à plomber selon les dires du procureur, et la fabrique achète du plomb de Liège pour le remplacer. Le premier coûte 25 l. t. le millier, contre 28 l. t. pour le plomb de Liège et 27 l. t. pour celui d'Angleterre, Arch. dép. Aube, G 1571, fol. 65 v°, fol. 70 r° et fol. 226 v°. , vraisemblablement Doulevant-le-Château en Haute-Marne. Un accord est passé entre les différentes parties : Colin Midon d'une part, Thomas Michelin le 'oitiau nueuf 586 , c'est-à-dire la rose nord, fournis cette fois par le serrurier local, Jean Bon Boeuf, ainsi que d'autres éléments de fer, parmi lesquels IIII pieces de fer apportéez de Vendeuvre faictes par maniere de grans clefs […] pesant C l. et servant également à soutenir les barreaux 587 . Elle achète enfin à Colin d'Echemines, marchand, 55 l. de fer pour fere grans crampons qui lient lesdits barriaux, lesquels sont forgés toujours par Bon Boeuf 588 (cf.
  71. PJ n° 41, fol. 18 v° et fol. 19 r°. est question, les arcs-boutants, sont eux aussi à plusieurs reprises associés à des agrafes (cf. Tableau 77). Les premières mentions remontent au milieu du XIV e siècle. Comme pour les piliers, arcs-boutants du transept et du choeur sont donc déjà tous construits. Certains travaux de réparation ont lieu au cours de l'été 1366, notamment à « un grand arc et petit arc du côté du , inférieurs et supérieurs, et à la culée centrale d'un arc-boutant, le premier situé du côté sud du choeur, et le second identifié par S. Murray d'après l'emplacement du grenier de l'église, comme un des arcs les plus à l'est du côté sud de la nef (arc-boutant DEF 3 ou 4) 691 . Douze crampons ainsi que vingt-huit goujons sont mis « entre les pierres du petit arc, dans les orbevoies » 692 . La date d'achat de ces éléments, le 6 août 1366, indique qu'ils ont été mis à l'arc-boutant du choeur en cours de réparation, celui de la nef n'étant pas commencé à ce moment-là. Le terme « d'orbevoies » défini par F. Godefroy comme une « ouverture, arcade et fenêtre aveugle ou feinte » 693 ne nous éclaire toutefois pas avec certitude sur la 688 PJ n° 62, fol. 345 v° et PJ n° 63, fol. 48 r°.
  72. operandis in magnis arcu aparte curie episcopalis…, Arch. dép. Aube, G 1559, fol. 10 r°.
  73. Septimana in qua fuit festum omnium sanctorum et in qua inceperunt tailliare pro faciendo grossum pilierum et magnum arcum in alia parte versus grenariam ecclesie, Arch. dép. Aube, G 1559, fol. 11 r°.
  74. MURRAY (S.), Building Troyes cathedral…, op. cit., p. 33-34.
  75. Inter lapidibus parvi arcus es orbevois, PJ n° 21.
  76. GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française…, op. cit., tome V, p. 614 'édifice. Si la charpente actuelle, qui possède un certain nombre d'attaches de fer, n'est que l'image d'une construction du début du XVIII e siècle, les comptes de la fabrique permettent d'appréhender leur emploi à la période médiévale. Dès le milieu du XIV e siècle, un compte fait allusion à l'utilisation par les charpentiers de tirants et crampons de fer : au chapitre « pour charpenterie et matières » de l'année 1337- 1338, le -en-Othe où l'évêque de Troyes a une importante seigneurie 729 . Les dépenses « pour couvreurs, charpentiers et matières » s'élèvent alors brutalement de quelques livres tournois à plusieurs dizaines au moins jusqu'en 1340, avec un pic à plus de 81 l. t. pour l'année 1336-1337
  77. Dans les années 1380, la toiture de l'église subit des dommages répétés qui permettent, faute de nouvelle construction, d'appréhender des ouvrages de réparation. Elle est tout d'abord 728 .PJ n° 20, fol. 20 r°.
  78. MURRAY (S.), Building Troyes cathedral…, op. cit., p. 28 ; Bibl. nat., nouv. acq. lat. 1949, fol. 9 r°.
  79. Bibl. nat., nouv. acq. lat. 1949. charpenterie, ces réparations faites aux « béchauts de la ramée » sont loin d'être les dernières. Les diverses mentions qui y rapportent permettent néanmoins d'échafauder quelques hypothèses sur leur nature. Vingt ans plus tard, six liens sont arrachés des « béchauts » situés sur le choeur de l'église, deux qui étaient brisés sont refaits et sont reposés au moyen de vingt-huit chevilles de fer 737 . De même, encore vingt ans après, en 1433- 1334, quatre liens de fer du reclus pesant 12,5 livres soit 1,5 chapelle Drouyn, c'est-à-dire vers l'ouest, sur les deux dernières travées dont les piliers ont été édifiés entre 1450 et 1470. Elle prend place au cours de l'année 1482- 1483
  80. De nouveau, des renforts sont apportés aux « béchauts », avec la mise en place de quatre gros estriers de fer pesant cent livres dont deux soutiennent les poultres les bechos 741 .
  81. Bibl. nat., ms. lat. 9112, fol. 62 v°. 732 PJ n° 28. 733 Ibidem. 734 PJ n° 33. 735 Ibidem. 736 PJ n° 35. 737 PJ n° 42, fol. 24 r°. 738 PJ n° 48, fol. 166 v°. 739 PJ n° 56, fol. 255 r°. 740 PJ n° 58, fol 75 r°. 741 PJ n° 58, fol. 86 r°. 1409-1410 1410-1411 1411-1412 1412-1413 1413-1414 1414-1415 1415-1416 1416-1417 1417-1418 1418-1419 1419-1420 1423-1424 1425-1426 1426-1427 1427-1428 1428-1429 1431-1432 1432-1433 1433-1434 1438-1439 1439-1440 1440-1441 1441-1442 1442-1443 1443-1444 1444-1445 1445-1446 1446-1447 1447-1448 1448-1449 1449-1450 1450-1451 1451-1452 1452-1453 1453-1454 1454-1455 1455-1456 1456-1457 1457-1458 1458-1459 1459-1460 1460-1461 1462-1463 1463-1464
  82. PJ n° 76, fol. 187 v°-188 r°.
  83. Bibl. nat., nouv. acq. lat. 1949, fol 20 r°.
  84. Arch. dép. G 1561, fol. 111 r°. 782 PJ n° 66, fol. 409 v° et 410 r°.
  85. Arch. dép. G 1568, fol. 246 r°. 'aissil 797 , c'est-à-dire pour l'essieu 798 . C'est par ailleurs le plus souvent un maréchal qui est chargé de l'entretien de ces véhicules. La ferrure des chevaux est également souvent jointe à la réparation du charriot lui-même 799 . attaches, barreaux, liens, gonds, fiches, crampons, croches ainsi que pour le verrou 802 . De même en 1441, Jacquenot l'Avocat livre 112 livres de fer ouvrées en gons, fiches, clox, liens comme en autres choses et trois serrures pour trois huis, à savoir deux pour les portes neusves devers chappitre et l'autre pour le guichet 803 . Il est payé 7 l. 2 s. 4 d. t. En 1463-1464, puis plus tard entre 1476 et 1480, les dépenses élevées en petite serrurerie sont également dues à la ferrure de nombreux huis et fenêtres parfois de l'église, 797 PJ n° 59, fol. 201 v°.
  86. GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française…, op. cit., vol. 1, p. 201.
  87. A Charles L'Abbé mareschal, pour avoir fait l'ouvrage dudit grant charyot et X fers es chevaulx de l'eglise avec plusieurs aultres choses […] LXX s. t., Arch. dép. G 4417, fol. 39 v°.
  88. Bibl. nat., ms. lat. 9111, fol. 96 v°. 802 PJ n° 43.
  89. Arch. dép. Aube, G 1562, fol. 284 r°. II.2 L'EGLISE SAINT-URBAIN DE TROYES II.2.1 Historique La basilique Saint-Urbain de Troyes est l'oeuvre de Jacques de Troyes, né vers 1185 à et élu pape en 1261, sous le nom d'Urbain IV. Le 20 mai 1262, il annonce son intention de construire sur son lieu de naissance une collégiale en l'honneur de Urbain I er830 ; commencent alors les tractations avec le couvent de religieuses de Notre-Dame-aux-Nonnains pour récupérer la maison de son père. Les travaux sont ensuite entrepris sans délai probablement dès le printemps 1263 831 . Les relations difficiles avec les religieuses du couvent de Notre-Dame-aux-Nonnains notamment après la mort du pape commanditaire en 1264, valent au chantier de l'église d'être mis à mal à plusieurs reprises entre 1265 et 1266 : les outils des ouvriers sont dérobés, l'autel principal brisé, et pour finir, le choeur de l'église est ravagé par un incendie 832 . A cette période, le choeur et les parties basses du transept étaient déjà construits. Les baies hautes du transept ainsi que les parties basses de la nef s'élèvent au cours d'une seconde campagne, qui voit un arrêt définitif en 1286, à la mort du cardinal d'Ancher, neveu d'Urbain IV qui avait pris la suite de la construction 833 . La grand nef, dont l'élévation s'arrête aux grandes arcades, est juste couverte d'une charpente en tuiles 834 ; le portail occidental, les six baies hautes de la nef, ainsi que ses trois voûtes restent à finir 835 . L'église est finalement consacrée en 1389. Elle n'est terminée qu'au début du XX e siècle après une importante campagne de restauration, réalisée notamment au niveau de l'abside du choeur et entreprise par l'architecte Selmersheim à la fin du XIX e siècle.
  90. LALORE (Ch.), « Documents sur l'abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains de Troyes », Mémoires de la société académique d'agriculture, des sciences, arts, et belles lettres du département de l'Aube, n° 38, 1874, p. 113- 116.
  91. DAVIS (M. T.), « On the threshold of the flamboyant : The second campaign of construction of Saint- Urbain, Troyes », Speculum, v. 59 (n° 4), 1984, p. 847-884.
  92. LALORE (Ch.), « Documents sur l'abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains… », op. cit., ; LALORE (Ch.), Cartulaire de Saint-Pierre de Troyes. Chartes de la collégiale de Saint-Urbain de Troyes, Collection des principaux cartulaires du diocèse de Troyes, tome 5, Paris-Troyes, 1880, p. 267-268.
  93. DAVIS (M. T.), « On the threshold of the flamboyant… », op. cit.
  94. GANDEMER (H.), Basilique Saint-Urbain, Troyes, 1968, n. p. 835 Médiathèque du Patrimoine, doc. n° 0081/010/0106, Devis manuscrit de 1840. II.
  95. L'EGLISE SAINT-JEAN-AU-MARCHE DE TROYES II.3.1 Historique L'église Saint-Jean-au-Marché est une des plus anciennes de la ville, bâtie siècle, si bien qu'aucune partie de l'édifice n'est antérieure au XIII e siècle, la nef semblant dater des années 1208- 1240, comme l'ancien choeur 900 . De l'église bâtie à cette époque, seules subsistent les travées XVI e siècle. Le chantier débute en 1520 902 , mais en 1524, l'église Saint-Jean-au-Marché n'échappe pas à l'incendie qui ravage la ville de Troyes 903 . Les trois premières travées de la nef, détruites, sont immédiatement réédifiées par l'architecte Martin le Vaulx. La rapidité de la reconstruction tient au fait que les ouvriers et maître maçon étaient sur place puisque l'agrandissement de l'édifice était en cours. Le sanctuaire est ensuite terminé et couvert en 1534 904 . Les parties hautes du choeur, commencées en 1545, sont terminées en 1554 ; cependant dès 1553-1555 il faut étayer les
  96. ASSIER (A.), Comptes de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes suivis de pièces curieuses et inédites et d'une notice sur les mémoires historiques des Antiquités de la ville de Troyes par Louis Duhalle, Troyes, Bouquot, p. 37.
  97. ID., Ibid., p. 39.
  98. ID., Ibid., p. 41.
  99. PIETRESSON DE SAINT-AUBIN (P.), « L'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes », Congrès archéologique de France CXIII, Troyes, 1955 (publié en 1957), p. 85-95. 901 ID., Ibid. 902 ID., Ibid.
  100. ASSIER (A.), Comptes de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes…, op. cit., p. 39 904 PIETRESSON DE SAINT-AUBIN (P.), « L'église Saint-Jean-au-Marché… », op. cit. 'église Saint-Jean-au- 'est pas explicitement mentionné, il est fort vraisemblable, au vu de l'importante somme engagée, qu'il s'agisse là de la mise en oeuvre de barlotières-tirants dans la baie de ladite chapelle, préalable à l'installation du vitrail. Entre 1539 et 1540, ce sont les verrières hautes du choeur qui font Royer place, l'année suivante, de nouveau trois grands barreaux 920 . En 1555, Nicolas le fèvre met en oeuvre 241 'eglise avec plusieurs verges à verrieres [et] une grand fenestre ferrée au grand cloche 922 , travail pour lequel il est rémunéré 10 l. 10 s. t. En 1566, la fabrique paye 6 l. 11 s. 6 d. t. à 915 PJ n° 83, fol. 69 v°.
  101. Corpus Vitrearum. Les vitraux de Champagne-Ardenne…op. cit., p. 243.
  102. Item pour avoir fait trois grands bareaus an la formette de la verrière desus la chapelle des tanneurs pour ce XXXVI s. II d., Arch. dép. Aube, 15 G 51, fol. 74 v°.
  103. Arch. dép. Aube, 15 G 70, fol. 30 v°. Rappelons qu'en termes architecturaux, un châssis désigne l'encadrement d'une porte ou d'une fenêtre. 'armature d'un vitrail. l'architecte Malarmoy daté du 20 janvier 1979, même s'il s'accorde à dire que leur effet est néfaste 936 . 'édifice 937 . Dans un rapport rédigé par M. Bruyère sur l'église Saint-Jean- au-Marché en mai 1881, on peut lire : « Les murs [de la nef] sont complètement déversés surtout vers le Nord et ne sont maintenus que par des chaînages placés nous a-t-on dit il y a une cinquantaine d'années » 938 . Ces tirants sont effectivement également présents sur des dessins de l'église datant du XIX e siècle 939 . Il est même possible de les dater par terminus ante quem, grâce à une lettre de l'Architecte du Roi, Frédéric Nepveu, au Baron Devismes, préfet du département de l'Aube, datée du 18 décembre 1826 dans laquelle il préconise pour remédier aux désordres, et notamment au déversement des murs « d'établir huit nouvelles chaînes en fer dans le haut de la grande nef, pareilles à celles déjà exécutées et placées à même hauteur » 940 . Si ces nouvelles chaînes n'ont apparemment pas été installées, ce courrier nous indique que les autres étaient déjà présentes en 1826. Il semblerait même que leur mise en place soit plutôt récente au vu des termes employés, l'architecte parlant comme s'il avait lui-même ordonné l'exécution de ces premières chaînes ; ceci concorderait avec le rapport de M. Bruyère de 1881 annonçant leur mise en oeuvre « il y a environ 50 ans ».
