Les Ordres Classiques De L'architecture Antique - Dorique, Ionique ...
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Qu'est ce qu'un ordre?
Un ordre est un ensemble caractéristique formant un tout dont les parties et les proportions sont codifiées et définies avec exactitude. Les Grecs et les Romains ont défini l'ordre antique architectural en établissant le rapport entre les colonnes du monument, les parties qu'elles supportent, les décors et les moulures.Dans l'histoire des arts, les ordres architecturaux sont devenus une référence dans les styles ordonnés comme le Louis XVI, par opposition aux styles désordonnés comme le style rocaille ou Louis XV.Cette théorie de l'architecture admet ainsi cinq conditions à remplir: l'ordre (ou le plan), la disposition, l'harmonie, la convenance et la distribution.
Les ordres classiques ont pour type la colonne et le diamètre (ou demi-diamètre) du fût pris à la base comme unité de mesure. Cette valeur, appelée module, permet de régler les proportions.
Le mot ordre est utilisé dans l'architecture classique. Il n'y a pas d'ordre gothique par exemple.
L’Antiquité et ses cinq ordres
Les cinq ordres d'architecture classique Les trois ordres grecs créés dès la fin du VIIème siècle avant Jésus-Christ sont respectivement l'ordre dorique, l'ordre ionique et l'ordre corinthien. L'apogée de ces ordres helléniques correspond à la période située entre 480 et 323 av. J.-C. Ils sont à la base d'une très belle période de l'art grec.Les romains ajoutent ensuite l'ordre toscan, de facture assez simple, puis l'ordre composite. La Rome antique reprend aussi l'ordre corinthien qu'elle améliore largement. Les Romains intègrent l'arc comme forme supplémentaire dans les ordres classiques. Ils changent également les détails et la décoration. Contrairement à l'architecture grecque, les ordres de la construction romaine servent plus à la décoration que comme élément réel de structure. Le Colisée à Rome ou les différents Arcs de Triomphe romains en sont un bon exemple.
Le rayonnement de l'art antique et de ses ordres
Le temple de Neptune à Paestum
Ordre caraitide grec de l'Erechtéion De la Renaissance au XVe siècle, l'étude de l'art antique et de ses ordres fait partie intégrante de l'apprentissage de l'artiste. Cette période historique influencera les grands styles classiques et néoclassiques des six derniers siècles.La connaissance littéraire des ordres classiques de l'Antiquité, de ses proportions et de ses rapports, nous est connue par le recueil "De architectura" écrit par Vitruve, contemporain de Jésus-Christ. L'étude des ruines antiques de l'Acropole d’Athènes ou celles de Rome par exemple sont un parcours obligé pour la formation des artistes.
Certains monuments emblématiques existent encore de nos jours. L'Erechthéion, temple de l'Acropole à Athènes avec ses colonnes ioniques et ses cariatides fut construit entre 421 et 405 av. J.-C. Le Parthénon, temple de la déesse Athéna surplombant l'Acropole, avec ses ordres doriques et son fronton triangulaire, date de 454 av.J.-C. Son modèle inspirera par exemple l'église de la Madeleine à Paris, construite au XIXème siècle.
Parfois la colonne est substituée par une sculpture de femme pour donner l'ordre cariatide. Elles représentent originairement des femmes de la Carie, prisonnières des Athéniens comme sur L'Erechthéion à Athènes,Les grecs employèrent aussi des hommes nommés alors atlantes ou atlantides venant du mot Atlas.
Les ordres classiques évolueront durant tout le Moyen Âge sous l'influence du style byzantin qui y ajoutera ses propres motifs.
Au XVIe et XVIIe siècle, apparaissent de nouveaux ordres comme l'ordre rustique avec ses colonnades à ornements vermiculés et à bossages.
Fronton architectural avec pilastres corinthiens sur une façade du Louvre
La source d'inspiration des styles néoclassiques
Temple de la victoire à Athènes De nombreux styles reprennent les caractéristiques et les modèles de l'Antiquité. Les ordres classiques symbolisent la droiture, la règle, le format que l'on retrouve dans les styles Louis XVI et Empire. L'utilisation du style classique est aussi une rupture volontaire avec le gothique de la fin du moyen-âge.
Les ordres architecturaux dans le mobilier
Les ébénistes ont repris assez facilement les ordres classiques dans la décoration du mobilier. Les lignes verticales et horizontales des colonnes et de l' entablement s'intègrent aisément à la façade des meubles construits comme de petits édifices à l'image des cabinets Renaissance, des armoires Louis XVI ou des commodes Empire par exemple.
La construction de l'ordre classique
L'Erechthéion à Athènes L'esprit de l'ordre classique s'appuie sur la notion d'organisation et de proportions. Le respect de ses règles de construction a donné des monuments civils et religieux bien proportionnés, à l'allure grandiose mais assez froide.
