Musée Des Confluences - Wikipédia

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Confluence.

Musée des ConfluencesLogo du Musée des Confluencesmusée des ConfluencesInformations générales
Type Musée
Ouverture 20 décembre 2014
Dirigeant Hélène Lafont-Couturier
Surface 22 000 m2
Visiteurs par an 699 387 (2025)
Site web museedesconfluences.fr
Collections
Collections Histoire naturelleCollection d'arts et métiers
Genre Histoire naturelleEthnologieCivilisationsArts et métiers
Provenance Musée d'histoire naturelle Guimet de Lyon...
Époque Préhistoire à époque contemporaine
Nombre d'objets 2,2 millions d'objets[1]
Label Logo Musée de France Musée de France
Bâtiment
Architecte Coop Himmelb(l)au
Localisation
Pays France
Division administrative Auvergne-Rhône-Alpes
Commune Lyon
Adresse 86 Quai Perrache
Coordonnées 45° 43′ 58″ N, 4° 49′ 06″ E
Carte

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Le musée des Confluences est un musée d'histoire naturelle, d'anthropologie, des sociétés et des civilisations situé à Lyon, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes en France. Héritier du Musée d'histoire naturelle Guimet de Lyon, il est ouvert en 2014 et hébergé dans un bâtiment de style déconstructiviste de l’agence d'architecture Coop Himmelb(l)au[2], dans le quartier de La Confluence, sur la pointe sud de la Presqu'île de Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône (2e arrondissement de Lyon).

Il reprend les collections du musée Guimet et a pour mission de compléter ce fonds par des acquisitions. Il fait l'objet de dépôts et prêts de musées et institutions diverses (musées d'art et de la culture, jardins botaniques, fondations, congrégations religieuses, etc.) pour ses espaces d'exposition temporaires et permanentes. Le musée a une activité orientée vers la scénographie (coopération avec des salles de spectacle musical et de théâtre) et a débuté celle d'éditeur de livres (romans autour de quelques objets fameux de sa collection en collaboration avec des auteurs de textes littéraires ou de dessins et de photographies).

Le projet déclaré est celui d'une pédagogie distrayante et artistique, « les confluences des savoirs », en même temps que d'un signal architectural, comme un phare et comme une porte ouverte sur la ville[3]. Il est associé aux franchissements des deux cours d'eau et mis en ensemble urbain avec les ponts. Le jardin de « la confluence » permet de relier les promenades établies sur les bords de la Saône à celles du Rhône. D'abord projet du Conseil départemental du département du Rhône, le musée est géré par la métropole de Lyon.

En mai 2011, le Musée des Confluences encore en chantier reçoit l'appellation « Musée de France » par le ministère de la Culture et de la Communication[4].

Le fonds non exposé sur le site est stocké hors-site.

Collections

[modifier | modifier le code]
Mammouth de Choulans.
Fossile de Ceratarges du Dévonien, 400 millions d'années, (trilobite).

La collection du musée des Confluences est issue du Muséum de Lyon, celui-ci ayant vu ses collections se constituer autour des sciences naturelles, mais également de l'ethnographie et d'une collection coloniale, issue d'un musée créé en 1927 et fermé en 1968[5]. Une partie de la collection du musée, de plus de 2 millions d'objets, fut placée en 2002 dans le Centre de conservation et d’étude des collections (CCEC)[6],[7].

L'exposition permanente est notamment composée du mammouth de Choulans, découvert en 1859, de masques de théâtre nô, d'un exemplaire du Spoutnik 2 et d'un accélérateur de particules[5],[8],[9]. Au total, ce sont environ 3 000 objets qui sont présents dans la collection permanente sur 3 000 m2[9].

L'exposition permanente du Musée des Confluences repose sur quatre espaces expositions, appelés « Origines, les récits du monde » ; « Sociétés, le théâtre des Hommes » ; « Espèces, la maille du vivant » et « Éternités, visions de l'au-delà »[9] :

  • « Origines, les récits du monde » présente notamment les squelettes d'un mosasaure et d'un Camarasaurus, de trilobites mais aussi des météorites[10] ;
  • « Espèces, la maille du vivant » montre l'histoire des groupes constitués d'animaux dont l'homme. Des animaux momifiés datant de l'Égypte antique, mais aussi des exemplaires de dodo et de loup de Tasmanie, ainsi que des insectes[10] ;
  • « Sociétés, le théâtre des Hommes » expose pour diverses civilisations actuelles les processus civilisateurs. Ils sont fondés sur la matérialité (production), la dématérialisation (monnaies, instruments économiques de mesure d'échange d'objets et de mesure d'identité individuelle), l'échange social par le langage et la constitution de parenté dans les groupes (politesse et mariage) en dehors de l'acte de l'agression-destruction-appropriation et de la constitution de la langue.
  • « Éternités, visions de l'au-delà », espace consacré à la représentation de la mort dans l'histoire de civilisations, met en avant notamment une momie péruvienne[10].