  104. « La poussée des voûtes de la nef, du 4 e au 8 e pilier, est maintenue par des tirants en fer, placés par mesure de précaution, mais dont l'effet paralyse la fonction des arcs-boutants. », Archives E. Pallot, dossier « ACMH ».
  105. « La nef de l'église Saint-Jean, qui date du XIII e siècle, présente des déformations fort anciennes, dues à la fragilité de sa structure et à l'insuffisance du contrebutement. Le dévers extérieur des murs goutterots a entraîné un affaissement des voûtes, ainsi que des fissures et des éclatements de pierres dans les nervures et les pilliers, particulièrement visibles dans les 7 e , 8 e et 9 e travées. Des tirants en fer ont été mis en place à une certaine époque, entre les doubleaux de la nef, de la 5 e à la 9 e travée. (…) Il me paraît essentiel d'étudier les conditions de stabilité de l'édifice et de déterminer ensuite comment le consolider rationnellement en s'efforçant, si cela ne doit pas conduire à des dépenses exagérées, d'éliminer les tirants qui en dénaturent l'aspect de la 5 e à la 9 e travée de la nef », Archives E. Pallot, dossier « ACMH ».
  106. Médiathèque du Patrimoine, doc. n° 081/010/0082, « Rapport de la commission, par M. Bruyère sur l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes », séance du 16 mai 1884.
  107. Gravure de A. Dauzats dans TAYLOR (J.), Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Paris, 1857. première travée, la plus occidentale (cf. Figure 228), qui avait manifestement fait l'objet de remaniements comme l'indiquent son dessin différent des autres balustrades, son positionnement en retrait par rapport à leur alignement et le fait qu'elle soit raccrochée à l'est à la culée de l'arc-boutant, qui délimite la travée par des agrafes aux formes biscornues. Parmi ces neuf agrafes, deux se trouvent sur le dessus de la balustrade (H5 et H6), la troisième (H4), ansée et en forme de L, également sur le dessus est celle qui l'a lie à la culée (cf. Figure 228). Les six autres (V1 à important et qui, de ce fait, ne rempliront pas leur rôle d'attache. Les agrafes verticales V2 à V6 sont de formes et de dimensions similaires : largeur comprise entre 2 et 2,5 cm, longueur de 16,5 à 19 cm, épaisseurs de 0,6 à 1 cm, retours fendus dans la longueur en deux pattes légèrement écartées l'une de l'autre (cf. Figure 228) 942 . Leurs retours présentent la trace d'un mortier chamotté de couleur gris/rouge.
  108. L'agrafe H5 est de dimensions similaires à ces agrafes verticales, bien qu'elle soit un peu plus longue (21 cm) et plus épaisse (1,4 cm). Ses extrémités ne sont pas fendues, mais torsadées. Il s'agit peut-être d'une déformation liée à l'extraction de ces agrafes des pierres lors de la restauration. Elle présentait également la trace du même type de mortier chamotté.
  109. Elles ont été numérotées selon leur situation de la plus orientale à la plus occidentale et selon leur plan de situation, vertical ou horizontal. Les références vont donc de H0 à H6 et de V1 à V6.
  110. Sauf V02 dont les pattes ne sont pas conservées. II.
  111. L'EGLISE SAINTE-MADELEINE DE TROYES II.4.1 Historique L'église Sainte-Madeleine est citée dès 1157 ; c'est d'après Arnaud le plus ancien la nef, ses bas côtés, le transept, ses collatéraux et la première travée du choeur. L'aspect originel de cette architecture a été profondément modifié par plusieurs restaurations successives notamment une, particulièrement importante, entre 1868 et 1878 991 . 'une pièce d'architecture exceptionnelle. Peu après, entre 1531 et 1560, une tour clocher à plan carré est construite hors oeuvre au sud de l'église 994 . Le portail sud est ouvert en 1550 et restauré en 1746 995 . La façade occidentale fait quant à elle l'objet d'une reconstruction en 1684 996 .
  112. ARNAUD (A.-F.), Voyage archéologique…, op. cit., p. 197.
  113. PEROUSE DE MONTCLOS (J.-M.), dir., Guide du patrimoine…, op. cit., p. 377.
  114. FICHOT (Ch.), Statistique monumentale de l'Aube…, op. cit., tome IV, p. 181. Dans la nef, le mur nord est remonté et le mur sud réparé ; dans le transept on restaura le croisillon nord et les grosses piles de la croisée qui sont reprises après abattement de la flèche.
  115. ID., Ibid., tome IV, p. 181.
  116. ID., Ibid., tome IV, p. 214 et Arch. dép. Aube, 15 G 47 et 15 G 48.
  117. ID., Ibid., tome IV, p. 184.
  118. PEROUSE DE MONTCLOS (J.-M.), dir., Guide du patrimoine…op. cit., p. 377.
  119. FICHOT (Ch.), Statistique monumentale de l'Aube…, op. cit., tome IV, p. 181. , d'autres ont été mis en évidence à l'aide d'un détecteur de métal, qui a permis de montrer leur utilisation de manière quasi systématique. Figure 248 : Dessin du jubé de l'église Sainte-Madeleine de Troyes daté de 1560 1001 . 1001 Bibl. nat., Estampes, H 111 559.
  120. pesant VI l. 1007 donnant ainsi une fourchette allant d'environ 500 g à 3 kg par crampon. Les autres éléments, pattes, soupentes, clefs, fiches, verges sont présents de manière plus anecdotique avec une seule mention chacun. La clef achetée pour le dessous du jube pesant 42 livres, soit environ 20,5 kg, est néanmoins une pièce aux dimensions plutôt remarquables 1008 . Aucun objet de cette taille n'a été identifié en prospection. 'accotoir, qui vient du verbe accoter ou acoter signifiant soutenir 1011 . Mais quels sont ces « soutiens » dont bénéficie le jubé de l'église Sainte-Madeleine qui est construit sous la forme d'un pont sans piliers centraux ? S'agit-il des piédroits du jubé plaqués contre les piliers de la croisée ? Des consoles supportant les départs des arcs ? De structures provisoires sur lesquelles le jubé reposait avant son achèvement ? Cette dernière hypothèse ne paraît pas la plus vraisemblable, car de telles structures auraient plus probablement été de bois, et certains des éléments mis en oeuvre pour tenir les acotours sont des soupentes et des crampons en plâtre ainsi qu'une patte en pierre 1012 . Si malgré les apparences ces éléments sont bien en métal, puisqu'ils pèsent respectivement 28 et 11 livres de fer, les mentions « en plâtre » et « en pierre » désignent donc le matériau dans lequel ils vont s'engraver : maçonnerie en pierre et plâtre de scellement. Ils ne peuvent donc s'appliquer à une structure de bois. Les acotours sont donc plus certainement les piédroits ou les consoles supportant le pont et les arcs du jubé. Quoi qu'il en soit, il est intéressant de noter que la cohésion de ces acotours, éléments de soutien, semble elle-même assurée par des pièces de fer. Si l'origine du fer mis en oeuvre dans le jubé n'est pas mentionnée dans les comptes de construction, sa qualité fait par deux fois l'objet d'une remarque du procureur de la fabrique. Lors du marché passé avec Pierre Vinot, il est précisé que les ouvrages du serrurier seront tout fin fert affiner 1013 . Ce terme de « fin fer » est repris dans la description des 1007 PJ n° 90, fol. 224 v°. 1008 PJ n° 89, fol. 142 r°. 1009 PJ n° 90. 1010 Ibidem. 1011 GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française…, op. cit., tome I, p. 82. 1012 PJ n° 90. 1013 PJ n° 89, fol. 140 r°. feuillards, dont l'épaisseur est de l'ordre du millimètre, ne
  121. % environ). Au regard de leur faible masse, on pourrait donc comprendre que ces éléments ne soient pas explicitement mentionnés ou que leur masse soit par exemple comprise dans celle des barlotières, une barre loquetée désignant alors un ensemble barre/tenons/feuillard.
  122. Cependant, au Moyen Age, en l'absence de machines adéquates comme le laminoir, le 'époque : il n'y a donc apparemment pas de travail particulier sur ces éléments. Dans le cas contraire, un travail moins conséquent sur ces pièces donnant des feuillards plus épais amènerait à une consommation en fer plus importante qui ferait alors également nécessairement l'objet d'une mention dans les comptes. 1023 . De l'ensemble 1022 Notons toutefois que les archives comptables des XVII e et XVIII e siècles n'ont pas été dépouillées dans le présent travail.
  123. L'article « armature » du Dictionnaire Raisonné de Viollet-le-Duc ne nous éclaire pas plus sur l'éventuelle inexistence de ces feuillards à l'époque médiévale, mais n'est pas non plus incompatible avec nos hypothèses. Viollet-le-Duc ne mentionne pas l'existence de feuillards, mais il ne définit pas de manière précise les différents éléments constituant les armatures de vitraux. Sur son schéma d'assemblages des barlotières, barlotières tenons et clavettes sont bien dessinées, mais on ne trouve en revanche aucun feuillard, VIOLLET-LE-DUC (E.), III.1.
  124. 'église Saint-Jean-au-Marché, on observe de nombreux défauts d'alignement entre les tirants de fenêtres mitoyennes, interdisant toute jonction dans les piédroits des baies. En outre, à l'exception des tirants hauts dont l'ancrage se fait au niveau d'un joint entre deux blocs de pierre de manière quasi-systématique, les autres tirants sont fréquemment ancrés en pleine pierre à leurs extrémités : ils ne sont donc pas chaînés. Enfin, tous les tests de continuité électrique qui ont été réalisés sur les tirants accessibles des églises du corpus se sont révélés négatifs 1053 . D'après les investigations effectuées, deux interrogations subsistent néanmoins. 'église Saint-Urbain après démontage et reconstruction complète du choeur ainsi qu'à la Sainte- Chapelle après démontage de certains contreforts 1055 , elle n'est que supposée pour tous les autres édifices. A Beauvais par exemple, sans être très explicite et bien qu'il n'en donne pas la preuve, J.-L. Taupin semble affirmer que les tirants des baies hautes sont également chaînés (cf. Figure 270) 1056 . A la cathédrale de Bourges en revanche, M. Férauge et P. Mignerey pose comme peu probable l'hypothèse d'un éventuel chaînage des tirants traversant les baies hautes 1057 . 'oxydation non conducteurs se développer à la jonction entre les différents chaînons. 1054 Il semble cependant fort peu probable que ces tirants soient chaînés. 1055 ERLANDE-BRANDENBURG (A.), « L'architecture rayonnante et le métal »…, op. cit. 1056 TAUPIN (J.-L.), « Le fer des cathédrales »…, op. cit. 1057 FERAUGE (M.), MIGNEREY (P.), « Les cathédrales de Bourges et de Reims »…, op. cit., p. 28. des trois autres églises. De plus, parmi l'ensemble des édifices étudiés, il s'agit également de ceux possédant les élévations les plus importantes et la plus importante surface vitrée. Mais si à l'église Saint-Ouen l'intégralité du triforium est ajourée et pourvue de tirants, à la cathédrale de Troyes, l'ensemble du triforium est ajouré, mais seules les parties les plus tardives, construites aux XIV e et XV e siècles, sont pourvues de tirants ; les parties orientales et en particulier le choeur, élevés avant le milieu du XIII e siècle, n'en possèdent pas et aucune marque d'un éventuel descellement d'anciens tirants n'a été décelée. Le lien entre l'emploi de tirants et la nature du triforium, ajouré ou aveugle, semble
  125. 1089 . Au contraire, et à l'exception des barres transversales relevées à la cathédrale de Bayeux, l'ensemble des triforiums aveugles recensés ne possèdent pas de tirant, en particulier les nefs des cathédrales de Sées et d'Evreux, dont l'architecture contraste très nettement avec les triforiums ajourés de leurs choeurs (cf. Tableau 116). Un parallèle semble donc à première vue pouvoir être établi entre l'emploi de tirants et le caractère ajouré ou non du triforium. La mise en oeuvre de tirants dans les triforiums ajourés est cependant loin d'être systématique, le premier contre-exemple, déjà évoqué, résidant édifices sont cependant très importantes. Elles s'expriment en particulier dans l'architecture de leurs fenêtres hautes, dont les dessins sont très proches, et également dans celle de leurs triforiums 1090 . Viollet-le-Duc évoque même la très certaine intervention sur le chantier de la cathédrale de Troyes, d'un maître d'oeuvre « appartenant à l'école des Thomas de Cormont, […] architectes qui rebâtirent, au XIII e siècle le choeur de l'église abbatiale de Saint- Denis » 1091 . Les deux églises, dont l'élévation est en effet contemporaine au cours de la seconde moitié du XIII e siècle, la reconstruction du choeur de la basilique de Saint-Denis commençant en 1231 alors que les parties hautes de la cathédrale de Troyes sont réédifiées 1089 Ces tirants ont été vus lors de prospections dans ces édifices. Pour la cathédrale de Cologne, ils ont été vus sur un cliché d'A. Bednorz dans TOMAN (R.), dir., L'art gothique, Cologne, 1998, p. 115. Ceux de Beauvais avaient déjà été mentionnés, TAUPIN (J.-L.), « Le fer des cathédrales »…, op. cit. 1090 KIMPEL (D.), SUCKALE (R.), L'architecture gothique en France…, op. cit., p. 348 et 498. 1091 VIOLLET-LE-DUC (E.), Dictionnaire raisonné…, op. cit., tome II, p. 343. III.1.2.5 Les renforts des arcs-boutants La structure interne des arcs-boutants n'a pas pu être observée sur l'ensemble des édifices du corpus. Les seules données connues concernent l'église Saint-Maclou et sont liées aux récentes restaurations de la tour-lanterne et des parties hautes du monument. Ces restaurations semblent avoir mis au jour des barres de fer intégrées à la structure de certains arcs-boutants, barres qui avaient déjà été mentionnées par L. E. Neagley dans les années 1970 1102 . Cependant, la période de mise en oeuvre de ces fers n'est pas connue. 1101 VIOLLET-LE-DUC (E.), Dictionnaire raisonné…, op. cit., tome II, p. 400. 1102
  126. Voir « Tirants et chaînages de l'église Saint-Maclou » ; NEAGLEY (L. E.), The parish church of Saint- Maclou…, op. cit., p. 193. existante. Enfin, au XVIII e siècle, c'est le transept sud qui fait l'objet d'une consolidation avec l'installation d'un chaînage 'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes, c'est la nef qui a fait l'objet de 'importantes déformations, en particulier un dévers extérieur des murs gouttereaux nettement visible sur les clichés pris à l'intérieur de l'église. Ces désordres sont la conséquence d'un contrebutement insuffisant. Enfin, à l'église Sainte-Madeleine, un , sont presque systématiquement à l'origine de l'installation de ces chaînages. A l'église Saint-Jean-au-Marché, c'est « l'insuffisance du contrebutement » 1112 ses extrémités, phénomène probablement aggravé par les nombreuses restaurations dont il a du faire l'objet. Le rôle des chaînages est alors d'offrir un contrebutement interne en s'opposant à l'écartement des maçonneries. L'exemple le plus célèbre d'installation de tels chaînages est celui de la cathédrale d'Amiens, où, vers 1498, pour empêcher le bouclement des piles de la croisée, huit chaînages pesant environ 8 tonnes de fer sont mis en place dans le triforium (cf. Figure 277) 1113 . Si les raisons de leur installation 1111 PJ n° 41, fol. 14 v°. 1112
  127. Courrier de l'inspecteur général adjoint Bertrand Monnet au sujet de l'église Saint-Jean daté du 1 er décembre 1971, Archives E. Pallot, dossier « ACMH ». 1113 LEFEBVRE (E.), La place et le rôle des métaux dans l'architecture gothique à travers l'exemple de la cathédrale d'Amiens. Étude de cas : le chaînage du triforium de la cathédrale d'Amiens, Mémoire de M1 d'archéologie médiévale sous la direction de Ph. RACINET et A. TIMBERT, Université de Picardie-Jules-Verne (Amiens), 2006, p. 86. résultent ici, non pas d'une insuffisance, mais d'un contrebutement trop important, le principe de consolidation reste identique. 'édifice, elle l'est bien moins pour les autres. Certains architectes se sont même individuellement interrogés sur leur véritable rôle. Celui du triforium de la cathédrale de Troyes est, d'après E. Millet en 1849, « d'un effet tout à fait nul » 1114 . Les tirants de l'église Saint-Jean-au-Marché sont, d'après l'architecte Malarmoy en 1979, « placés par mesure de précaution » et « d'un effet néfaste » 1115 . En revanche, un siècle plus tôt, M. Bruyère affirmait que les murs de la nef « ne sont maintenus que par [ces] chaînages » 1116 . A la cathédrale 'édifice ont montré qu'un seul d'entre eux n'était sans doute pas en tension. On voit donc ici que non seulement les interprétations, mais aussi les faits divergent quant au rôle véritable de ces éléments de consolidation. Dans tous les cas, on peut raisonnablement émettre deux hypothèses. En premier lieu, on ne peut exclure dans tous les cas, que, même lorsqu'ils ne sont pas en tension à un moment donné, ces chaînages entrent peut-être de manière dynamique dans la statique des édifices, comme l'a très justement démontré J.-L. Taupin pour les tirants des arcs- boutants de la cathédrale de Beauvais 1117 . Il entreraient en tension lors de mouvements exceptionnels du monument dus à des phénomènes telluriques ou climatiques extérieurs. Le même raisonnement s'appliquait aux chaînages entrant directement dans la conception de ces édifices. Dans le cas contraire, lorsqu'ils sont continuellement tendus, ces éléments s'exposent bien souvent à une rupture inévitable, d'autant plus que, de manière générale, les caractéristiques mécaniques des fers anciens semblent très éloignées de celles des alliages actuels 1118 . Sur un tel matériau de résistance moindre, ce type de contraintes prolongées risque en effet d'être extrêmement dommageable, si les éléments en question ne sont pas correctement proportionnés par rapport aux efforts qu'ils subissent. Le chaînage du portail sud de la cathédrale de Troyes, qui n'a rempli sa fonction que pendant un siècle et demi environ, 1114 Médiathèque du Patrimoine, doc. n° 0080/010/0078.
