« La Colline Aux Coquelicots » : J'y Vais ? J'y Vais Pas ? - Elle

Six ans après son premier film « Les Contes de Terremer », Goro Miyazaki, fils de l’illustre Hayao Miyazaki, adapte à l’écran un manga culte au Japon : « La colline aux coquelicots ».

De quoi ça parle ? L’histoire se déroule au Japon dans les années 1960. Umi est une jeune lycéenne, orpheline de père militaire. Depuis la mort de ce dernier, elle a pris l’habitude d’envoyer des signaux en mer à chaque fois qu’un bateau passe. Mais un jour, un navire lui répond… Dans le même temps, elle tente de sauver le foyer des étudiants, le « Quartier Latin », avec l’aide de Shun, délégué des élèves et responsable du journal de l’école...

J’y vais : - pour l’excellence du savoir-faire Ghibli.Aussi poétique que sensible, le deuxième film de Goro Miyazaki éblouit comme les précédentes productions du studio Ghibli. D’un raffinement propre au cinéma Miyazaki, l’animation sert joliment la trame. Les décors ne sont pas grandioses et c’est là tout le charme de ce film. Les images de Goro illuminent l’écran et on se sent comme emportés par un festival de couleurs. Les personnages sont denses et cachent une complexité envoûtante.

   - pour le clin d’œil à son père.   Malgré les relations houleuses que la presse prête à Hayao et son fils Goro, ce dernier a su travailler avec son père (qui a écrit le scénario) pour son second film. Il parvient même à émouvoir les plus grands dans certaines scènes. On pense surtout à cette image d’Umi, la jeune héroïne, qui hisse tous les matins un drapeau pour ne pas oublier son père mort à la guerre. Une belle image offerte par Goro à son père, comme passage de relais… 

-  pour la musique entraînante.C’est l’un des arguments-clés d’un dessin animé réussi. Mélodies jazzy, un brin pop, la musique de « La colline aux coquelicots » n’est pas grandiloquente. Bien au contraire. Elle s’harmonise même parfaitement avec la palette de couleurs utilisées et offre une vision quasi-idyllique de Tokyo et de sa campagne environnante. Il en ressort une atmosphère musicale légère, presque enfantine comme si la musique avait été jouée par le club de Shun et Umi.

J’y vais pas : - parce que la magie nous manque.Les fans originels des productions Miyazaki risquent d’être déçus. Pas de lutins, pas de châteaux volants dans le ciel et encore moins de créatures surnaturelles. Dans « La colline aux coquelicots », la fantaisie et l’audace d’Hayao Miyazaki n’est pas au rendez-vous. Il n’y a donc ni magie, ni féerie : les personnages sont bien ancrés dans le réel.

Verdict : Après un accueil mitigé de son premier film « Les Contes de Terremer », Goro Miyazaki nous offre un dessin animé très ancré dans le réel. On est sorties enchantées par la simplicité et la richesse graphique des dessins. 

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