De l'utilisation des ordres antiques ressort une esthétique figée, statique, structurée géométriquement. Les lignes droites prépondérantes forment de grands volumes et des surfaces aux plans horizontaux et verticaux. Le caractère d'ensemble donne une impression de grandeur monumentale, pure et sévère, due à la simplicité de l'édifice.
Les proportions sont basées sur le nombre d'or 1,618033, ratio suggérant l'harmonie parfaite entre la hauteur et la largeur. Les façades à colonnades donnent un effet de verticalité et de répétition organisée. Le soubassement et le couronnement encadrent et délimitent les différentes parties de la construction.
Les éléments structurels des ordres
Fronton antique en tympan et surmonté d'acrotères
Métopes ornés de la frise
Ordre ionique du temple d'Erechthée à Athènes. Soubassement, colonne et entablement L'ordonnancement classique se compose d'éléments au nom défini et dont la décoration et la forme varient d'un ordre à l'autre. Notons cependant que les proportions des ordres antiques n'ont rien d'absolu.Chaque partie de l'ordre classique antique est décrite de bas en haut selon l'élévation architecturale.
Le soubassement
Le soubassement ou stylobate est la surface sur laquelle s'élève la colonnade. Elle surélève l'édifice sur des marches pour le mettre en valeur.
La colonne
La colonne rythme la façade de l'édifice en formant une colonnade ou en encadrant une ouverture. Elle est légèrement inclinée.La colonne de l'ordre antique se compose d'une base, d'un fût et d'un chapiteau.La base , sorte de coussin optionnel, donne à la colonne une plus large assiette de soutènement.Le fût , lisse ou à cannelures, s'élève verticalement et se termine parfois d'annelets décoratifs.Le chapiteau , caractérisant le type d'ordre antique, englobe l'ensemble de l'ornement coiffant le sommet de la colonne. Il joue le rôle de transition esthétique entre la forme ronde et verticale de la colonne et celle droite et horizontale de l'architrave.Le chapiteau se compose de l'échine, partie trapézoïdale du haut du fût rejoignant le tailloir . Ce dernier correspond à la tablette surmontant le sommet du chapiteau pour lui donner une plus grande assise. Le tailloir prend le nom d' abaque quand il reste de forme simple et carrée.Notons que le pilastre remplace parfois la colonne, principalement dans l'art romain. Il dispose des mêmes ordres que ceux de la colonne.
L'entablement
L'entablement est enfin la partie supérieure de l'ordre qui repose sur les colonnes. Ce couronnement est codifié en trois parties distinctes.L' architrave est la sorte de poutre maîtresse horizontale et rectangulaire juste au dessus de la colonnade. Elle repose directement sur l'abaque du chapiteau. Les grecs l'empruntèrent à l'art égyptien.La frise , sorte de grand bandeau, est l'espace occupé au dessus de l'architrave et sur laquelle s'appuient des solives .La corniche correspond à la partie supérieure de l'entablement. Elle comprend les mutules ou gouttes , le larmier et la cimaise. Elle est l'image de la sablière qui portait les chevrons du comble et la partie saillante.Le larmier du temple grec se présente sous la forme d'une forte saillie au sommet de l'entablement afin d'évacuer les eaux de pluie ruisselantes.La cimaise sur le haut du larmier est en fait une moulure décorative soit en doucine, soit en talon.
L'édifice antique peut se terminer soit en terrasse, soit être couronné d'une toiture. Ce comble porte le nom de tympan . Ses deux rampants lui donnent une forme triangulaire de faible hauteur. Des acrotères décorent souvent les extrémités.Le fronton de l'architecture antique n'est cependant pas compris dans l'entablement et par conséquent dans l'ordre.
Colonne et entablement de l'ordre dorique
Colonne et entablement de l'ordre ionique
Colonne et entablement de l'ordre corinthien
Les caractéristiques des ordres antiques
L'ordre dorique
Le temple du Parthénon à Athènes en Grèce avec ses colonnes doriques - La référence du style classique antique
L'ordre dorique romain Les archéologues ont daté l'apparition de l'ordre dorique dès le XIème siècle avant Jésus-Christ. Cet ordre grec par excellence basé sur l'harmonie des proportions est le plus ancien. Il reste très basic avec chaque élément superposé sans grande transition. Le dorique garde beaucoup d'affinité avec les colonnes égyptiennes dont les tiges se sont transformées en cannelures.
De bas en haut, l'ordre dorique se décrit comme ceci.