Les deux premières expositions permanentes sont sur le fondement de création d'un « musée des confluences », la notion de collectionner, l'une sur Émile Guimet[9], et l'autre sur la mise en perspective de la constitution du « savoir » distingué de l'« imaginaire » dans l'histoire des cabinets de curiosités avec le « faire savoir » par l'échange épistolaire des curieux à propos des objets et des phénomènes naturels. Depuis son démarrage, des expositions temporaires courtes sont mises pour partie en accès libre sur le thème artistique du ressenti à propos de la création du musée placé dans son époque. Des spécialistes (chorégraphes, musiciens, photographes, dessinateurs, etc.) font fonction de témoins-traducteurs extérieurs[11].

Fréquentation

[modifier | modifier le code]

En 2014, le chiffre de 500 000 visiteurs par an revient souvent comme estimation de la fréquentation future par les autorités[12], même si 400 000 ou 1 million de visiteurs par an sont également évoqués[7].

Le 26 juin 2015, 6 mois après son ouverture, le musée a franchi la barre des 500 000 visiteurs[13].

En 2016, le musée a attiré 767 509 visiteurs[14].

Le 22 mai 2017, le musée a dépassé les 2 millions de visiteurs.

En 2019 : 671 077 visiteurs[15].

En 2022, 654 601 visiteurs ont été recensés au Musée des Confluences à Lyon, oit une moyenne quotidienne de 2 052 entrées. La fréquentation est en forte hausse par rapport à 2021 (+ 86 %) mais moins qu'en 2019[15].

En 2022, le musée des Confluences a passé la barre des 5 millions de visiteurs accueillis depuis son ouverture, huit ans plus tôt, en décembre 2014[15]. C'est le premier musée de la métropole de Lyon et de la région Auvergne-Rhône-Alpes en termes de fréquentation[16].

Dans le détail, l'institution culturelle annonce en 2022 que 68 % des curieux accueillis sont originaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et seulement 10 % sont des touristes étrangers. 55 % des visiteurs sont des primo-visiteurs. « La fidélisation reste néanmoins élevée, se défend le musée dans un communiqué de presse. 22 % sont des visiteurs réguliers, déjà venus au cours des 12 derniers mois »[15]. Le public est en majorité familial, seulement 17 % des visiteurs viennent au musée des Confluences sans être accompagnés[15]. L'exposition temporaire qui a connu le plus de succès en 2022 est sans conteste « L'Oiseau rare, de l'hirondelle au kakapo », avec 651 412 visiteurs, dont 423 915 en 2021[15]. « La Piste des Sioux » a intéressé 283 786 personnes en 2022. À noter que Jusqu'au bout du monde, regards missionnaires, pourtant installée plus longtemps que les Sioux, n'a attiré que 110 947 visiteurs[15]. « En 2023, trois nouvelles expositions temporaires ont posé leurs valises sur la pointe du 2e arrondissement de Lyon : Marc Riboud, 100 photographies pour 100 ans (24 février), Afrique, milles vies d'objets (9 juin) et A nos amours (20 octobre) »[15].