  128. « La poussée des voûtes de la nef, du 4 e au 8 e pilier, est maintenue par des tirants en fer, placés par mesure de précaution, mais dont l'effet paralyse la fonction des arcs-boutants. », Archives E. Pallot, dossier « ACMH ». 1116 Médiathèque du Patrimoine, doc. n° 081/010/0082, « Rapport de la commission, par M. Bruyère sur l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes », séance du 16 mai 1884. 1117 TAUPIN (J.-L.), « Le fer des cathédrales »…, op. cit. 1118 JUHIN (A.), Structure métallographique et comportement mécanique..., op. cit. III.1.2.7 L'emploi du fer dans le décor gothique Parallèlement à l'emploi de ces tirants et chaînages que l'on retrouve dans les vitraux, ou à des endroits sensibles de la structure comme les triforiums ou les tours-lanternes, les prospections réalisées sur ces sept églises, de même que l'étude des textes, ont mis en évidence l'emploi de nombreux petits éléments de fer dans le décor sculpté gothique, principalement des agrafes et des goujons.
  129. Saint-Ouen, ne possèdent aucune marque d'agrafe. De manière générale, ces chaînages semblent souvent être utilisés préférentiellement à certains endroits de l'édifice, endroits qui varient cependant d'une église à l'autre : la nef et les portails latéraux dans le cas des cathédrales de Rouen et de Troyes, le choeur à l'église Saint-Ouen et à l'église Saint-Jean-au- Marché 1123 . La mise en oeuvre de ces agrafes sur les balustrades ne semble toutefois répondre à aucune règle. Dans son ouvrage sur les chantiers des églises lyonnaises, N. Reveyron mentionne une mise en oeuvre similaire dans plusieurs garde-corps de l'église Saint-Nizier de Lyon et de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste 1124 . Bien que l'auteur ne l'indique pas de manière explicite, l'utilisation d'agrafes ne semble là aussi pas systématique et paraît plutôt se circonscrire uniquement à certaines balustrades. Il évoque néanmoins, et à juste titre, le caractère « trivial » de cette utilisation des agrafes 1125 . Malgré ces constatations, ces chaînages d'agrafes ne semblent trouver aucun autre écho dans la littérature, peut-être car cette mise en oeuvre semble trop évidente. En effet, et en paraphrasant les termes de N. Reveyron, la fonction de ces chaînages d'agrafes est bien évidente : leur rôle est d'empêcher le glissement des pierres constituant la balustrade afin d'éviter notamment leur déversement vers l'extérieur. Cependant, comme il le fait très justement remarquer, « la solidité [de ces chaînages] reste toutefois limitée, puisqu'elle dépend d'abord de la qualité du matériau lithique, et non de la résistance du métal » 1126 . Certains vont encore plus loin et émettent l'hypothèse d'une inutilité totale de ces chaînages, en considérant que, soit le système consolidé est en traction et la pierre finira par 1123 Les données ne sont pas suffisantes sur les autres édifices pour permettre de conclure à une utilisation préférentielle dans l'une ou l'autre des leurs parties. 1124 REVEYRON (N.), Chantiers lyonnais du Moyen Age : Saint-Jean, Saint-Nizier, Saint-Paul, DARAA n° 28, Lyon, ALPARAA, p. 278-280. 1125 ID., Ibid., p. 48. 1126 ID., Ibid., p. 48. montrent que les éléments restaurés ne possèdent la plupart du temps plus de goujons métalliques. En outre, l'emploi de goujons dans les colombes ou les filloles 1131 , est bien attesté dans les comptes 1132 , de même pour les meneaux, en particulier ceux qui forment les remplages des grandes baies 1133 . Enfin, les analyses métallographiques réalisées sur les goujons des anciennes colonnettes du triforium de la cathédrale de Rouen, ROU TS5, ROU TS6, ROU TN6 et ROU TN7, et sur les goujons d'un meneau de la tour centrale de l'église Saint-Ouen, OUEN 12 et de la façade de la cathédrale de Troyes, TROY 12, viennent confirmer ces conclusions puisqu'il s'agit dans tous les cas de fer de réduction directe. Le cas des petites attaches n'est pas tellement différent. En effet, en l'absence de dépose d'une partie de la colonnette, il est impossible de les mettre en oeuvre. De plus, la logique de leur utilisation ne fait aucun doute pour les colonnettes les plus élancées. En revanche, l'arcature aveugle du choeur de la cathédrale de Troyes ne répond pas à ces critères d'élancement et les colonnettes qui la composent sont monolithiques. En outre, ces petites attaches n'y sont actuellement pas mises en oeuvre de manière systématique, et, ni leur présence, ni leur absence, ne peut être expliquée uniquement par le fait des restaurations. Pourtant, l'analyse métallographique de deux d'entre elles, TROY 01 et TROY 02 a bien montré qu'il s'agissait 'icelle eglise devers Sainct Pierre, nécessiteraient, d'après les déclarations des maréchaux, la
  130. Fillole : élément de maçonnerie vertical désignant une tourelle, clocheton ou encore plus simplement une colonnette, GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française…, op. cit., tome 4, p. 4. 1132 Arch. dép Seine-Maritime, G 2483, fol. 2 r°. 1133 PJ n° 69, fol. 58 r°. 1134 Le terme de fillete est à rapprocher de celui de fillole, DESIRE dit GOSSET (G.), La mense épiscopale de Coutances en 1440, 1998, Saint-Lô, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, p. 83. 1135 ID., Ibid., p. 9. 1136 ID., Ibid., p. 10, 12. La question de l'emploi du fer dans les charpentes gothiques a déjà été partiellement abordée par Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire Raisonné au chapitre « Armatures ». Il y affirme que « pour la charpente, le fer ne fut employé que fort tard et [que] pendant toute la période ogivale on n'en fit point usage » 1145 . Il va même plus loin en ajoutant que jusqu'à la fin du XVI e siècle, les charpentiers « ne cherchèrent d'autres combinaisons que celles données par un judicieux emploi du bois, sans le secours de ferrements » 1146 . D'après lui, « toutes les grandes charpentes anciennes, y compris celles des flèches, sont construites sans un seul siècle, s'il vient bien contredire les propos quelques peu catégoriques de Viollet-le-Duc, reste toutefois exceptionnel pour l'époque. Dans sa thèse sur les charpentes en Normandie, F. Epaud affirme n'avoir observé une telle mise en oeuvre qu'à deux reprises : à la cathédrale de Rouen et à l'abbaye de Bonport à Pont-de-l'Arche 1148 . La charpente du choeur de l'église Saint-Ouen de Rouen est quant à elle contemporaine de sa construction au début du XIV e siècle. Viollet-le-Duc y note l'utilisation de chevillettes de fer pour l'attache des grandes moises pendantes à l'arbalétrier 1149 . Aucun autre élément de fer n'y a cependant été relevé. Viollet-le-Duc se contredit donc lui-même en citant la présence de ces chevillettes dans une charpente gothique, mais il s'agit bien là d'un emploi très particulier, qui est davantage lié à la fixation d'un élément de décor qu'à la construction proprement dite de cette charpente. 1145 VIOLLET-LE-DUC (E.), Dictionnaire raisonné…, op. cit., tome 1, p. 461. 1146 ID., Ibid., tome 1, p. 462. 1147 EPAUD (F.), L'évolution des techniques…, op. cit., p. 148. 1148 ID., Ibid., p. 148. 1149 VIOLLET-LE-DUC (E.), Dictionnaire raisonné…, op. cit., tome 3, p. 17. Ces constatations remettent donc en question cette vision des charpentes gothiques dénuées d'éléments de fer donnée par Viollet-le-Duc. Le fer n'y était certes pas employé de manière systématique, mais les exemples recueillis sont suffisamment nombreux pour affirmer qu'il entrait à part entière dans la construction de certaines charpentes dès le XIV e siècle, non seulement sous forme de chevilles, mais également sous forme de bandes, de tirants et d'étriers. De plus, malgré les difficultés sémantiques à traduire certains termes, il semble que les assemblages préférentiellement renforcés par des éléments de fer ont assez peu évolué entre l'époque médiévale et la période moderne. Ces résultats relancent donc le débat sur l'utilisation du fer dans les charpentes gothiques. De nombreuses questions restent à élucider : les cathédrales de Troyes et de Sens sont-elles des exemples très précoces d'emplois du fer dans des charpentes gothiques ou s'inscrivent-elles au contraire dans les usages courants de ce matériau ? Dans quels assemblages et pour quelles raisons le fer a-t-il été mis en oeuvre dans ces deux édifices ? Une première hypothèse est indirectement apportée par
  131. avoir des sections plus fortes qu'il ne serait nécessaire, si l'on pouvait rationnellement, faire appel à des éléments d'assemblage métallique » 1152 . L'emploi du fer pourrait donc éventuellement être lié à une volonté de faciliter la taille d'assemblages entre les bois avec des sections plus faibles. 1152 BECHMANN (R.), Les racines des cathédrales…, op. cit., p. 91. Cathédrale de Rouen 47,5 l. t. (41,2 l. t.) 1158 325,6 l. t. (101 l. t.)
  132. 2,9 % 12,8 % Cathédrale de Troyes 24,9 l. t. 141,1 l. t. 3,3 % 27,1 % Eglise Saint-Urbain 3,7 l. t. 61,2 l. t. 2,6 % 12,9 % Eglise Sainte-Madeleine 1159 25,4 l. t. 78,7 l. t. 4,2 % 12,3 % Eglise Saint-Jean 1160 30,2 l. t. 270,5 l. t. 3,9 % 12,8 % Tableau 118 : Dépenses pour forge moyennes et maximales d'après les données des comptes de la fabrique. 1157 Outre ces trois périodes on a également trois années de dépenses exceptionnelles mais ponctuelles : 1420- 1421 à cause de l'inflation du prix du fer, 1478-1479 où les dépenses pour forges sont indéterminables mais comprennent une part de fers à vitraux et 1501-1502 avec les dépenses pour la nouvelle cloche. 1158 Entre parenthèses, valeur obtenue en supprimant l'année 1501-1502 où la dépense exceptionnelle est due à l'installation d'une nouvelle cloche. 1159 Pour l'église Sainte-Madeleine, les données ne portent que sur les quatre années comptables étudiées. 1160 Pour l'église Saint-Jean-au-Marché, les valeurs des dépenses pour forge moyenne et maximale correspondent aux quarante-deux années comptables étudiées. En revanche, les pourcentages moyen et maximal ne concernent que les neuf années comptables pour lesquelles les montants des dépenses totales étaient disponibles.
  133. Gantelet, soit 973 livres, n'est peut être pas destinée aux armatures des vitraux 1164 . Il semblerait donc bien que la part du travail du serrurier, bien qu'importante, soit inférieure à
  134. %. Ensuite, en ce qui concerne le faible pourcentage des dépenses de serrurerie pour les vitraux du transept de la cathédrale de Sens, D. Minois ne précise pas qu'elles ne correspondent probablement qu'à l'ouvrage du forgeron et non à l'intégralité du coût de la matière première. En effet, une partie du fer provenait sans doute des redevances des forges de Saint-Aubin-Châteauneuf ou des stocks constitués par les chanoines 1165 . Si l'on y ajoute le coût de la matière première, la part du fer dans le vitrail s'en trouve alors augmentée.