La colonne dorique repose sur le stylobate formant de grandes marches rectangulaires. Elle est haute de 8 modules, soit huit fois le diamètre de la colonne à sa base. Sa forme assez trapue et fortement conique présente un léger galbe ou renflement.Son fût, sans base, se compose d'un faisceau de cannelures profondes et à arêtes vives. Très rarement, on trouve une base à stylobate, c'est-à-dire en forme de chapiteau avec une base et une corniche décorée de plinthe .Sur la partie supérieure du fût, un décor d'annelets, sorte de ligatures ou de rainures, coure parfois sur toute sa circonférence.Le chapiteau dorique reste simple et nu. Il se compose d'une échine en trapèze inversé légèrement arrondie et d'un fort abaque rectangulaire sur son dessus.
L'architrave est entièrement unie. Elle se termine juste en sa partie haute par une petite face en ressaut, parfois décorée de frise d'oves ou de perles, appelée bandelette ou toenia.A l'extrémité des solives, la frise alterne les triglyphes sculptés de trois cannelures, ou traits, et les métopes. Le mot de métope vient des deux mots grecs signifiant "entre" et "ouverture". Ils sont parfois garnis de sculptures comme sur la frise du Parthénon.
Sous la corniche dorique pendent des mutules à la verticale de chaque triglyphe. Les mutules sont les consoles inclinées, sortes de petits modillons carrés ornées de gouttes ou clochettes. On suppose que ces gouttes étaient initialement les chevilles destinées à ancrer les solives de la poutre maîtresse et à empêcher tout écartement.Un filet sépare la très simple cimaise du larmier. Des têtes de lions la décorent parfois.
Enfin comme les métopes de la frise, le tympan triangulaire du fronton se sculpte de bas reliefs représentant des scènes mythologiques.Dans l'ordre dorique, l'ornementation sert d'abord à boucher les vides. Le répertoire ornemental très simple comprend au final les cannelures, les chapiteaux, les triglyphes, les gouttes et les moulures.
L'ordre dorique chez les romains
L'ordre dorique chez les romains se distingue par un fût de colonne toujours lisse et plus cylindrique. L'échine du chapiteau profilée en quart-de-rond a moins de saillie et l'abaque est couronné d'une cimaise. L'entablement possède une architrave plus étroite et une corniche ornée de denticules.
Les principaux monuments de l'ordre dorique
Parmi les plus célèbres édifices d'ordre dorique, on peut citer: le Parthénon, le temple de Thésée et les Propylées à Athènes, le temple d'Apollon à Délos, le temple d'Olympie, le temple de Bassoe, le temple d'Eleusie, le temple de Jupiter Panhellénius à Egine, les temples de Minerve à Sunium et à Syracuse, le temple de la Concorde à Agrigente, le temple de Neptune à Poestum, le temple de Segeste en Sicile ou bien encore le théâtre de Marcellus à Rome ou le Colisée.
L'ordre ionique
Chapiteau ionique à Athènes
L'Erechthéion à Athènes à colonnes ioniques
Né à partir du VIe siècle avant J-C, l'ordre ionique est une version moins sévère et plus élégante de l'ordre dorique. Il reste cependant moins riche que l'ordre corinthien.Le décor fait maintenant parti des éléments de l'ordre et tend à cacher la structure de l'édifice. On observe des statues couronnant les frontons, des chimères, des griffons, des têtes de lions, des palmettes, des frises d'oves, des raies de cœur et quelques feuillages.
La colonne ionique apparaît plus travaillée et plus svelte. Ses proportions s'affinent et les architectes jouent d'avantage avec les vides et les pleins. Elle mesure neuf modules de haut, soit dix-huit fois le rayon de la colonne.La base ronde de cette colonne est formée par deux tores ou boudins séparés par une scotie ou une petite surface unie appelée filet ou orle. Un décor de tresse orne certaines base comme dans la colonne de L'Erechthéion.Des cannelures à filet remplacent les arêtes vives du fût. De petit canaux circulaires sont séparés par une étroite face correspondant au nu de la colonne.Le chapiteau se caractérise par un double enroulement aux volutes horizontales rappelant la tête du bélier. Sa face latérale du nom de coussinet et son abaque carré orné d'une couronne d'oves ou de rais-de-cœur permet un effet de transition plus agréable avec l'entablement. L'astragale, de faible hauteur, dépasse fort peu au dessus des volutes.
L'architrave à deux ou trois bandes faiblement encorbeillées est couronnée d'une moulure ornée d'un chapelet de perles, de sculptures en ovicule ou en rais-de-cœur . Elle se compose classiquement d'un réglet et d'un talon , ou encore d'un cavet, d'un quart de rond et d'une baguette.La frise continue accueille une sculpture sur toute sa largeur. Les triglyphes et métopes de l'ordre dorique ont disparu.Le larmier de la corniche se divise en denticules caractéristiques de l'ordre ionique. Ces rangées de petits cubes ont une fonction purement décorative.La cimaise sculptée affecte généralement la forme en double courbe dite en doucine, inverse du talon. Elle est toujours couronnée d'un réglet.