Aperçu des galeries permanentes

[modifier | modifier le code]
  • Galerie « Espèces, la maille du vivant »
  • La forêt : Céphalophe du Natal[17]. (Taxidermie) La forêt : Céphalophe du Natal[17]. (Taxidermie)
  • Lépidoptères. Lépidoptères.
  • Biface évolué 300 000-28 000 ans H. 15 cm env. Somme, France Biface évolué300 000-28 000 ansH. 15 cm env.Somme, France
  • L'arctique : Ours blanc. Espèce vulnérable (UICN) L'arctique : Ours blanc. Espèce vulnérable (UICN)
  • Masque ype des Indiens Tapirapé (en)[18] Masque ype des Indiens Tapirapé (en)[18]
  • Espèces menacées réintroduites : Bison européen et cheval de Przewalski[19] Espèces menacées réintroduites : Bison européen et cheval de Przewalski[19]
  • Galerie « Origines, les récits du monde »
  • Fer rubané. 2,1 milliards d'années (Précambrien). Marquette, Michigan, États-Unis[20] Fer rubané. 2,1 milliards d'années (Précambrien). Marquette, Michigan, États-Unis[20]
  • Fossiles de Crinoïdes ( lys de mer ). 416 M. années[21] Fossiles deCrinoïdes ( lys de mer ). 416 M. années[21]
  • Fossile: Camarasaurus. 155-145 M. années[22] Fossile: Camarasaurus.155-145 M. années[22]
  • Fossile de Ptérosaure. 115 M. années[23] Fossile de Ptérosaure. 115 M. années[23]
  • Fossile: ammonite (Ammonoidea) 80 M. années. Nacre opalescente[24] Fossile: ammonite (Ammonoidea) 80 M. années. Nacre opalescente[24]
  • Moulage de fossile de Tarbosaurus. 70 M. années[25]. À toucher Moulage de fossile de Tarbosaurus. 70 M. années[25]. À toucher
  • Maquette de la sonde Huygens. 2008[26] Maquette de la sonde Huygens. 2008[26]
  • Spoutnik 2. 1957. Maquette, métal. Spoutnik 2. 1957. Maquette, métal.
  • Météorite découverte en 1967 à Zeghamra en Algérie. 640 kG[27]. Météorite découverte en 1967 à Zeghamra en Algérie. 640 kG[27].
  • Shiva Nataraja. Bronze, XVIIe – XVIIIe siècle. Inde (Tamil Nadu[28] Shiva Nataraja. Bronze, XVIIe – XVIIIe siècle. Inde (Tamil Nadu[28]
  • Galerie « Sociétés, le théâtre des hommes »
  • Fluorite. Minerai de fluor[29]. Fluorite. Minerai de fluor[29].
  • Minerai de terre rare : monazite. Madagascar. Minerai de terre rare : monazite. Madagascar.
  • Visiophone de Matra, 1970. Visiophone de Matra, 1970.
  • Accélérateur de particules Cockcroft et Walton, 1958[30]. Accélérateur de particules Cockcroft et Walton, 1958[30].
  • Fermenteur Frenkel, 1969[31] Fermenteur Frenkel, 1969[31]
  • Double phaéton, Berliet. 1908[32] Double phaéton, Berliet. 1908[32]
  • Tissus lumineux: fibre optique, LED et soie, 2014[33]. Métier à tisser horizontal à moteur électrique. 1903[34] Tissus lumineux: fibre optique, LED et soie, 2014[33]. Métier à tisser horizontal à moteur électrique. 1903[34]
  • Armure en laque d'argent. Époque d'Edo, Japon, fin XVIIe - début XVIIIe siècle[35] Armure en laque d'argent. Époque d'Edo, Japon, fin XVIIe - début XVIIIe siècle[35]
  • Éternités, visions de l'au-delà »
  • Masque. Population Wauja. Mato Grosso, début XXIe siècle[36] Masque. Population Wauja. Mato Grosso, début XXIe siècle[36]
  • Sculpture, sans titre (Grand Chaman). Jacko Kadluk, Nunavut, Canada. Vers 1990[37]. Sculpture, sans titre (Grand Chaman).Jacko Kadluk, Nunavut, Canada. Vers 1990[37].
  • Poteau funéraire lusi. Population Nyamusa[38]. Soudan du Sud. XXe siècle Poteau funéraire lusi. Population Nyamusa[38]. Soudan du Sud. XXe siècle
  • Kplekple bla (masque) baoulé. Côte d'Ivoire[39]. Ancienne collection Charles Ratton. Kplekple bla (masque) baoulé. Côte d'Ivoire[39]. Ancienne collection Charles Ratton.
  • Statuettes d'hommes barbus. 3800-3100 AEC, Culture de Nagada. Haute-Égypte[40]. Statuettes d'hommes barbus. 3800-3100 AEC, Culture de Nagada. Haute-Égypte[40].
  • Trois ensembles distincts : sarcophage, momie et amulettes. Égypte 663 AEC - 337 EC[41] Trois ensembles distincts : sarcophage, momie et amulettes. Égypte663 AEC - 337 EC[41]
  • Tombe féminine, nécropole de Koban. 967-813 AEC, débuts âge du fer, Ossétie du Nord, Russie[42]. Tombe féminine, nécropole de Koban. 967-813 AEC, débuts âge du fer, Ossétie du Nord, Russie[42].

Histoire

[modifier | modifier le code]

Projet

[modifier | modifier le code]
Vue de la confluence depuis le musée.
Vue du musée depuis la confluence.

Le projet de création d'un nouveau musée à partir des collections du Muséum de Lyon est lancé en juillet 1999[7].

En 2001, le projet piloté par Michel Mercier, le président du Conseil départemental du Rhône, est l'objet d'un concours international d'architecture, supervisé par un jury de 18 personnes. Il confronte 7 équipes[43] :

  • Félice Fanuele, Peter Eisenman et CRB Architectes proposent une structure ondulée surplombée de deux tours ;
  • Jacques Ferrier présente un bloc vitré d'un seul tenant ;
  • Steven Holl et de Vurpas et associés montrent un projet autour d'une structure avec d'importants porte-à-faux et ayant une tour ;
  • François Seigneur et Sylvie de la Dure proposent également un bloc, avec une façade colorée ;
  • Carlos Ferrater et Bruno Dumetier soumettent une proposition autour d'une architecture déconstructiviste ;
  • Tectoniques et de Drevet Architectures ;
  • Coop Himmelb(l)au soumet un projet basé sur une architecture déconstructiviste et d'importants porte-à-faux. Ce dernier projet remporte le concours en février 2001[7],[43].

La programmation culturelle initiale du musée s'est faite en octobre 2011, en attendant la fin des travaux, notamment à travers un festival appelé Mise en bouche[7].

Construction

[modifier | modifier le code]

En 2003, un premier permis de construire est délivré pour le musée[44]. En mai 2005, le boulodrome qui était sur le terrain du musée est détruit[7]. Mais les promoteurs découvrent un peu tard que le site, alluvial, est instable et inondable, et situé trop près de l'autoroute A7 : les travaux de renforcements coûtent 6 millions d'euros et un premier retard[12].

Les travaux démarrent le 10 octobre 2006, ils sont menés par l'entreprise Bec Frère, filiale du groupe Fayat[44]. Assez rapidement, des désaccords surviennent entre les différents acteurs impliqués, c'est-à-dire l'entreprise Bec Frère, le cabinet d'architecture Coop Himmelb(l)au et la Société d'Équipement du Rhône et de Lyon (SERL), chargée de la maitrise d'ouvrage. À la suite de ces désaccords, le chantier est à l'arrêt pendant 7 mois en 2007[44].