  135. D. Cailleaux n'a pas estimé l'importance de ces revenus perçus par le chapitre cathédral de Sens, mais, d'après l'étude de J. Rouillard, on sait qu'ils représentaient 53 poids de fer en 1400-1401 et 23 poids l'année suivante, soit entre 600 et 1400 livres annuelles 1166 . Bien que ces données correspondent au début et non à la fin du XV e siècle, elles permettent d'envisager
  136. %. On comprend mieux ainsi l'importance de la récupération, déjà soulignée par 1163 Arch. dép. Aube, G 1567, fol. 245 v°. ; MINOIS (D.), Le vitrail à Troyes…, op. cit., p. 286. 1164 PJ n° 56, fol. 255 r°. 1165 CAILLEAUX (D.), La cathédrale en chantier…, op. cit., p. 390. 1166 ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière… op. cit., p. 358. Les 53 poids de l'année 1400-1401 n'ont pas été payés. Les quantités invoquées 1167 Certaines verrières du croisillon nord sont cependant posées après la période étudiée, CAILLEAUX (D.), La cathédrale en chantier…, op. cit., p. 388. 1168 PJ n° 73. , et à l'église Saint-Jean-au- Marché, la mise en place des clôtures du choeur entre 1555 et 1558 pour 110 à 270 l. t. par an. De plus, au niveau de la structure le coût du fer n'est toutefois en général pas négligeable. Pas exemple, les . t. 1170 Le prix des clous dans les couvertures est également relativement important : en 1488-1489, avec 45 l. 2 s. et 10 d., ils de Troyes en 1488-1489.
  137. 1170 Le prix unitaire mentionné pour les dix-neuf statues est de 8 l. t., mais la somme totale de 133 l. t. suggère qu'elles ont été payées 7 l. t. et non pas 8, PJ n° 2, fol. 5 r° et fol. 5 v°. 1171 Il est toutefois précisé qu'une partie des tables de plomb constituant le faîtage est issue des stocks de l'église. Le coût financier que représente en général le fer dans la construction des églises troyennes et rouennaises rejoint les résultats d'études précédentes. D'après les chiffres évoqués au colloque Pierre et métal dans le bâtiment au Moyen
  138. Age, P. Benoit estimait à 6 à 10 % la part du métal dans la construction 1172 , ce qui rejoint nos résultats en considérant que le fer entre environ pour moitié dans ces dépenses. Plus précisément, entre 1387 et 1391, la part du fer sur le chantier de construction du dôme de Milan est évaluée par Ph. Braunstein à 3,3 à 7,9 % du total des matériaux, ce qui représente environ 1 à 3 % des dépenses totales, la part des matériaux étant à peu près égale à un tiers du total des dépenses, salaires et transports compris 1173 . Pour la cathédrale de Sens, D. Cailleaux insiste sur les faibles dépenses en fer et le peu d'emploi qu'il trouve dans la structure du transept. Outre l'année 1502-1503 qui voit l'installation de verrières et où la dépense pour serrurerie dépasse les 75 l. t., entre 1489 et 1517, elle ne dépasse le plus souvent pas 15 l. t., la siècles 1175 . En outre, comme il a été indiqué précédemment, il n'est pas impossible qu'une partie du fer, provenant des stocks constitués par les chanoines ou des redevances des forges de Saint-Aubin-Châteauneuf, soit mis en oeuvre à l'ouvrage 1176 . En revanche, pour un ouvrage donné, le coût redevient parfois important : D. Cailleaux cite 'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de L. PRESSOUYRE, 1994, figure p. 898. 1175 CAILLEAUX (D.), La cathédrale en chantier…, op. cit., p. 388. 1176 ID., Ibid., p. 390. 1177 ID., Ibid., p. 386-387.
  139. BERNARDI (Ph.), DILLMANN (Ph.), « Stone skeleton or iron skeleton: The provision and use of metal in the construction of the Papal Palace at Avignon in the 14 th century », dans BORK (R.), dir., De Re Metallica. The uses of metal in the Middle Ages, Ashgate, 2005, p. 297-315. », l'établissement où travaille Colin Midon est sans doute équipé d'un gros marteau. De plus, il fonctionnait peut-être dès cette époque selon le procédé indirect 1183 .
  140. Berthelin Robinet, fevre demourant à Maraye, pour la ferrure de deux chariots ainsi que pour 1180 PJ n° 26, fol. 52 r° ; PJ n° 33. 1181 PJ n° 40. 1182 ROUSSEL (abbé Ch.), Département de la Haute-Marne : dictionnaire historique des communes, 1875, Paris, rééd. 2005, p. 520. 1183 Le procédé indirect semble attesté pour la forge de Doulevant dès 1448 lorsqu'elle est qualifiée de « forge à faire fer ». Le terme de « grosse forge » peut toutefois également désigner ce procédé. Voir la contribution de C. Verna et M. Philippe dans ALVES (G.), ANDRE (L.), BERTRAND (P.), CHEVILLOT (C.), ISNARD (I.), PERCHET (D.), PHILIPPE (M.), ROBERT-DEHAULT (E.), VERNA (C.), La métallurgie de la Haute- Marne…, op. cit., p. 30. -en-Othe était sans doute équipée d'un gros marteau hydraulique en 1413 et fonctionnait peut-être également selon le procédé indirect 1187 . III.2.1.1.4 Le fer « apporté de Vendeuvre » En 1411-1412, toujours dans le cadre de la mise en place du même chaînage, le les comptes, mais elle n'est pas anodine : à la même époque commencent les travaux préparatifs pour la construction du clocher de la croisée avec notamment « l'amenage » du bois, dont une partie provient justement de la région de Vendeuvre-sur-Barse 1189 , et pour le transport duquel la fabrique fait construire deux chariots 1190 . C'est donc vraisemblablement à l'occasion Ferraria : la ville comprend deux hameaux nommés respectivement « les Grandes forges » et « les Petites Forges », forges 1185 PJ n° 42, fol. 19 r° et 22v°-23r°. 1186 BRAUNSTEIN (Ph.), « Les forges champenoises de la comtesse de Flandres (1372-1404)
  141. », Annales ESC, juillet-août 1987, p. 747-777.
  142. 1187 La découverte de cette production de gros barreaux de fer à la forge de Maraye-en-Othe vient remettre en question les hypothèses de Ph. Braunstein selon lesquelles cette forge créée par la comtesse de Flandres n'était pas à caractère hydraulique, ID., Ibid. 1188 PJ n° 41, fol. 18 v°. 1189 Depense pour l'accomplissement de l'amenage du bois de Vandeuvre, Arch. dép. Aube, G 1560, fol. 23 r°. 1190 PJ n° 42, fol. 22 v°-23 r° ; Arch. dép. Aube, G 1560, fol. 22 v° et 23 r°. 'année 1431-1432 et la dernière date de 1519-1520, dernière année comptable
  143. BOUTIOT (T.), Dictionnaire topographique du département de l'Aube comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie Nationale, 1874, p. 176.
  144. BOUTIOT (T.), Notes sur les anciennes exploitations métallurgiques des contrées composant le département de l'Aube, Paris, Imprimerie impériale, 16 p. 1193 Actuelle commune de Talus-Saint-Prix.
  145. 1194 Les deux objets en question faits de « fer fondu » sont des roelles servant à aider à tirer pierres à la carrière, Arch. dép. Aube, G 4417, fol. 46 r°. Le terme de « roelle », qui désigne une petite roue, doit probablement être interprété dans ce cas comme un synonyme de poulie. La fonte de tels objets était aisée et fréquente comme en atteste les mentions plus tardives de « poulies de fer de fonte » citées plus bas, GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française…, op. cit., tome VII, p. 218. 1195 Les premières mentions d'achat de fer du Reclus par le procureur de la fabrique datent de 1431, aucun indice ne permet cependant de confirmer l'hypothèse qu'il s'agit déjà à cette époque de structures de production fonctionnant selon le procédé indirect. ayant pu exister à l'abbaye du Reclus. On sait seulement qu'en 1581, il est fait mention à proximité du site abbatial des « forges du Reclus » 1196 . Ces forges apparaissaient déjà en 1556 'abbaye du Reclus aux évêques de Troyes pourraient ici être invoqués : l'abbaye est en effet fondée par les évêques de Troyes saint Bernard et Hatton en 1141 ou 1142, d'après le nom du moine Hugo Reclusus 1199 . Jean du Reclus reconnaît la justice de l'abbaye de Faremoutiers en 1195, l'abbaye n'a cependant jamais pris un grand développement 1200 . On constate que ce fer du Reclus est toujours acheté à un marchand, en général le marchand qui traite principalement avec la fabrique au cours d'une période donnée : la femme de Gauthier Pietrequin dans les années 1430 puis Pierre Arrard et Pierre Paillot dans les années 1500. Il n'est donc pas évident que les liens ayant uni l'évêché de Troyes à l'abbaye aient directement prévalu pour la fourniture du fer pour le chantier de la cathédrale. Il est cependant possible de supposer qu'entre autres marchandises, le fer du Reclus disposait peut-être d'exemptions de taxes ayant facilité l'introduction de la production de l'abbaye sur le marché troyen 1201 . 1196 Arch. dép. Marne, 21 H 27, pièce n° 9. Ces informations nous ont été transmises par K. Berthier. 1197 Arch. dép. Marne, 21 H 27.
  146. BENOIT (P.), « L'industrie cistercienne… », op. cit. 1199 BARTHELEMY (comte E. de), La ville de Sézanne et l'abbaye du Reclus. Notes historiques, Troyes, Dufour-Bouquot, 1879, p. 19. 1200 ID., Ibid, p. 21. 1201 Ph. Braunstein mentionne l'exemption de taxes de certains fers provenant de la forêt d'Othe aux péages de la ville de Troyes, BRAUNSTEIN (Ph.), « Les forges champenoises… », op. cit. 'église Saint-Jean-au-Marché : la première mention date de 1475-1476 et le quatre autres de la période 1506-1509. Le site de Cosdon (Aube) est situé en pays d'Othe sur l'actuelle commune de Paisy- Cosdon à environ 25 km à l'ouest de Troyes. Ses terres, traversées par la Vanne, appartiennent aux chanoines de l'église collégiale de Saint-Etienne de Troyes depuis la fin du XII e siècle. Baillées à un marchant troyen, Jean de Villiers en 1457, elles possédaient alors déjà une forge hydraulique possédant au moins une roue permettant d'actionner un marteau 1202 . Elle est attestée dans la seconde moitié du XV e siècle et disparaît au XVI e siècle pour être remplacée par un moulin bladier 1203 . J. Rouillard, se fondant sur la présence de laitiers sur le site, suspecte cependant la présence d'une industrie fonctionnant selon le J. Rouillard. Enfin, en 1508, un certain Grand Jean, marchand troyen, vend deux types de fer à la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché : . le cent entre 1506 et 1509. 1202 ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière… op. cit., p. 407-408. 1203 ID., Ibid, p.519. 1204 ID., Ibid, p.408. Année Ouvrier et qualification Utilisation Masse Prix à la livre 1475-76 Pierre Arrart, épicier Perrin l'Avocat, serrurier . t. le cent 1205 . C'est l'unique mention concernant cette provenance. Le lieu dont la sémantique est la plus proche est celui de Chennegy (Aube), situé sur l'Ancre, également en forêt d'Othe, quelques kilomètres à l'est de Cosdon. On sait qu'il y a eu plusieurs usines sidérurgiques sur l'Ancre à Chennegy au Moyen Age. L'une, située très probablement sur l'étang de Bercenelle, apparaît sporadiquement dans les sources écrites et disparaît vite, à la fin du XIV e siècle 1206 . L'autre, située dans le finage de Chennegy en aval de l'agglomération, est maintenant connue comme un important site sidérurgique ayant fonctionné de la fin du XIV e au début du XVI e siècle, selon le procédé indirect. Le lieu aujourd'hui appelé « La Forge » était autrefois appelé « La forge , seul site fonctionnant à cette époque à Chennegy. 1205 PJ n° 70, fol. 226 r°. 1206 ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière… op. cit., p. 405. 1207 ID., Ibid., p. 400-401, 404-405, 596. de récupération, n'est pas le fer produit par l'église, mais celui qui est stocké dans la loge de l'oeuvre. Ses origines peuvent être diverses : la loge contient non seulement les vieux fers, mais également le fer acheté en gros en prévision d'ouvrages à venir ou encore les surplus des années précédentes. Il ne s'agit donc pas nécessairement d'un fer de récupération. 'église » sont beaucoup plus parcimonieuses pour les trois autres églises troyennes avec une seule mention chacune sur l'ensemble des comptes étudiés. 1208 PJ n° 75, fol. 51 v°.
  147. VERNA (C.), BENOIT (P.), « La sidérurgie de Clairvaux au Moyen Age », Histoire de Clairvaux. Actes du Colloque, juin 1990, Bar-sur-Aube, 1991, p. 85-111 ; BOUTIOT (T.), Notes sur les anciennes exploitations métallurgiques …, op. cit. 1210 ALVES (G.), ANDRE (L.), BERTRAND (P.), CHEVILLOT (C.), ISNARD (I.), PERCHET (D.), PHILIPPE (M.), ROBERT-DEHAULT (E.), VERNA (C.), La métallurgie de la Haute-Marne…, op. cit., p. 24. 1211 Arch. dép. Aube, G 1577, fol. 63 v°, fol. 118 v° ; G 1579, fol. 106 v° ; G 1580, fol. 211 v°. III.2.
  148. -finis 1216 . Selon M. Arnoux, bien qu'on les comptes ne le mentionnent pas, une grande partie du fer consommé à Rouen viendrait d'Espagne 1217 . Cependant en 1477- 1478, seule 'on peut faire sur les chiffres fournis par les comptabilités portuaires, notamment car les bourgeois de la ville, exempts de taxes, n'y figurent qu'exceptionnellement 1219 . Or ces mêmes bourgeois assuraient sur place une part importante du commerce du fer. Son approvisionnement semble même être dominé par quelques marchands rouennais dès la fin du XIV e siècle 1220 . La thèse développée par M. Arnoux selon laquelle la majeure partie du fer consommé en ville viendrait d'Espagne, par opposition au fer d'Othe », dans BENOIT (P.), CAILLEAUX (D.), éd., Moines et métallurgie dans la France médiévale, Paris, A.E.D.E.H., 1991, p. 193-212.
  149. 1213 Sur les forges d'Aix-en-Othe, ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière… op. cit., p. 392-397 ; BECK (P.), BRAUNSTEIN (Ph.), PHILIPPE (M.), « Le bois, le fer et l'eau en forêt d'Othe à la fin du Moyen Age : bilan et perspectives », Cahiers du Centre de Recherches historiques de l'EHESS, n° 13, octobre 1994, p. 1-13. 1214 LARDIN (Ph.), Les chantiers du bâtiment en Normandie orientale (XIV e -XVI e s.)…, op. cit., p. 226. 1215 MOLLAT (M.), Le commerce maritime normand à la fin du Moyen Age : étude d'histoire économique et sociale, Paris, Plon, 1952, p. 279. 1216 MONTELLIARD (N.), « Artisans et artisanat du métal à Rouen à la fin du Moyen Age », dans BENOIT (P.), BRAUSTEIN (Ph.), dir., Hommes et travail du métal dans les villes médiévales, Paris, AEDEH, 1988; p. 109-126.