L'ordre ionique chez les romains
Chez les romains, la colonne ionique perd ses cannelures, les proportions du chapiteau diminuent. Les amples et élégantes volutes du chapiteau grec se resserrent et le gorgerin, situé entre l'astragale et les piles inférieures, perd sa délicate ornementation.
Les principaux monuments de l'ordre ionique
L'ordre architecturale ionique peut être observé sur nombre d'édifices d'Asie mineure comme L'Erechthéion à Athènes, le temple de Minerve Poliade, le temple d'Ilissus, de Jupiter Didyme à Millet, le tombeau d'Amyntas à Telmissus, le temple d'Artémis à Ephèse ou le temple de Marcellus à Rome.
L'ordre corinthien
Temple Olympien d'Athènes à colonnes corinthiennes grecques
Entablement et corniche corinthienne de Lysicrate Ce troisième ordre grec apparaît aux environs de 440 av. J.-C.
La colonne à profondes cannelures et listels de l'ordre corinthien s'élève d'une hauteur de dix fois le diamètre de sa base. Elle reprend les éléments de la colonne ionique avec un chapiteau différent. Ce dernier se caractérise par ses feuilles d'acanthe disposées en corbeille. Selon Vitruve, on doit la découverte de cet ornement au sculpteur athénien Callimaque.Le chapiteau se compose en fait de deux rangs de feuilles: les premières, lisses en feuilles d'eau, les secondes, des feuilles d'acanthe finement découpées et alternant avec des rosaces. Des rinceaux cannelés partent de ces feuilles pour former des volutes du nom d'hélices sous les angles de l'abaque.
Comme dans l'ordre ionique, l'architrave se divise en trois bandes et est surmontée d'une petite moulure.La frise unie est couronnée d'une moulure avec un rang de denticules remplaçant la cimaise. Enfin le dessus de la frise comporte une rangée de modillons, sortes de consoles renversées soutenant le larmier.Le couronnement possède une simple corniche à frise de palmettes ou de grecques et décorée de denticules.
L'ordre corinthien chez les romains
Les Romains améliorent avec succès l'ordre corinthien en lui donnant plus de richesse. Le chapiteau se compose de la corbeille entourée de trois rangs de feuilles qui retombent élégamment en avant ou se courbent sous les volutes. Ces volutes soutiennent les cornes du tailloir.Au milieu de la partie concave de l'abaque, deux volutes plus petites supportent une rosace. La frise et la corniche offrent une ornementation somptueuse et le fut reste parfois lisse.
Les principaux monuments de l'ordre corinthien
On peut observer des colonnes corinthiennes sur le temple de l’Olympien à Athènes, sur le site de Pompéi, la maison carrée à Nîmes ou sur de nombreux monuments français comme par exemple la colonnade du Grand théâtre de Bordeaux.
L'ordre toscan
Ordre Toscan, Dorique et Ionique L'ordre toscan , emprunté aux Étrusques par les Romains, dérive de l'ordre architectural dorique grec. Il fut utilisé durant les premiers temps de Rome. Sa forme encore sévère est plus élancée et son ordonnancement reste très simple.Le fût de la colonne haute de 7 fois son diamètre reste toujours lisse. L'abaque du chapiteau est carré.
L'ordre composite
Ordres Corinthien et Composite Dans l'architecture romaine, l' ordre composite mélange à la fois l'ordre ionique et l'ordre corinthien. Il s'enrichit parfois à l'excès de nombreux motifs décoratifs. Le fût de la colonne cannelée est haute de dix fois le diamètre de sa base. Les proportions des colonnes varient cependant d'un édifice à l'autre sous l'Antiquité. La proportion sera beaucoup plus stricte sous la Renaissance.
Les éléments décoratifs des ordres
Ornement de la cimaise de corniche de Métaponte
Antéfixe du temple de Diane à Eleusis Les ordres architecturaux de l'Antiquité posent aussi les bases de l'ornementation classique grecque. En plus des motifs architecturaux comme les triglyphes, les moulures et les denticules, les artistes proposent un répertoire composé de guirlandes, d'urnes, de rosaces, de palmettes, de frises d'oves, de rais-de-cœur, de perles, de méandres, de grecques , de masques, de feuilles, de rinceaux et de branches.
L' antéfixe est aussi un ornement de couronnement placé à l'extrémité des rangs de tuiles ou sur les faîtages. Initialement en terre cuite, il est finalement sculpté dans la masse.
Tag » Architecture Colonne Dorique
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