À la mi-2008, le chantier est arrêté, l'entreprise Bec Frère se désengage du projet, par une résiliation à l'amiable, le 4 décembre 2008[45],[44]. Bec Frère est indemnisé pour les frais engagés à hauteur de 5 millions d'euros. Il rend 8 millions d'euros sur l'avance de 14 millions, qu'il a perçue pour réaliser le projet[44].

En 2009, un appel d'offres est lancé reposant sur un nouveau cahier des charges, celui-ci ne reçoit aucune offre. Un nouvel appel d'offres est relancé juste après la clôture du premier. Entre 16 et 18 entreprises répondent à celui-ci, deux d'entre elles sont pré-sélectionnées Vinci et Léon Grosse, leur donnant un délai supplémentaire pour répondre à l'appel d'offre[44],[43]. Finalement, Vinci propose une offre à 117,89 millions d'euros et Léon Grosse une offre à 99,5 millions d'euros[44].

Le chantier du Musée des Confluences est finalement confié à Vinci en janvier 2010[46]. Les sociétés spécialisées SMB et Renaudat Centre Constructions réalisent les études, la production et le montage de l'ouvrage métallique révisé dans sa structure par la modification de la forme de la salle d'accueil et sa passerelle[47]. Les travaux ont repris dès avril 2010 pour une ouverture le 20 décembre 2014[48].

Le musée est finalement inauguré le 20 décembre 2014, en l'absence remarquée du président de la République, du Premier ministre ou de la ministre de la Culture[12].

  • Vue du chantier à l'arrêt Le site du chantier du musée, à l'arrêt, en avril 2011.
  • Vue de l'avancement du chantier en juillet 2012 Le chantier du musée en juillet 2012.
  • Vue du chantier en avril 2013 Le chantier du musée en avril 2013.
  • Le chantier du musée en août 2013. Le chantier du musée en août 2013.
  • Le parvis du musée en juin 2014. Le parvis du musée en juin 2014.

Coûts

[modifier | modifier le code]

La construction a connu de nombreux déboires, dont un retard de dix ans et un dépassement de son budget à hauteur de cinq fois son montant initial[12]. Le coût du musée, tout d'abord estimé à 61 millions d'euros en juillet 2000[12], a été révisé par le Conseil général du Rhône en 2009 à hauteur de 175,1 millions d'euros[49], puis en 2012 pour 267 millions d'euros pour l'achèvement du projet[50]. Fin octobre 2014, le coût prévisionnel du chantier s'établit à 255,1 millions d'euros ; le Conseil général a pendant un temps affiché un bilan financier ramené à 213,8 millions d'euros en incluant dans le bilan la pénalité de retard qu'il souhaite appliquer au groupement constructeur emmené par Vinci, pénalité atteignant provisoirement 41,3 millions d'euros. Cette somme est contestée par l'entreprise, qui met en avant des difficultés au démarrage des travaux du fait d'études insuffisamment précises fournies par la maîtrise d'œuvre retenue par le Conseil général[51].

Le coût total s'élèvera finalement à 330 millions d'euros, soit plus de 5 fois le coût initial prévu[12].

Pour compenser ce « coût faramineux », le Conseil général a vendu pour 63 millions d'euros d'actions dans des sociétés autoroutières en 2012, vente « menée à la va-vite[52] » (elle sera valorisée par les acheteurs à 460 millions d'euros[12]). Fin 2014, l'Association des Contribuables Actifs du Nord-Ouest Lyonnais (CANOL) déplorait l'absence de budget détaillé pour le fonctionnement du musée, censé être autosuffisant selon le département, même si aucune étude de marché n'a été réalisée[12].

Architecture

[modifier | modifier le code]
Le nuage à gauche et le cristal à droite, le tout posé sur un socle en béton.

Sa philosophie architecturale est la même que celle définie par Wolf D. Prix de l'agence Coop Himmelb(l)au pour l'Opéra-centre-ville (International Conference Center) de Dalian, Chine (2008-2012). Mais à Lyon, l'architecte n'est pas contraint par le fait d'englober d'une pièce un espace (salle de spectacle) qui n'est pas de son ressort dans le projet, comme ce fut le cas en Chine[53].

Le concepteur utilise d'importants porte-à-faux qui n'en font pas une construction « faisable à l'économie ». C'est une prouesse. Selon les termes de Coop Himmelblau : « Pour construire un musée de la connaissance, une nouvelle forme complexe a dû être développée comme passerelle emblématique. »[54]. Cette structure, qui ressemble à un mikado dans la partie tournée vers la ville, le cristal, utilise les possibilités offertes par la conception assistée par ordinateur en architecture.

Le musée mesure 190 mètres de long, sur 90 de large et 41 mètres de haut[55].