  150. « Si la réalité des importations ne saurait faire de doute, on cherche vainement dans les comptes de construction ce produit qui devrait s'y trouver en abondance », ARNOUX (M.), Mineurs, férons et maîtres de forge : études sur la production du fer dans la Normandie du Moyen Age, XI e -XV e siècles, Paris, éd. du CTHS, 1993, p. 327.
  151. MOLLAT (M.), Le commerce maritime normand…, op. cit., p. 279. Il s'agit de l'actuelle ville de Verneuil- sur-Avre située à une centaine de kilomètres au sud de Rouen. 1219 LARDIN (Ph.), Les chantiers du bâtiment en Normandie orientale (XIV e -XVI e s.)…, op. cit., p. 227. 1220 ID., Ibid., p. 232. d'origine locale qui alimenterait surtout les campagnes peut donc être contestée 1221 .
  152. N. Monteillard propose quant à elle une équivalente répartition entre fer maritime provenant essentiellement d'Espagne et fer arrivant par voie fluviale d'origine locale, d'après l'étude des comptes de la vicomté de l'Eau à la fin du XV e siècle 1222 . En revanche, selon Ph. Lardin, le fer consommé à Rouen a surtout une origine locale, les mentions de fer d'Espagne ne pouvant être interprétées sur le plan quantitatif 1223 . Il identifie trois régions fournissant la majeure partie de la production normande dès la fin du XIV e siècle : le pays d'Ouche, le 'A.-M. Desaulty sur la filiation minerai/scorie/inclusions d'après leurs compositions chimiques respectives 1226 . D'après la composition de leurs inclusions, 14 des 41 fers prélevés sur les églises rouennaises semblent certains correspondent 1221 ARNOUX (M.), Mineurs, férons et maîtres de forge…, op. cit., p. 327. . FOSSIER et P. BENOIT, 1987, p. 35-40.
  153. LARDIN (Ph.), Les chantiers du bâtiment en Normandie orientale (XIV e -XVI e s.)…, op. cit., p. 230. Sa conclusion rejoint les considérations de BENOIT (P.), « Métal et construction en France…», op. cit. 1224 LARDIN (Ph.), Les chantiers du bâtiment en Normandie orientale (XIV e -XVI e s.)…, op. cit., p. 230. 1225 ARRIBET-DEROIN (D.), Fondre le fer en gueuses…, op. cit., p. 218. 1226 Elle étudie le matériel issu du site de Glinet, fouillé par D. Arribet-Deroin pour la filière indirecte et de plusieurs sites fouillés ou prospectés par C. Colliou pour la filière directe. à une production antérieure à la période médiévale. En l'état actuel de la recherche 1227 , le site de Forges-les-Eaux est le seul correspondant à une production du bas Moyen Age et d'après leurs teneurs en Mn, P, Al et Si, seuls deux échantillons pourraient être compatible avec sa production : OUEN 02 et OUEN 11. 'église Saint-Ouen. Les deux tiers des échantillons analysés ne sont toutefois pas compatibles avec les scories du pays de Bray et confirment bien par là même la diversité des sources d'approvisionnement. En l'absence d'autres études locales comme celle d'A.-M. Desaulty sur le pays de Bray normand, il est impossible d'émettre une hypothèse pour leur origine. On peut cependant s'interroger sur l'incompatibilité d'au moins quinze d'entre eux avec un fer espagnol, car leurs inclusions contiennent des teneurs importantes de phosphore, élément qui 'anecdote qu'elles ne caractérisent une des principales sources d'approvisionnement 1229 . 1227 COLLIOU (C.), « Prémices à une approche de la métallurgie…», op. cit., ; COLLIOU (C.), Rapport de fouille, Le Chemin du Flot…, op. cit. 1228 Pour les trois autres échantillons, seule la datation de l'agrafe OUEN 20, posée après 1525 est compatible avec la chronologie du site de Glinet. Elle peut cependant également provenir d'une restauration postérieure au XVI e siècle ; le goujon OUEN 08 est quant à lui vraisemblablement antérieur aux premières mentions du haut fourneau de Glinet et la cheville OUEN 16 date de 1700, période à laquelle le haut fourneau de Glinet a cessé toute activité, ARRIBET-DEROIN (D.), Fondre le fer en gueuses…, op. cit. 1229 PJ n° 15, fol. 71 v° et G 2522, fol. 40 v°. 'édifice.
  154. D'aucuns en ont donc conclu qu'il s'agissait bien d'un chaînage fait de fer d'Espagne 1238 . Les récentes analyses métallographiques d'une soixantaine d'échantillons prélevés sur ces 1232 Elle affirme toutefois qu'il est difficile d'appréhender la qualité de ces fers d'origine internationale et se demande si leur coût plus élevé n'est pas uniquement lié aux frais de transport et à la conjoncture économique, CHAPELOT (O.), « Les ouvriers du métal en Bourgogne…», op. cit.
  155. LEFEBVRE (E.), La place et le rôle des métaux…, op. cit., p. 88. D'après une ordonnance de l'échevinage d'Amiens datée de 1374, le fer d'Allemagne et le fer du Hainaut ne peuvent être vendus sous cette appellation, THIERRY (A.), éd, Recueil des monuments inédits de l'histoire du Tiers Etat, t 1, Les pièces relatives à l'histoire de la ville d'Amiens depuis l'an 1057 jusqu'au XVe siècle, F. Didot Frères, Paris, 1850, p. 675-778. 1234 LEFEBVRE (E.), La place et le rôle des métaux…, op. cit., p. 88. 1235 ID., Ibid. ; DURAND (G.), Monographie de l'église Notre-Dame cathédrale d'Amiens, tome 1, 1901, 535 p. 1236
  156. Dans un premier temps, les experts envisagent de remplacer partiellement le fer d'Espagne par des pièces de bois, en raison de son coût trop élevé, mais lors de la seconde visite, ils décident finalement que ce chaînage devra être fait de bon fer d'Espagne et non d'autre fer ne de bois, LEFEBVRE (E.), La place et le rôle des métaux…, op. cit., p. 78-79. 1237 ID., Ibid., p. 79. 1238 SANDRON (D.), Amiens. La cathédrale, Paris, éditions du Zodiaque, 2004, p. 41. XV e et XVI e siècles, ce n'est pas le cas dans les régions plus méridionales, en particulier les Pyrénées et la péninsule ibérique 1240 , qui voient une 'Espagne ? Ou tout simplement méconnaissance des caractéristiques des ces fers vendus au Moyen Age sous l'appellation de « fer d'Espagne » ? E. Lefebvre a discuté dans son mémoire de ces différentes hypothèses 1242 . De manière plus générale, cet 'Espagne coûtant 10 d. t. la livre, soit 1239 DILLMANN (Ph.), « De Soissons à Beauvais : le fer des cathédrales de Picardie », dans L'emploi du fer et du plomb…, op. cit., sous presse. 1240 VERNA (C.), Le temps des moulines…, op. cit., p. 316-320 pour les Pyrénées. 1241 CANTELAUBE (J.), La forge à la catalane…, op. cit. 1242 LEFEBVRE (E.), La place et le rôle des métaux…, op. cit., p. 87-88. 1243 ID., Ibid., p. 87. 1244 Quelques échantillons ont en effet montré l'utilisation de fer de réduction directe. 1266 ARRIBET-DEROIN (D.), Fondre le fer en gueuses…, op. cit., p. 80-84. 1267 HERCHIN (M.), L'implantation de hauts fourneaux…, op., cit. ; BELHOSTE (J.-F.), LEON (P.), « Naissance d'une sidérurgie moderne aux confins du Berry (fin XIV e -XV e s.) », dans Mélanges Jean-Yves Ribault, Cahiers d'archéologie et d'histoire du Berry, 1996, p. 45-52. 1268 ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière…, op. cit., p. 407-410.
  157. BOUTIOT (T.), Notes sur les anciennes exploitations métallurgiques…, op. cit 1270 PJ n° 49, fol. 46 r°. 1271 VERNA (C.), Les mines et les forges des Cisterciens…, op. cit., p 66-67.
  158. Il relie cette permanence du procédé direct à la bonne adéquation entre le minerai local à gangue calcaire, la « minette », et la réduction en bas fourneaux, LEROY (M.), « Autour de la « minette »… », op. cit. 1276 ID., Ibid. 1277 PJ n° 80, fol 79 r° et fol. 79 v° et PJ n° 81. 1278 ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière…, op. cit., p. 596. 1279 ID., Ibid., p. 596. 1280 ID., Ibid., p. 597.
  159. L'impact de cette crise monétaire qui touche l'ensemble du royaume de France a été étudié par Ph. Lardin pour la Normandie orientale. Il met en évidence que dans cette région, le prix de la livre de fer atteint 6 s. t. soit suivantes, mais le prix de la livre de fer, à 12 d. t. en 1425-1426 et 15 d. t. en 1433 ne semble pas stable avant la fin des années 1430 où il retombe à 10 d. t. Il baisse ensuite doucement pendant quarante ans à 9 d. t. à la fin des années 1440, 8 d. t. au début des années 1450, puis 1375 et 1500 montre quatre faits principaux (cf. Figure 293) : -une première baisse du prix du fer au tout début du XV e siècle (1) ;
  160. -une hausse brutale suivie d'une période d'instabilité d'une vingtaine d'années à partir de 1419 traduisant les troubles politico-économiques de la région et du royaume de France suite à l'invasion anglaise (2) ;
  161. -années 1410, LARDIN (Ph.), « La crise monétaire de 1420-1422… », op. cit. 1282 LARDIN (Ph.), Les chantiers du bâtiment en Normandie orientale (XIV e -XVI e s.)…, op. cit., p. 270. tableau de la sidérurgie normande médiévale tel qu'il est actuellement connu par l'étude des sources écrites et l'archéologie de terrain 1288 . Ce n'est en effet qu'au dernier tiers du XV e siècle que le procédé wallon se répandit en Normandie et dans la région rouennaise : D. en 1451 1291 . Toutefois, 1288 En l'absence d'opérations archéologiques dans la région, mis à part les fouilles menées par D. Arribet- Deroin sur ce même site de Glinet et celles de C. Colliou sur des sites de réduction directe bien plus précoces, ce portrait de la sidérurgie normande avec l'apparition et l'implantation du procédé indirect repose presque uniquement sur l'étude des textes, de l'iconographie et du vocabulaire spécifique qui lui est lié, BELHOSTE (J.-F.), LECHERBONNIER (Y.), ARNOUX (M.), ARRIBET (D.), AWTY (B. G.), RIOULT (M.), La métallurgie normande…, op. cit. 1289 ID., Ibid., p. 51. 1290 ARRIBET-DEROIN (D.), Fondre le fer en gueuses…, op. cit. 1291 BELHOSTE (J.-F.), LECHERBONNIER (Y.), ARNOUX (M.), ARRIBET (D.), AWTY (B. G.), RIOULT (M.), La métallurgie normande…, op. cit., p. 51. Année Masse (livres)
  162. Masse (kg) Prix 1497-1498 2303 l. 1126 kg 28 l. 11 s. 8 d. 1498-1499 3606 l. 1763 kg 45 l. 1 s. 6 d. 1499-1500 N. D. N. D. N. D. 1500-1501 1248 l. 610 kg 15 l. 12 s. t.
  163. Tableau 126 : Récapitulatif des achats de fer pour faire les armatures de vitraux des baies hautes de la nef de la cathédrale de Troyes entre 1497 et 1502. Année Masse (livres)
  164. Masse (kg) 1375-1376 2701,5 l. 1321 kg 1376-1377 Lacune lacune 1377-1378 1322,5 l. 646,7 kg 1378-1379 2092 l. 1023 kg 1379-1380 900 l. 440,1 kg 1380-1381 965,5 l. 472,1 kg Total 7981,5 l.
  165. Période Masse (livres)
  166. Masse (kg) avril 1430 -juin 1430 479,75 l. 234,6 kg avril 1431-juin 1431 995 l. 486,6 kg juillet 1431-juin 1432 1339 l. 654,8 kg juillet 1432-juin 1433 1511-1512 en barreaux, agrafes, goujons et autres petits éléments. 'église Saint-Jean-au- Marché de Troyes ne dépasse pas 5 tonnes entre 1555 et 1558, dont la moitié pour l'année 1557-1558 1303 . Enfin, valeur la plus importante, la des Papes, pour lequel il compte en l'espace de onze mois, l'achat d'au moins 16,5 tonnes de fer et plus probablement d'une vingtaine, dont 4 environ furent livrées au seul mois de mai 1347 1308 . Il faudrait dans ce cas précis plus d'une quinzaine d'ateliers comme celui décrit ci-dessus pour pouvoir subvenir à de tels besoins pendant ce laps de temps. En termes de quantités, cette hypothèse ne relève pas de l'impossible, d'autant que si l'on ramène le tout à la consommation annuelle, une demi-douzaine
  167. Moyen Age : la « mouline », atelier de production fonctionnant selon le procédé direct mais 1303 Il s'agit bien là de valeurs maximales estimées pour un prix de la livre de fer ouvrée équivalent à 12 d. t., ce qui est le minimum constaté pour l'époque. 1304 Estimées à partir de la dépense du serrurier pour un prix à la livre de 8 d. t. correspondant à cette période. 1305 Soit le poids d'une grosse bombarde, BENOIT (P.), DILLMANN (Ph.), FLUZIN (Ph.), « Iron, cast iron and bronze… », op. cit.
  168. Paul Benoit émet l'hypothèse que la capacité maximale de production d'un bas fourneau non activé à l'énergie hydraulique est aux alentours de 20 kg de fer en barres, BENOIT (P.), « La marque du fer »…, op. cit. 1307 LEROY (M.), MERLUZZO (P.), FLUZIN (Ph.), LECLERE (D.), AUBERT (M.), PLOQUIN (A.), « La restitution des savoir-faire… », op. cit. ; CREW (P.), CHARLTON (M.), « The anatomy of a furnace… », op. cit. 1308 BERNARDI (Ph.), DILLMANN (Ph.), « La place du métal dans la construction »…, op. cit. Année Nombre de pièces Masse totale Masse unitaire (l.) Masse unitaire (kg) 1498-1499 26 bandes 1157 l. 44,5 l. 21,8 kg 1498-1499 12 bandes 544 l. 45,3 l. 22,2 kg 1502-1503 1 petit barreau 28 l. 28 l. 13,7 kg 1504-1505 30 bandes 1285 l. 42,8 l. 20,9 kg 1506-1507 de fer, capacité de production, temps, matériaux et personnel requis, ventilation naturelle, manuelle ou hydraulique, sont est nécessaire ? Combien de forgerons sont requis pour cette opération ? S'agit-il d'un travail spécialisé ? Y a-t-il utilisation de structures spécifiques ? Quelle est la perte de métal ? L'épuration est encore fort peu connue en archéométallurgie et bien souvent occultée par l'opération de réduction. En l'absence d'infrastructure majeure, cette phase ne laisse en effet aucune trace caractéristique en fouille et est donc difficile à caractériser par ce biais. A l'heure actuelle, aucune donnée archéologique de terrain n'est disponible sur cette opération pourtant essentielle de la chaîne opératoire. Les seules informations disponibles proviennent des résultats d'opérations d'archéologie expérimentales comme celles de M. Leroy et P. Merluzzo 1319 , celles de P. et S. Crew 1320 ou encore les opérations plus récentes conduites par R. Aranda et l'équipe de Ph. Dillmann sur le site de Paimpont (Ille-et-Vilaine) en août 1317 Pour les lots de barreaux, la masse estimée est une masse moyenne qui n'est représentative que d'un ordre de grandeur. Il est possible que certaines pièces du lot soient plus petites, ce qui par là même entraînerait que les autres soient plus grosses. 1318 Citons pour la Normandie, les travaux de C. Colliou, pour la Champagne méridionale, ceux de K. Dunikowsi et S. Cabboï et pour la Lorraine, ceux de M. Leroy. 1319 LEROY (M.), MERLUZZO (P.), FLUZIN (Ph.), LECLERE (D.), AUBERT (M.), PLOQUIN (A.), « La restitution des savoir-faire… », op. cit 1320 CREW (P.), CREW (S.), « The experimental production of bar iron », dans MANGIN (M.), éd., La sidérurgie ancienne de l'Est de la France dans son contexte européen, archéologie et archéométrie, Actes du colloque de Besançon, 10-13 novembre 1993, Paris, Les Belles Lettres, 1994, p. 175-176. 2004 1321 et en juillet 2005 sur la plateforme de Melle (Deux-Sèvres) dirigée par F. Tereygeol 1322 (cf. Tableau 130 et Figure 297).
  169. L'HERITIER (M.), JUHIN (A.), DILLMANN (Ph.), ARANDA (R.), BENOIT (P.), « Utilisation des alliages ferreux… », op. cit. 1322 DILLMANN (Ph.), L'HERITIER (M.), « Utilisation des alliages ferreux dans la construction monumentale du Moyen Age. Vers une méthodologie commune des études archéologique et archéométrique », Les matériaux européens de l'architecture, apport de l'archéométrie à l'archéologie du bâtiment, Liège, 17-19 janvier 2005, à paraître. 1323 Voir glossaire. 1324 LEROY (M.), MERLUZZO (P.), FLUZIN (Ph.), LECLERE (D.), AUBERT (M.), PLOQUIN (A.), « La restitution des savoir-faire… », op. cit 1325 CREW (P.), CREW (S.), « The experimental production of bar iron »..., op. cit. 1326
  170. BENOIT (P.), « La marque du fer »…, op. cit. -Inférieure, 2 tomes, Paris, Bibliothèque Nationale, 1982, p. 570. 1351 PJ n° 15, fol° 71 v°.
  171. BENOIT (P.), « Le métal en France au XV e siècle », dans PRIGENT (C.), dir., Art et société en France au XV e siècle, Paris, Maisonneuve et Larose, 1999, p. 503-513. 1353 ARNOUX (M.), Mineurs, férons et maîtres de forge…, op. cit., 646 p. , bien qu'elle semble avoir encore perduré longtemps 1370 . Ce n'est d'ailleurs pas lui qui fournit les deux derniers barreaux achetés en 1412 mais bien Berthelin, le fèvre de Maraye-en-Othe 1371 , qui avait sans doute également les installations hydrauliques 'époque pour réaliser de telles pièces, malgré l'utilisation des structures hydrauliques adéquates.
  172. VERNA (C.), « Les cisterciens auteurs et témoins du renouveau sidérurgique », dans La métallurgie de la Haute-Marne…, op. cit., p. 17-21 ; ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière…, op. cit., p. 255. 1370 Elles existaient encore au XIX e siècle, ROUSSEL (abbé Ch.), Département de la Haute-Marne…, op. cit., p. 520. 1371 PJ n° 42, fol. 19 r°. 1372 PJ n° 40 fol. 171 r°. 1373 A 16 s. 8 d. t. la livre soit environ 7,4 d. t. 1374 PJ n° 42, fol. 19 r°-19 v°.
  173. L'estimation réalisée sur la masse des tirants actuels de ces baies les porte à environ 25 kg ; elle comporte toutefois une part d'approximation. De plus, ces trente bandes de fer qu'acquiert la fabrique n'étaient certainement pas toutes de dimensions identiques, certaines 'objet d'une certaine standardisation dans leurs sections, les tenons, oeuvres du serrurier urbain 'après leur forme, les branches 1383 Tout comme d'autres plus légères. 1384 PJ n° 23, fol. 9 r°. 1385 PJ n° 26, fol. 52 r°. Précisons que ces rodels et quarrez sont faits de fer d'Espagne. Ce matériau particulier n'est toutefois pas la cause du prix plus important. En effet, la mention suivante fait également état de la mise en oeuvre de fer d'Espagne pour des vitraux au prix de 25 s. t. 107,75 l. 4 l. 3,7 % 1467-1468
  174. Cette perte au feu n'est jamais évoquée lorsque le forgeron a acheté lui-même son fer, mais on peut se douter qu'il en subit les conséquences dans les mêmes circonstances. 1390 PJ n° 76, fol. 188 v°. 1391 PJ n° 76, fol. 187 v°-188 r°.
  175. D'après Arch. dép. Seine-Maritime, G 2494, fol. 130 v° ; G 2503, fol. 71 r° ; Arch. dép. Aube, G 1582, fol. 134 r° ; PJ n° 73 ; PJ n° 76, fol. 187 v°-188 v°. 'épuration bien plus poussé 1399 . Ces inclusions sont visibles à l'oeil nu sur la quasi-totalité des sections étudiées. Toutes n'ont toutefois pas une propreté inclusionnaire équivalente. Une adaptation de la norme AFNOR A04-106 a été réalisée afin de tenter de décrire cette propreté plus précisément qu'avec de simples commentaires subjectifs 1400 . La plupart, si ce n'est la quasi-totalité des objets analysés en métallographie ont une propreté inclusionnaire que l'on peut qualifier dans l'ensemble de plutôt mauvaise : sur la cinquantaine de sections longitudinales analysées, une seule a une propreté inférieure à 1*, correspondant à une absence d'inclusions millimétriques, et près de 60 % ont une propreté supérieure à 3*, la moyenne sur l'ensemble des objets étant de 3,1* (cf. Tableau 132).
  176. DILLMANN, (Ph.), ARANDA (R.), L'HERITIER, (M.), FLUZIN, (Ph.), « Forging of iron-steel artefacts... », op. cit. ; DILLMANN (Ph.), L'HERITIER (M.), « Tracing supply and smelting processes... », op. cit. 1396 ROBIN (R.), TERNON (E.), Etude mécanique d'éléments métalliques…, op. cit. 1397 JUHIN (A.), Structure métallographique et comportement mécanique..., op. cit., p. 32. 1398 DILLMANN (Ph.), BERNARDI (Ph.), « Premiers résultats métallographiques… », op. cit. 1399 ID., Ibid. 1400 Voir le chapitre sur les méthodes développées en métallographie. Rouen montrent une distribution quasi gaussienne autour d'une valeur moyenne de 2,8*, les 1401 L'HERITIER (M.), Approches typologique et archéométallurgique…, op. cit. ; DILLMANN (Ph.), Diffraction X, Microdiffraction X et Microfluorescence X…, op. cit.
  177. L'HERITIER (M.), DILLMANN (P.), BENOIT (P.), « Analyse métallographique… », op. cit. [1;1,5[ [1,5;2[ [2;2,5[ [2,5;3[ [3;3,5[ [3,5;4[ [4;4,5[ [4,5;
  178. AFNOR NF A04-106 modifiée d'un facteur 10 en fonction des types d'objets analysés. [1;1,5[ [1,5;2[ [2;2,5[ [2,5;3[ [3;3,5[ [3,5;4[ [4;4,5[ [4,5;
  179. Troyes Rouen Figure 304 : Indices de propreté inclusionnaire selon la norme AFNOR NF A04-106 modifiée d'un rouennaises, s'il a été utilisé pour des raisons pratiques, n'est pas véritablement exact. L'appellation « alliage ferreux » aurait effectivement été plus appropriée en considérant l'hétérogénéité fer/, n'a par ailleurs été découvert. Enfin, les structures en bandes observées sur vingt-cinq sections, soit la moitié des sections longitudinales comme les agrafes de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes,
  180. Rouen, sont la conséquence de l'aplatissement d'un lopin hétérogène sous l'effet du
  181. Pour II billes d'acier à refaire les marteaux de la forge III s. IIII d. t., Arch. dép. Aube, G 1562, fol. 114 v°. 1404 PJ n° 76, fol. 188 v°. J. Rouillard cite également de nombreuses mentions d'aciérages des parties travaillantes des moulins, ROUILLARD (J.), L'homme et la rivière…, op. cit., p. 353-357. Pour plus de détails sur les techniques d'aciérage, on pourra se référer entre autres à BENOIT (P.), GUILLOT (I.), PLOQUIN (A.), Les trois structures de trempe relevées sur OUEN 05a, OUEN 18a et ROU TN7 ne résultent a priori pas d'actions délibérées de la part du forgeron de renforcer le matériau à un endroit précis. Par exemple, la trempe en partie supérieure du goujon ROU TN7 n'a aucune utilité particulière. Tous les autres goujons analysés, en particuliers ceux qui ont été prélevés au même endroit que ROU TN7, à savoir ROU TN6, ROU TS5 et ROU TS6 ne sont même 'un goujon, élément qui n'est pas forcément soumis à des forces très importantes. Le même raisonnement pourrait être répété pour le goujon OUEN 05a ou l'agrafe OUEN 18a. Il est donc plus probable que ces trempes soient accidentelles, peut-être à cause d'un refroidissement trop rapide à l'air après forgeage. Sur l'ensemble des bâtiments sur lesquels des analyses ont été publiées, la majeure partie des échantillons analysés résultaient également d'un tel mélange de fer et d'acier sans répartition ni traitement de forge particulier 1405 . Une seule exception s'est à ce jour présentée : il s'agit des tirants du grand promenoir du Palais des Papes en Avignon pour lesquels Ph. Dillmann a reporté l'emploi d'un acier relativement homogène et peu chargé en inclusions 1406 . Cet emploi, que Ph. la Renaissance : approches archéologique et paléométallurgique », dans Campagnes médiévales : l'homme et son espace, Etudes offertes à Robert Fossier, Paris, Presses de la Sorbonne, 1995, p. 639-652.
  182. L'HERITIER (M.), JUHIN (A.), DILLMANN (Ph.), ARANDA (R.), BENOIT (P.), « Utilisation des alliages ferreux… », op. cit. 1406 DILLMANN (Ph.), BERNARDI (Ph.), « Premiers résultats métallographiques… », op. cit. 1407 BERNARDI (Ph.), DILLMANN (Ph.), « Stone skeleton or iron skeleton... », op. cit. 1408 STEWART (J. W.), CHARLES (J. A.), WALLACH (E. R.), « Iron-phosphorus-carbon system, Part 1... », op. cit. Dans de rares cas, la présence de phosphore semble être bénéfique, améliorant la résistance et la ductilité du fer, GOODWAY (M.), FISHER (R.M.), « Phosphorus in low carbon iron : its beneficial properties », Historical Metallurgy, vol. 22, p. 21-23. Les conditions très particulières pour obtenir ce type de fer (faibles teneurs en phosphore et absence de carbone) ne concernent toutefois pas les objets analysés dans cette étude. 1409 STEWART (J. W.), CHARLES (J. A.), WALLACH (E. R.), « Iron-phosphorus-carbon system, Part 1... », op. cit. 1410 Entre 900 et 1400 °C suivant la teneur en phosphore, d'après le diagramme fer-phosphore réduit présenté dans BUCHWALD (V.F.), WIVEL (H.), « Slag analysis…», op. cit.
  183. « Prominent metallurgists refer to phosphorus as treacherous ». Stead cité par Stewart et al. dans STEWART (J. W.), CHARLES (J. A.), WALLACH (E. R.), « Iron-phosphorus-carbon system, Part 1... », op. cit. 1412 PIASKOWSKI (J.), « Phosphorus in iron ore and slag and in bloomery iron », Archaeomaterials, vol. 3, n°1, 1989, p. 47-59.
  184. VEGA (E.), DILLMANN (Ph.), FLUZIN (Ph.), « Contribution à l'étude du fer phosphoreux… », op. cit. ; VEGA (E.), DILLMANN (Ph.), L'HERITIER (M.), FLUZIN (P.), CREW (P.), BENOIT (P.), « Forging of phosphoric iron. An analytical and experimental approach », dans Archaeometallurgy in Europe, Milan, 2003, AIM, p. 337-346.