Le projet est composé de trois ensembles appelés « Socle », « Cristal » et « Nuage » :

  • le socle en béton regroupe sur sa proéminence les espaces fermés disjoints d'accueil et de restauration, un espace ouvert composé d'un bassin. Le socle contient un auditorium ainsi que les espaces techniques ;
  • le cristal, entièrement vitré, est un espace composé de circulations autour d'un « vortex symbolique » et permet d'accéder à une boutique et librairie. Le vortex fut ajouté après le démarrage du chantier pour des problèmes de structure posés par un embasement problématique et fut intégré dans l'architecture comme une pièce non rapportée. Le cristal marque la perspective sur les berges du Rhône depuis le Nord, il permet depuis son intérieur un demi-tour d'horizon sur l'hyper-centre à buildings-signaux de la ville. Cet espace est libre d'accès ;
  • le nuage est l'espace des expositions permanentes et temporaires[5] en salles à dimensions prédéterminées et articulées sur des passages « ouverts sur l'extérieur » : passage à grand claustra vitré transparent circulable sur le niveau au-dessus du bassin ; passage d'exposition au dernier niveau dont le vitrage supérieur de couverture transparente est bleu (éclairage façon galerie) ; point de vue panoramique fermé sur le fleuve sur le sud de la ville. Le nuage comporte, à son sommet libre d'accès, une cafétéria en espace fermé, et deux points de vue panoramiques ouverts : à l'ouest, en surplomb vue sur l'horizon du coteau urbanisé de la Saône et sur la ville reliée historiquement au sud en traversant ce fleuve (nœud routier des ponts et ouvrage d'art métal remarquable du patrimoine industriel en France du chemin de fer) ; à l'est vue sur l'horizon de la plaine industrialisée, une vue en perspective des montagnes.

De par sa forme atypique, le journal Le Monde le compare à un « vaisseau à la Star Wars »[56].

Gestion

[modifier | modifier le code]
Le musée est desservi par la ligne T1, et un pont particulier le relie à la Halle Tony Garnier.
Station Musée des Confluences.

Projet initié par le conseil général du Rhône, le Musée des Confluences a d'abord été géré en régie directe, puis est devenu un Établissement public de coopération culturelle à caractère industriel et commercial le 1er juillet 2014[57]. Les membres constitutifs de cet EPCC sont le Conseil général du Rhône et l'École normale supérieure de Lyon. Depuis le 1er janvier 2015, la Métropole de Lyon et la ville de Lyon sont également devenues membres de cet EPCC. Le budget de fonctionnement du musée est estimé à 13 millions d'euros, dont 10 millions seront assurés par la collectivité[44].

En 2018, le juriste Claude Danthony, enseignant-chercheur à l'ENS de Lyon, obtient l'annulation de la création de l'EPCC du musée par le tribunal administratif, estimant que le risque financier pour l'ENS (membre de l'établissement) est trop important et que la représentation du personnel du musée n'est pas correctement assurée[58],[59]. Un nouvel arrêté préfectoral intervient en novembre 2018 pour recréer l'établissement et corriger ces irrégularités.

Direction

[modifier | modifier le code]

Le 19 mars 1999, avant la finalisation du projet, le Conseil général du Rhône nomme Michel Côté directeur du pôle Sciences et Sociétés, avec pour mission principale de transformer le Muséum de Lyon en un musée des sciences et des sociétés. Il quitte alors le Québec et le Musée de la civilisation pour s'installer dans l'agglomération lyonnaise et y conduire le projet du Musée des Confluences[60]. En mai 2010, il annonce qu'il quitte ses fonctions pour retourner à Québec et y exercer à partir du 1er août la direction générale du Musée de la civilisation[61].

La direction du musée sur le projet finalisé est assurée par Hélène Lafont-Couturier, qui est également responsable du musée gallo-romain de Fourvière et du musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal[7]. Durant l'été 2010, Bruno Jacomy est nommé directeur exécutif[7].

Employés

[modifier | modifier le code]

En 2016, la moitié des employés du Musée des Confluences travaillent via des entreprises de sous-traitance. Les conditions de travail précaire et de rémunération des sous-traitants sont dénoncés par certains employés, ainsi que des accusations de sexisme[62]. La direction explique ce recours à des prestataires par un souci de trésorerie[63].

Hommage

[modifier | modifier le code]

En 2018, le comité scientifique de l'exposition « Coléoptères, insectes extraordinaires », découvre une nouvelle espèce de longicorne nocturne vivant en Afrique du Sud et qu'il baptise Capezoum (nl) museiconfluentiarum, en hommage au musée hôte[64].

Accessibilité

[modifier | modifier le code]

La programmation de l'accessibilité intègre l'intégration poussée des handicaps dans la perception des collections présentées et des espaces architecturaux qui les contiennent (handicap auditif visuel et de mobilité) avec les technologies traditionnelles. Lors de la fermeture Covid une visite virtuelle numérisée a été fournie[65].

Le musée est desservi depuis février 2014 dès l'ouverture par la station « Musée des Confluences » du tramway Tramway de Lyon Ligne T1. Il est également desservi par les lignes de bus Bus en mode C Ligne C7 Ligne C10, Bus TCL Ligne 15 Ligne 63

Le parking pour les cars de groupes est aménagé sous le viaduc de nœud routier.

Parking visiteurs payant à proximité, tarif préférentiel pour les visiteurs du musée à valider à l'accueil de celui-ci.