  185. STEWART (J. W.), CHARLES (J. A.), WALLACH (E. R.), « Iron-phosphorus-carbon system, Part 1... », op. cit. 1415 VEGA (E.), DILLMANN (Ph.), FLUZIN (Ph.), « Contribution à l'étude du fer phosphoreux… », op. cit. liquide, et qui est selon toute vraisemblance liée à la nature phosphoreuse du métal composant l'objet. Ces différents exemples prouvent d'une part que les forgerons médiévaux avaient un savoir-faire pour forger ce matériau, ou bien qu'ils savaient tout du moins s'accommoder de ses inconvénients, mais d'autre part que leur forgeage n'était probablement pas aussi aisé que l'accumulation des exemples pourrait le laisser envisager. Il est impossible de savoir combien d'objets se sont ainsi fissurés et ont du être reforgés. Tout comme la présence d'inclusions, ces teneurs en phosphore ne sont certainement pas sans conséquences sur le comportement mécanique de ces fers de construction. Il en sera question ultérieurement. , produit en masse et qui, après une épuration plutôt peu poussée, n'a ni fait l'objet
  186. JUHIN (A.), Structure métallographique et comportement mécanique..., op. cit. 1417 BERNARDI (Ph.), DILLMANN (Ph.), « La place du métal dans la construction »…, op. cit. 1418 ROBIN (R.), TERNON (E.), Etude mécanique d'éléments métalliques…, op. cit. et TAUPIN (J.-L.), « Le fer dans les cathédrales…, op. cit. transept sud : un siècle plus tard, ils se rompaient et entraînaient dans leur ruine l'effondrement de cette partie de l'édifice. Ces tirants de fer étaient-ils par précaution volontairement surdimensionnés par les architectes médiévaux ? Ou ne jouaient-ils qu'un rôle dynamique dans le monument, ne se tendant qu'en cas de sollicitation de la structure lors de conditions climatiques ou telluriques exceptionnelles par exemple ? Si de nombreux usages du fer ont jusqu'à récemment été incompris, c'est en effet car l'équilibre des églises et cathédrales gothiques ne saurait se réduire à leur seule statique, comme J.-L. Taupin l'a démontré pour la cathédrale de Beauvais. Ces édifices sont constamment en mouvement et « jouent avec la mécanique » 1442 . Le rôle de nombreuses petites pièces de fer, agrafes sur les balustrades, attaches de statues, goujons et barres de colonnettes monolithiques, ne peut également se comprendre qu'à travers cette approche. Mais sans s'attarder sur la question des petits éléments servant à l'attache du décor, qui, malgré leur abondance ne peuvent s'apparenter à des emplois structurels, les divers tirants et chaînages qui ont été observés, parfois en tension, parfois détendus, entrent-ils tous à part entière dans la statique ou la dynamique de l'édifice ? Pour l'exemple des vitraux, malgré les hypothèses de J.-L. Taupin, cela dit fort justifiées sur le rôle important que devait jouer l'armature de fer dans la dynamique des grandes fenêtres gothiques, notamment sous l'influence de la pression des vents 1443 , la récente étude R. Bartel et al. sur la modélisation d'une fenêtre gothique de l'église Saint-Georges de Nördlingen a au contraire montré que le rôle des fers dans ses fenêtres était apparemment très faible pour sa statique et sa dynamique lorsqu'elle est soumise aux poussées des vents 1444 . Une étude isolée, malgré tout le crédit et la valeur que l'on peut lui accorder, ne saurait se suffire en conclusion. En effet, comme nous l'avons vu, au cours des différents styles de la période gothique, les types de fenêtres ainsi que l'importance du métal dans ces dernières évoluent. Le remplage, la surface vitrée et la 1442 MONNIER (E.), « Des monuments qui jouent avec la mécanique »…, op. cit. 1443 TAUPIN (J.-L.), « Le fer des cathédrales »…, op. cit. 1444 BARTEL (R.), SCHIEMANN (L.) et JAGFELD (M), « Static analysis and evaluation... », op. cit. partir duquel ces nouveaux ateliers de production acquièrent une importance suffisante, que ce soit par leur nombre ou leur meilleure maîtrise technique du procédé, pour prendre le pas sur la filière plus traditionnelle. Les premiers résultats sur la Normandie orientale et la Champagne méridionale sont très prometteurs pour permettre d'envisager, avec la multiplication des échantillons, une siècle. En Bourgogne occidentale, la restauration de la cathédrale d'Auxerre a vu la dépose d'un matériel d'étude conséquent, permettant d'envisager le même type d'approche pour les XIV e et XV e siècles 1453 . Enfin, entre Champagne et Normandie, l'Ile-de-France fera l'année prochaine l'objet d'une étude sur l'utilisation du fer dans la construction gothique. Cette extension des , ou même transalpines, où les problématiques historiques ou architecturales sont différentes. Souhaitons, pour un développement optimal de ces travaux, qu'un partenariat entre architectes et archéologues puisse s'avérer réalisable. Les récents travaux réalisés sur la cathédrale d'Auxerre ont bien montré le potentiel d'un véritable suivi archéologique des restaurations 1454 . A terme nécessaire, il ne pourra que contribuer à une meilleure connaissance de l'histoire passée, présente et future de ces grands monuments. 1453 AUMARD (S.), « L'emploi du plomb… », op. cit. Contact a été pris avec l'équipe de Chr. Sapin pour réaliser l'étude métallographique de ces fers dans l'optique du colloque sur la cathédrale qui aura lieu à l'automne 2007. 1454 ID., Ibid.
  187. Agrafe, agrappe, grappe, graffe, ou crampon, crappon : Pièce de fer recourbée à angle droit à ses deux extrémités et servant à relier ensemble deux pierres contiguës. Dans les comptes médiévaux et plus généralement dans le vocabulaire architectural, les termes d'agrafe et de crampon sont des synonymes presque parfaits. Les définitions de Chabat et de Viollet-le-Duc en sont la preuve, bien qu'elles ne le disent pas explicitement. Viollet-le-Duc emploie pour sa part la même définition pour les deux éléments, à savoir « pièce (ou morceau) de fer ou de bronze reliant ensemble deux pierres » 1457 . Chabat mélange de son côté habilement les termes : une agrafe est un « morceau de fer plat, replié aux deux bouts comme un crampon » 1458 et les crampons, outre leur définition similaire, sont également qualifiés de « sortes d'agrafes » 1459 . 'on dénomme en général « pattes » ou « retours » de l'agrafe.
  188. Anneaux, annulis : Barlotières de forme circulaire que l'on retrouve souvent dans le réseau des baies ou dans les roses. Ces barlotières sont également dénommées cercles ou ronds suivant les comptes. Ancre : Elément vertical destiné à arrêter un chaînage. 1457 VIOLLET-LE-DUC (E.), Dictionnaire raisonné…, op. cit., tome 1, p 11 ; tome IV, p. 370.
  189. CHABAT (P.), Dictionnaire des termes…, op. cit., tome 1, p.19. P. Chabat mentionne également des agrafes pouvant présenter la forme de double queue d'aronde, diversifiant ainsi un peu le terme. 1459 ID., Ibid., tome 1, p. 376.
  190. Grosses barres, gros barreaux, magnis barrellis : Ces termes désignent les barlotières- tirants lorsqu'ils sont liés aux fenêtres. Dans le cas contraire il s'agit de grosses barres de chaînages. Loquet, loquetis : Tenon ou panneton (voir barre loquetée) 1464 . Montant : Grande barlotière verticale apportant une subdivision de l'espace supplémentaire. Les montants sont le plus souvent utilisés dans les fenêtres à lancette unique pour pallier l'absence de meneaux, ou dans celles à lancettes multiples lorsque ces lancettes sont très larges (de l'ordre du mètre).
  191. Paillettes, pailles, paillettis : Clavettes Ronds, rodels : Voir anneaux.
  192. Touroullière, toreilliere, tourreiliere : anneaux fixés à la porte et dans lesquels court la tige du verrou nommé toreil 1466 .
  193. Trépied, trepie, trepier : Probablement une barlotière à trois pieds. La forme précise vraisemblablement un triangle ou un T n'a pas pu être clairement établie 1467 . La forme de T semble cependant l'hypothèse la plus plausible.
  194. C'est sur ce terme que le plus grand nombre de contresens sont à relever, CLEMENT-CHARPENTIER (S.), « Le rôle des éléments métalliques…», op. cit. ; ROSEROT de MELIN (Mgr J.), Bibliographie commentée…, op. cit., p. 194. Le terme de loquet, lorsqu'il s'agit d'un vitrail ou qu'il est associé à une barre dans l'expression « barre loquetée » n'est pas relatif à un élément de serrurerie, mais désigne simplement un tenon ou une barre pourvue de tenons. 1465 CHABAT (P.), Dictionnaire des termes…, op. cit., tome 2, p. 1376. 1466 GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française…, op. cit., tome 7, p. 752.
  195. 3.3.7 Balustrades et cheminement extérieur I.1.3.4 A l'étage des fenêtres hautes I.1.3.
  196. I.1.4.3 Synthèse sur les dépenses pour forge I.1.5 Synthèse : l'emploi
  197. L'évacuation des eaux : gargouilles et chanlattes II.
  198. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Jourdain de Lestre oublié à mectre entre la Saint Johan et la Saint Michel, c'est assavoir II tirans pesant XXVIII l. de fer mis des II costes d'une foillolle en la grelle tour pour tenir la plus ferme ensemble, pour ce XXVIII s. en la sepmaine d'apres Saint Pierre et Saint Paoul. Item audit Jourdain pour autres parties ouvrées en graffes, goujons et vertevelles, baillés par parties à maistre Johan Perier en euvre par les massons au pignacle du coste de l'o, lesquelles parties le dit Perier m'a baillé en gros le pesant à XXXII l. de fer, pour ce, XXXII s. Pour ces II parties compté au dit Jourdain, LX s. t. A. Original, registre, papier, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2483, fol. 143 v°.
  199. 1420, 24 juin -1421, 24 juin.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : -fol. 5 r°- Item eidem [Roberto Lataille] pro XXIIII or vertevelles et XXIIII crampons de fer pour asseoir les ymages du portail Saint Johan, pesans en somme VI xx III l. de fer, pour chascune l. II s. XI d., valent XVII l. XVIII s. IX d. -fol. 5 v°- Item Johanni le Hun, ymagium, pro XIX ymaginibus factis et operatis de lapidibus fabrice positis et situatis in dicto portallo Sancti Johannis, per forum factum per magistrum Johannem Sallvart et Johannem Rousselli, pro qualibet ymagine, VIII l. De quibus fuit visum per operarios ad hoc cognoscentes quod deberet ecclesie contentus tam pro expensis factis cum dictis operariis quod cum aliis etc. pro qualiter pethia, VII l., etc., valent VI XX XIII l. A. Original, registre, parchemin, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2486. antiquo in dicta forma reperto pro qualiter libra, V d., valent VI l. XIII s. IX d. et sic restat hic poni in misia, XVI l. XVIII s. VII d. -fol. 21 v°- Item dicto fabro pro IX a magna forma chori de novo clarificata pro III bus grossis barrellis de ferro novo, XIIII barrellis loquetatis, tribus anullis, IIII XX I a virga ponderantibus in simul IIII C VI livres, pro qualiter libra, XIII d., valent XXI l. XIX s. X d. De qua somma restat defalcandis pro III C XXIIII l. de ferro antiquo in dicta forma reperto pro qualiter libra, V d., valent VI l. XV s. Item pro I C cum dimidio de paillettes pro tenendo penellos de vitro VI s. Et sic hic ponitur in misia, XV l. X s. X d. -fol. 22 r°- Item prefato fabro pro decima magna forma chori de novo clarificata, pro III bus grossis barrellis de ferro novo, XIIII cum barrellis loquetes, III bus anulis, IIII XX I a virga de dicto ferro ponderant IIII C VI l. de ferro, pro qualiter libra, XIII d., valent XXI l. XIX s. X d. De qua somma sunt defalcandis pro III C XXIIII l. de ferro antiquo in dicta forma reperto pro qualiter libra, V s., valent VI l. XV s. Item pro I C cum dimidio de paillettes pro tenendo penellos de vitro in dicta forma de novo appositos VI s. Et sic restat hic poni in misia, XV l. X s. X d. A. Original, registre, parchemin, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2491.
  200. 1434, 24 juin -1435, 24 juin.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Johanni Paen, fabro, pour deux petis barreaux de fer et ung grant pour la premiere fourme de la neif pesans CXIII livres dudit fer, pour chacune livre XIII d., vallent VI l. XIII s. VI d. Item pour la dicte fourme ung grant anel de fer et deux petits pesans XXV livres, pour chacune livre XIII d., vallent XXVII s. I d. Item pour la dicte fourme VIII barreaux loquetés et LXI verges de fer pesans IIII XX III livres, pour chacune livre XIII d., vallent IIII l. IX s. XI d. Item pour le reforgement des marteaulx aux machons depuis Pasques IIII C XXXV jusques au XX e jour d'octobre, comme il appert par la taille Jehan Roussel, LXII s. VI d. Item une fiche pour un plat post pour la chambre maistre Jehan Basset, XVIII d. Item une bende et deux crampons pour tenir ledit post pesans XIIII livres de fer, pour chacune livre XIII d., vallent XV s. II d. Item pour avoir fait le fer de ung des chenaulx de l'orloge du cueur, V s. Item pour avoir fait le bras du rouet de la dicte orloge, VI s. Item une verge pour le foliot de ladicte orloge, IIII s. Item deux bendes pour l'us des kavoles, pour chacune pieche VII s. VI d., vallent XV s. Item une clef pour l'us des naces, XV d. Item pour avoir fait q[uarteron] gougons pour les machons, V s. Item pour avoir asseré une petite hache pour les dis ouvriés, III s. Item pour avoir fait uns moles pour les dis ouvriers, V s. Item une siete à main pour les 10. 1465, 29 Septembre -1466, 29 Septembre.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Yvon de Colandes, cloutier, pour avoir livré et baillé grant nombre de clou, c'est
  201. A. Original, registre, papier, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2501, fol. 62 v°.
  202. 1466, 29 Septembre -1467, 29 Septembre.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Mahiet Pan, serrurier de la paroisse Saint Nicolas le Paintreur, pour avoir fait ung J. Blondel, R. Pessart, maistres de la dicte oeuvre, par marchié fait et payé à luy pour matiere et paine par quictance le XXIIII e jour dudit moys de mars l'an mil IIII C LXVI devant Pasques la somme de XX l. t. A. Original, registre, papier, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2502, fol. 47 r°.
  203. 1468, 29 Septembre -1469, 29 Septembre.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : -fol. 51 r°- A Jehan de Monville, mareschal, pour avoir fait VIII grans gonlx avecque VIII crampons pour mectre es pilliers corniers pour tenir les ymages qui y sont mis 4 , avecque ce sont plusieurs aultres besongnes faictes par ledit mareschal, comme appert en ses parties et
  204. suivi de et pour cent et troys forgeures de marteaulx pour lesdits machons, au pris de V d. chacune forgeure et XII achereures, au pris de II s. VI d. chacune achereure, rayé. diminuée par messeigneurs maistres Robert Duquesney, P. Escoullant, G. Auber et R. Perchart, maistres de la dicte fabrique, à la somme de LXXVIII l. Et pour ce paié comme appert par mandement signé de mesdits seigneurs et par quictance dudit Castille, LXXVIII l. A. Original, registre, papier, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2509, fol. 65 r°-v°.
  205. 1487, 29 Septembre -1488, 29 Septembre.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Jehan de Heruppy dit Castille, serrurier, pour ung des bras de l'estoille et faire une eusse, XV d. Item pour trois piquois dont il y en a ung à teste pesans X l. et demie, à IX d. pour livre, VII l. X d. ob. LVI l., audit pris de IX d. la livre, pour ce, XIII l. VII s. Avec aultres parties contenues en une feulle de papier montans à la somme de XIX l. X s. VI d. ob. dont fault rabatre la somme de VII l. XIII s. pour la vendue de VI C XII l. de vielle feraille à XXV s. pour cent, aussy ne reste plus que XI l. XVII s. VI d. ob., diminuée par messeigneurs de chappitre à la somme de XI l. t. Pour ce payé par mandement et par quictance, XI l. A. Original, registre, papier, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2512, fol. 71 v°.
  206. 1501, 29 Septembre -1502, 29 Septembre.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : -fol. 65 r°- Le XIIII e jour d'octobre à Laurens Castille, serrurier, sur la facon de la feraille de ladicte cloche, paié par quittance, XXXVII l. X s. -fol. 66 v°- Pour le cariage de VIII C LXXV l. de fer ouvré pour pendre ladicte cloche apres ce qu'il fut pesé en la Viconté, paié, XII d. -fol. 67 r°- Pour le cariage de VII C LXXIIII l. de fer pour ladicte cloche depuis la Viconté jusques à l'eglise, payé, XVIII d.
  207. 1512, 29 Septembre -1513, 29 Septembre.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Le V e jour de janvier à Martin le Bourt, serrurier, pour fer et facon des trillies nouvellement faictes au tresor de l'eglise, en somme VI C LXIII l. de fer et aultre besongne plus à plain declarée en demye feulle de papier, paié par commandement de messeigneurs les maistres de la dicte fabrique et par quitance, XXXVIII l. XI s. A. Original, registre, papier, Rouen, Arch. dép. Seine-Maritime, G 2525, fol. 67 r°.
  208. 1366, 26 juillet -1367, 25 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Expense pro forgia dictorum lathomorum : Jaquemardo fabro pro XII cum cramponibus in parvo arcu et es orbevois VI or die mensis augusti, pecia II s., valent XXIIII s. Eidem Jaquemardo pro XXVIII goujons positis inter lapidibus parvi arcus es orbevois dictam diem, VI s. Eidem Jaquemardo pro factura X grapparum factarum de ferro ecclesie et positis in magno arcum a parte curie episcopalis, pecia XII d., debet X s. Eidem Jaquemardo pro X grappis positis es noeram dedicti magni arcus existentem juxta chorum ecclesie, XXIIII die mensis octobris, pecia XX d., valent XVI s. VIII d. Eidem Jaquemardo pro VIII parvis grappis positis in quodam feillolia existente prima ex parte dicte curie, IIII or diem mensis novembris, pecia XII d., valent VIII s. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1559, fol. 14 r°.
  209. 1367, 25 juillet -1368, 23 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Eidem Jaquemardo pro VII goujons factis de ferro ecclesie, pecia II d., valent XIIII d. Eidem Jaquemardo pro X goujons factis de suo ferro, pecia V d., valent IIII s. II d. Eidem Jaquemardo pro IX grappes de suo ferro, pecia II s., valent XVIII s. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1559, fol. 34 r°.
  210. 1377, 26 juillet -1378, 25 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Richart le Fevre pour XXVI pois III l. de fer ouvré en barres, montans, verges et trepiers qui furent mis en la forme ou est monseigneur saint Michiel ymaginé, pour pois XXV s., XXXII l. XII s. VI d. t. Audit Richart pour III C et demi de paillettes, pour cent IIII s., valent XIIII s. t. Audit Richart pour XXXI pois et demi de fer ouvré en barres, montans, verges et trepiers pour pois XXV s., valent XXXIX l. XII s. II d. t. Pour II C III quarterons de paillettes pour cent IIII s., valent XI s. t. A. Original, registre, parchemin, Paris, Bibl. nat., ms. lat. 9113, fol. 26 r°.
  211. 1378, 25 juillet -1379, 24 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : -fol. 36 r°- La sepmaine apres la Toussains, pour pendre les III huis des alees et faire des troz pour metre les barriaux de la verriere où est l'ymage de saint Denis par Jehan Thierry, pour III jours, XII s. t. Pour faire II cornes neuves et metre en l'ostiau dessus saint Denis la sepmaine de la Saint Martin par Jehan Thierry, pour V jours, XX s. t. Guiot Malprove avec le dit Jehan pour II jours, IIII s. t. En la sepmaine de l'Apparition Notre Seigneur, pour asseoir le fer dudit ostiau par ledit Jehan, pour II jours, VIII s. t. Guiot Malprove avec le dit Jehan, pour II jours, IIII s. t. La sepmaine apres l'Apparition, pour metre les barriaux en la dicte forme par le dit Jehan, pour V jours, XX s. t. Guiot Malprove avec le dit Jehan, pour V jours, X s. t. Le dit Jehan Thierry la sepmaine de Saint Supplis pour estre avec le verrier à asseoir la forme où est saint Denis, pour III jours, paie XII s. t. -fol. 36 v°- Pour garnir de mortier au tour des verrieres la sepmaine apres Penthecoste par Guiot Malprove pour III jours, VI s.
  212. 1380, 22 juillet -1381, 28 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Thomas Grosse Tecte pour ferré la roe avec les basses verrieres du pignon par devers la court l'official, avec XVII pois et VII l. de ferrure tant en ront comme en quarez, trepiez et barres et montans qui furent compté ou compte precedent fini l'an CCC IIII XX , pour V C XVIII verges tant grandes comme petites qui peserent XVIII pois et demi, pour chacun pois XXV s., valent en somme pour tout, XXIII l. II s. VI d. Au dit Thomas pour I M de pailletes pour les dictes verrieres, pour chacun cent IIII s., valent XL s. Au dit Thomas pour forgier XLVIII grandes verges pesant environ II pois de plusieurs autres viez verges qui estoient à l'eglise, pour son salaire, V s. Pour courtoisie faicte aux valles dudit Thomas, III s. IIII d.
  213. A. Original, registre, parchemin, Paris, Bibl. nat., ms. lat. 9112, fol. 13 r°.
  214. 1381, 28 juillet -1382, 27 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Pour VI bandes de fer mises es bechaux de la dicte rameure, chascune III pie et demi de lonc, IIII s. II d. la piece, valent XXV s. Pour une grant bande de fer qui tient l'appointure dessoubs le frestre, III s. VI d.
  215. A. Original, registre, parchemin, Paris, Bibl. nat., ms. lat. 9112, fol. 64 r°.
  216. 1384, 24 juillet -1385, 23 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Despense pour fer mis en la maconnerie dou dit jube : Et premiers à Thomas dit le Chat, sarrurier demorant devant Notre Dame : Pour VII XX et XVI aggrappes de fer et pour VI XX et XIIII goujons pour tenir la dicte maconnerie, qui poisent l'un parmi l'autre
  217. A. Original, registre, parchemin, Paris, Bibl. nat., ms. lat. 9112, fol. 129 v°.
  218. 1386, 22 juillet -1387, 28 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Despence pour fer mis en la maconnerie doudit jube : Et premierement à Thomas le Chat, serrurier demorant à Troyes : Pour IIII chevilles de fer, une petite leviere, LVIII agrappes et XXIII goujons qui pesent l'un puis l'autre VI XX III l. de fer ovré, dont il est à rabatre LXX l. de viez fer qui estoit à l'eglise qui sont comptées pour XXXV l. de fer ouvré, ainssin sont dehues au dit Thomas CVIII l. de fer ovré qui valent, à XXVII l. le pois, IIII pois de fer ovré qui valent, à XXV s. le pois, C s. A. Original, registre, parchemin, Paris, Bibl. nat., ms. lat. 9111, fol. 12 r°.
  219. 1387, 28 juillet -1388, 26 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Richart le Sarrurier pour I pois et XIX l. de fer ouvré en grapes et goujons, le pois XXVI s., vallent XLII s. VI d. Audit Richart pour IX grapes pour faire tenir le plonc sur les ars boutans, VIII s. A. Original, registre, parchemin, Paris, Bibl. nat., ms. lat. 9111, fol. 43 r°.
  220. 1469, 23 juillet -1470, 22 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Perrin L'Avocat, sarrurier, pour les deux premieres agrappes faictes pour le gros pillier neuf fait darrenierement pesant IIII l. de fer, la livre VII d., pour ce, II s. IIII d. Audit Perrin pour avoir troys autres agrappes pour tenir ledit pillier contre les vostes et troyes chevilles de fer pesant tout ensemble XVI l. de fer, la livre VII d., pour ce, IX s. IIII d. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1565, fol. 138 r°.
  221. 1475, 23 juillet -1476, 28 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Pierre Corrart pour LIII l. I quarteron de fer de Codon prins par ledit Perrin L'Avocat pour ferre lesdites agrappes au prins de XXIII s. IIII d. le cent, pour ce paié, XII s. VI d. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1567, fol. 44 v°.
  222. 1476, 28 juillet -1477, 27 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Item pour avoir fait X agrappes de fer pesant XL l. mises sur la chapelle Drouyn pour porter les chanlates de ladite chappelle, pour ce, XXIII s. IIII d. Item pour avoir fait sept esgrappes de fer pesant LX l. pour soustenir les chanlatez mises sur l'eglise dessus la chappelle Saint Lyenart, pour ce, XXXV s. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1567, fol. 105 r°.
  223. 1495, 26 juillet -1496, 24 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Despence pour sarrurerie : A Perrin L'Advocat, sarrurier, par compte fait à luy des ouvrages faict par luy pour ceste eglise pour l'annee de ce present compte, lesquelx ouvrages sont escripts en une feuille de papier et montes toutes les parties desdits ouvrages comme appert par icelluy à la somme de, XIIII l. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1570, fol. 72 v°.
  224. 1496, 24 juillet -1497, 23 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Perrin L'Advocat, sarrurier, par compte fait à luy de tous les ouvrages par luy faiz pour ceste eglise pour l'annee de ce present compte, lesquelx ouvrages sont escripts en une feuille de papier qui montent en tout à la somme de XII l. t., laquelle somme je luy ay payée à plusieurs foiz, pour ce cy, XII l. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1570, fol. 246 r°.
  225. 1497, 23 juillet -1498, 22 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : -fol. 36 r°- A Gauthier d'Artois et ung nommé Loys, macons, pour avoir fait et levé une forge ou chauffour pour forger les barreaux qu'il convient pour les formettes, à chacun d'eulx ung jour et demi à II s. VI d. pour jour, vallent VII s. VI d. t. Des matieres qu'il a convenu avoir pour faire ladite forge, lesquelles ont este prinses es garnisons de l'eglise, pour ce cy, neant.
  226. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1572, entre fol. 320 v° et 321 r°. 72. 1501, 25 juillet -1502, 24 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : A Pierre Paillot 'an present, à XXV s. t. le cent, valent VI l. VIII s. III d. t.
  227. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, G 1573, fol. 51 v°.
  228. 1504, 28 juillet -1505, 27 juillet.-S. l. Compte de la fabrique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : -fol. 22 v°-23 r°- A Pierre Lange, serrurier, pour avoir fait dix huit barreaulx de fer, ensamble les goujons qu'il a convenu pour les six formettes derriere faites en ceste eglise sur les autelz Saint Anthoine et Saint Sebastian, dont l'eglise luy a livré pour ce faire XII C IIII XX V livres et 14 suivi des mentions suivantes, rayées : Item audit Paillot du XVIII me de may pour le remplaige de la verriere de monseigneur de Mects, IIII XX XVIII l. de fer, qui valent audit pris, XXIIII s. VI d. t. Item audit Paillot du XI me de juillet oudit an pour V C XIIII l. de fer pour le chacic de la verriere de monseigneur de Metz, à XXV s. le cent, valent VI l. VIII s. VI [ ?] d. t. Item audit Paillot pour le bas de ladite verriere, CVI l. qui valent audit pris dessusdit, XXVI s. VI d. t. 82. 1526, 7 octobre -1527, 7 octobre.-S. l. Compte de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Payé à Pierre Vinot, sarrurier, la somme de six livres tournois pour avoir par luy defferré et referré les deux grosses cloches, realonguy le bout de l'aschy et faict autres ferrailles pour icelles cloches, quatre clefz et autre ouvrage de son mestier necessaires en ceste dicte eglise, pour ce, VI l. t. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, 15 G 41, fol. 110 r°.
  229. 1533, 5 octobre -1535, 3 octobre.-S. l. Manuel de compte de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : -fol. 69 r°- Payé à Jehan de France le XXII e mars V C XXXIII pour trois bandes de fer poisant VII XX l., à VIII d. t. et sa fasson, somme pour tout, IIII l. X s. t. Paié à Jehan de France le XXII e d'avril V C XXXIIII pour trois bandes de fer pesant VI XX VII l., à VIII d. la livre, IIII l. IIII s. VIII d. -fol. , pour la fasson seulement, VI l. XII s. Paye à Christofle le Fevre pour II C XXV l. fert qu'il a faillu en la dite verriere, baillée par monseigneur l'evesque de Troyes, à XXVIII s. le cent, vallent V l. V s. A. Original, registre, papier, Troyes, Arch. dép. Aube, 15 G 46.
  230. 1547, 2 octobre -1549, 6 octobre.-S. l. Manuel de compte de la fabrique de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes. Dans cette année comptable, on trouve, entre autres : Paié se XXVI e may audit an audit Guillaume Royer pour la façon de deux C XLVII l. fer en esgrappes lesquelles ont esté emploiés la presente semaine par les massons, sur quoy il
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Perspective

downloadDownload free PDFView PDFchevron_rightIttre « Mont-à-Henry » (Brabant) : un mobilier de la fin de l’âge du Fer… ou du début de l’époque gallo-romaine ?michel Fourny

2012

Ittre « Mont-à-Henry » (Brabant) : un mobilier de la fin de l'âge du Fer… ou du début de l'époque gallo-romaine ?

downloadDownload free PDFView PDFchevron_rightGarcia Dominique, Orliac Daniel. Mobilier d'une tombe du Premier Age du fer au lieu-dit Les Faïsses à Mourèze (Hérault). In: Documents d'Archéologie Méridionale, vol. 8, 1985. pp. 151-154.Dominique Garcia

Résumé La tombe, anciennement connue, n'avait jamais fait l'objet d'une publication d'ensemble. Cette sépulture à incinération, datable de la première moitié du VIème s. av. J.-C, se rattache au groupe du Languedoc occidental. Elle fournit un mobilier métallique intéressant pour ses associations (fibule, bracelets, bassin en tôle de bronze). Abstract Funeral objects from a first Iron Age tomb at the Les Faïsses locality, in Mourèze (Hérault). Although known for years, the grave never was published. It is a cremation type tomb, dating of the first half of the sixth century B. C, related to the Western Languedoc group. It yielded a votive deposit of metallic objects that are most interesting on account of their association : fibula, bracelets, bronze sheet basin.

downloadDownload free PDFView PDFchevron_rightLes voûtes de Notre-Dame de Paris dans l'architecture gothiqueYves Gallet

Bulletin Monumental, 2024, t. 182-4, p. 307-309

[EN] Introduction to the special issue of the Bulletin Monumental (t. 182-4), which brings together the proceedings of the symposium ‘The vaults of Notre-Dame de Paris’, organised at the University of Lille on 16 and 17 November 2023 by the ‘Stone’ working group of the CNRS/Ministère de la Culture scientific workshop for the restoration of Notre-Dame de Paris cathedral. [FR] Introduction du numéro thématique (t. 182-4) du Bulletin Monumental, qui rassemble les actes du colloque "Les voûtes de Notre-Dame de Paris", organisé à l’Université de Lille les 16 et 17 novembre 2023 par le Groupe de travail "Pierre" du Chantier scientifique CNRS/Ministère de la Culture pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

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