Expositions

[modifier | modifier le code] Liste des expositions temporaires du musée des Confluences [66]
Exposition Ouverture Fermeture Durée Salle(s)
Les trésors d'Émile Guimet 19 décembre 2014 12 juillet 2015 6 mois et 23 jours
Dans la chambre des merveilles 20 décembre 2014 10 avril 2016 1 an, 3 mois et 21 jours 13
A la conquête du Pôle Sud 3 février 2015 28 juin 2015 4 mois et 25 jours
Appartement témoin 14 mai 2015 31 août 2015 3 mois et 17 jours
T'imagines ? Boulet au musée des Confluences 9 juin 2015 16 août 2015 2 mois et 7 jours
Before Memory Yuan Goang-Ming 10 septembre 2015 3 janvier 2016 3 mois et 24 jours 15
L'art et la machine 13 octobre 2015 24 janvier 2016 3 mois et 11 jours
Ma Terre première[67] 23 février 2016 17 juillet 2016 4 mois et 24 jours 12
Antarctica 26 avril 2016 31 décembre 2016 8 mois et 5 jours 11
Corps rebelles[68] 13 septembre 2016 5 mars 2017 5 mois et 20 jours 12
VenenumUn monde empoisonné[69] 15 avril 2017 13 avril 2018 11 mois et 29 jours 12
Carnets de collection 16 mai 2017 2 septembre 2018 1 an, 3 mois et 17 jours 13
Lumière !Le cinéma inventé 12 juin 2017 25 février 2018 8 mois et 13 jours 11/15
Touaregs 17 octobre 2017 4 novembre 2018 1 an et 18 jours 14
Hugo PrattLignes d'horizons 7 avril 2018 24 mars 2019 11 mois et 17 jours 11
YokainoshimaEsprits du Japon 7 juillet 2018 28 août 2019 1 an, 1 mois et 21 jours 12
Fêtes himalayennesLes derniers Kalash 23 octobre 2018 1er décembre 2019 1 an, 1 mois et 8 jours 13
ColéoptèresInsectes extraordinaires[70] 21 décembre 2018 3 novembre 2019 10 mois et 13 jours 14
Désir d'artLa collection africaine Ewa et Yves Develon 8 février 2019 12 mai 2019 3 mois et 4 jours 15
Le monde en têteLa donation Antoine de Galbert 6 juin 2019 23 août 2020 1 an, 2 mois et 17 jours 11
Mini-monstresLes invisibles 26 juin 2019 3 mai 2020 10 mois et 7 jours 15
PrisonAu-delà des murs 18 octobre 2019 26 juillet 2020 9 mois et 8 jours 12
L'univers à l'enversPlonk et Replonk 19 décembre 2019 1er novembre 2020 10 mois et 13 jours 14
MakayUn refuge en terre malgache 16 octobre 2020 22 août 2021 10 mois et 6 jours 11
Une Afrique en couleurs 16 octobre 2020 22 septembre 2021 11 mois et 6 jours 15
L'oiseau rareDe l'hirondelle au kakapo 18 décembre 2020 31 décembre 2022 2 ans et 13 jours 14
La Terre en héritageDu Néolithique à nous 2 avril 2021 30 janvier 2022 9 mois et 28 jours 12
Jusqu'au bout du mondeRegards missionnaires 18 juin 2021 8 mai 2022 10 mois et 20 jours 13
Sur la piste des Sioux 22 octobre 2021 28 août 2022 10 mois et 6 jours 11/15
Magique 15 avril 2022 5 mars 2023 10 mois et 18 jours 12
Secrets de la Terre 24 juin 2022 31 décembre 2024 2 ans, 6 mois et 7 jours 13
Nous, les fleuves 21 octobre 2022 27 août 2023 10 mois et 6 jours 11
Marc Riboud 100 photographies pour 100 ans[71] 24 février 2023 31 décembre 2023 10 mois et 7 jours 14
Afrique Mille vies d'objets[72] 9 juin 2023 18 février 2024 8 mois et 9 jours 12
Terra incognita rendez-vous au bout du monde[73] 22 septembre 2023 3 mars 2024 5 mois et 10 jours 15
A nos amours[74] 20 octobre 2023 25 août 2024 10 mois et 5 jours 11
En forêt avec Vincent Munier[75] 16 février 2024 27 avril 2025 1 an, 2 mois et 11 jours 14
Epidémies prendre soin du vivant[76] 12 avril 2024 16 février 2025 10 mois et 4 jours 12
Le temps d'un rêve[77] 18 octobre 2024 24 août 2025 10 mois et 6 jours 11/15

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. « Musée des confluences », sur Musée des Confluences (consulté le 22 avril 2023).
  2. Alexis Ferenczi, « PHOTOS. Le Musée des Confluences ouvre ses portes sur fond de polémiques », Le Huffington Post,‎ 19 décembre 2014 (lire en ligne, consulté le 20 décembre 2014).
  3. « Le bâtiment devrait servir de phare distinctif et d'entrée pour les visiteurs qui s'approchent du Sud, ainsi que de point de départ pour le développement urbain. » : traduction tirée de (en) « Musée des Confluences. The Crystal Cloud of Knowledge », sur Coophimmelb(l)au. Wolf D. Prix & Partner, non daté (consulté le 8 octobre 2024).
  4. « Espace d'information du Musée des Confluences »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur lyon-france.com (consulté le 12 mars 2014).
  5. ↑ a b et c Françoise Monnet et Isabelle Brione, « Le musée des Confluences sera un lieu de curiosité et de délectation », sur Le Progrès, 17 décembre 2014.
  6. « Le Centre de Conservation et d’Étude des Collections (Centre Louis-Lortet) »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Musée des Confluences. Accessible aux seuls chercheurs, sur une surface de 3 215 m2, situé dans un ancien centre téléphonique dans le 7e arrondissement de Lyon.
  7. ↑ a b c d e f g et h Lyon se penche sur ses berges > le confluent, seconde période, Bibliothèque municipale de Lyon, 9 janvier 2012, page 7.
  8. Fabien Fournier, « Musée des Confluences, ouvert à la 2e quinzaine de décembre », sur Lyon Capitale, 17 janvier 2014.
  9. ↑ a b c et d « Le Musée des Confluences, cabinet de curiosités du 21e siècle », sur La Gazette des communes, 1er décembre 2014.
  10. ↑ a b et c Audray Emery, « Lyon : le Musée des Confluences comme si vous y étiez ! », sur Le Point, 6 décembre 2014.
  11. En juin 2015 simultanément avec l'exposition "Appartement témoin" [1] en connexion avec le monde de la bande dessinée [2] succède aux regards des photographes sur les rites bouddhiques de l'exposition en accès libre en mai 2015 (par exemple): « The Musée des Confluences understands itself not as an exclusive “Temple of the Muses” for the educated elite, but as a public gateway to the knowledge of our time. It stimulates a direct, active use—not only as a place of contemplation, but also as a meeting place in the city », Wolf D. Prix [3].
  12. ↑ a b c d e f g et h Sorj Chalandon, « Pharaon au pays de Guignol », Le Canard enchaîné, no 4912,‎ 17 décembre 2014, p. 4.
  13. « Le musée des Confluences a franchi le cap des 500 000 entrées », sur lyoncapitale.fr (consulté le 2 novembre 2015).
  14. Lyon Capitale, juillet-août 2017, p. 41
  15. ↑ a b c d e f g et h « Lyon : la fréquentation du Musée des Confluences n'a pas encore retrouvé le rythme d'avant-Covid », sur Lyon Mag (consulté le 17 février 2023).
  16. Auvergne Rhône-Alpes Tourisme, Chiffres-clés 2022, coll. « Les carnets de l'ingénierie » (no 18) (lire en ligne [PDF]), p. 22
  17. Céphalophe du Natal. H. env. 50 cm sur la croupe. « La forêt exerce de fortes contraintes sur les espèces qu'elle abrite. Ainsi, une petite taille, de courtes pattes, un dos arrondis, des cornes courbées vers l'arrière permettent aux différentes espèces de céphalophes de se faufiler avec aisance dans ce milieu dense » : notice du Musée des Confluences.
  18. Masque ype des Indiens Tapirapé (en). Mato Grosso, Brésil. XXe siècle. Plumes: aras, amazones, fibres végétales, nacre, bois. L. env. 100 cm.
  19. Bison européen et cheval de Przewalski : réintroduction dans la nature d'espèces menacées d'extinction.
  20. L'essentiel de l'oxygène produit par les bactéries reste piégé au fond des océans sous forme d'oxydes de fer. Alternances de lits de quartz et de fer oxydé.
  21. Crinoïdes : Scyphocrinites elegans, Silurien, 416 millions d'années. Provenance : Maroc, Erfoud.
  22. Le Camarasaurus est un genre de dinosaures sauropodes qui vivait aux États-Unis pendant le Jurassique supérieur, entre 155 et 145 millions d'années avant notre ère.
  23. Ptérosaure : Anhanguera santanae. Crétacée (115 Millions d'années). Brésil.
  24. Placenticeras meeki, Crétacé, 80 millions d'années. Provenance : Canada, Alberta. La nacre opalescente de ce type de fossile est appelée ammolite en gemmologie.
  25. Tarbosaurus : -70 Millions d'années (Maastrichtien). Mongolie, désert de Gobi. Tarbosaurus est un genre éteint de dinosaures théropodes de la famille des tyrannosauridés. "Avec ses dents en poignards ce dinosaure ferait régner la terreur en Asie, comme en Amérique, son proche parent, le Tyrannosaure." (notice du Musée des Confluences)
  26. Fibre de verre, aluminium, plastique, textile. D. env 120 cm.
  27. Météorite Zerhamra. Sidérite (groupe III AB). Découverte en 1967 à Zerhamra en Algérie, Dépôt du Museum National d'Histoire Naturelle, Paris. "Cette météorite de 640 kg est un fragment du noyau métallique d'un corps céleste qui s'est fragmenté lors d'une énorme collision" : notice du Musée des Confluences. Lyon.
  28. Shiva Nataraja. Bronze, autour des XVIIe – XVIIIe siècle. Inde (Tamil Nadu). Dépôt du musée national des arts asiatiques Guimet, Paris.
  29. Minerai de fluor. Puy-de-Dôme, Saint-Germain-près-Herment, mine du Beix.
  30. Générateur Cockcroft-Walton. 1958. Pays-Bas. Philips. Bakélite, aluminium, composants électriques et électroniques.
  31. Fermenteur Frenkel, 1969. France, Rhône, Saint-Priest. Villanova. Acier inoxydable, métal, caoutchouc. Don de Mérial. « Cette cuve de fermentation témoigne du passage, au milieu du XXe siècle, de la fabrication artisanale à la fabrication industrielle de vaccins, qui a permis dans ce cas d'enrayer l'épidémie de fièvre aphteuse qui décimait les troupeaux de bovins. » : Notice du musée.
  32. Voiture double phaéton, Berliet. 1908. Bois, métaux, cuir, verre. Dépôt de la fondation Berliet, Lyon.
  33. Robe de mariée. Tissus lumineux: fibre optique, LED, polyamide, polyester et soie, composants électriques et électroniques. Brochier Technologies, Mongi Guibane, 2014. « Brochier technologies (site de l'entreprise Brochier Technologies) a adapté le tissage Jacquard à des matériaux comme la fibre optique, créant, ainsi des fibres lumineuses. Cette innovation, créée pour le défilé de haute couture d'Olivier Lapidus (Site de la maison Olivier Lapidus), en 2000, est breveté. Cette robe a été dessinée par le couturier Mongi Guibane (site du couturier Mongi Guibane), pour le Musée des Confluences » : notice du Musée des Confluences.
  34. Métier à tisser mécanique Diederichs 7700. 1903, France, Isère, Bourgoin-Jallieu. Ateliers Diederichs. Acier, fonte, bois. Dépôt du Musée du tisserand dauphinois, La Batie Montgascon. "Ce métier Diederichs, avec son moteur électrique et sa grande adaptabilité, est typique de la production en usine qui se développe à la fin du XIXe siècle." : notice, Musée des Confluences.
  35. Armure en laque d'argent. Edo (1600-1868). Fer laqué, soie, cuivre, crin. Fin XVIIe - début XVIIIe siècle. Musée des Confluences. Lyon. "Spectaculaire, cette armure permet à son propriétaire de bénéficier d'une forte visibilité et d'affirmer son rang" : notice du Musée des Confluences.
  36. Masque. Population Wauja. Parc du Xingu. Mato Grosso, Brésil, début XXIe siècle. Fibres végétales, bois, pigment. H. env 150 cm.
  37. Sans titre [Grand Chaman]. Jacko Kadluk (né en 1952), (Nunavut, Iqaluit), Canada. Vers 1990. Os de baleine, bois et peau de caribou. L. env. 120 cm.
  38. Population Nyamusa, proche des Avukaya.
  39. Kplekple bla (masque). Baoulé. Côte d'Ivoire. Bois polychrome. Fin XIXe - début XXe siècle. Ancienne collection Charles Ratton. Prêt du Musée Barbier-Mueller, Genève. « La couleur rouge de ce masque appartenant au rite du Goli, indique qu'il est féminin. Ces masques interviennent lors de funérailles ou en période de danger. Leur rôle est d'établir un lien avec les forces surnaturelles qui influencent positivement la vie des humains, ou négativement si elles ne sont pas apaisées. » : notice Musée des Confluences.
  40. Homme barbu (à gauche) : pierre. 3800-3500 Nagada I (civilisation amratienne). Haute-Égypte (Gebelein). Homme barbu (à droite) : brèche. 3300-3100 Nagada I (civilisation amratienne). Haute-Égypte (Gebelein). inv 90000171. Musée des Confluences, Lyon. "Retrouvées dans des sanctuaires ou des tombes, ces statues très rares sont probablement une représentation du pouvoir masculin. À la période dynastique, la barbe sera l'un des symboles du pouvoir pharaonique." : notice Musée des Confluences, Lyon.
  41. Présentation regroupée de trois ensembles distincts : 1, Sarcophage de Tja-Khonsou, membre du clergé d'Amon (Nout protège le défunt en déployant ses ailes. Quatre fils d'Horus). Bois polychrome. Haute-Égypte (Thèbes), 663 - 323 AEC (avant l'ère commune). // 2, Momie de Taubasthis, fils de Psébos, et ses parures de cartonnage. Momie, cartonnages constitués de tissus de lins stuqués et polychromes. Haute-Égypte, 332 AEC - 337 EC (périodes macédonienne, lagide et romaine). // 3, Résille et amulettes, faïence, Égypte 664 AEC - 337 EC.
  42. Tombe féminine, sépulture 9, nécropole de Koban, Ossétie du Nord-Alanie. Russie. Âge du bronze final et débuts de l'âge du fer 967-813 avant l'ère commune. Ossements humains et animaux, bronze, cornaline et coquillages. La nécropole a commencé à être utilisée à l’âge du bronze final vers 1400-1200 AEC (il y donc environ 3 500 ans depuis le présent).
  43. ↑ a b et c Un projet exceptionnel sur un site exceptionnel, Association Française de Génie Civil - Rhône-Alpes.
  44. ↑ a b c d e f g et h Lyon se penche sur ses berges > le confluent, seconde période, Bibliothèque municipale de Lyon, 9 janvier 2012, page 6
  45. Jean-Philippe Defawe, « Vinci reprend en mains le chantier du musée des Confluences à Lyon », sur Le Moniteur, 15 janvier 2010.
  46. « Le musée des Confluences relancé », sur lyoncapitale.fr, Lyon Capitale (consulté le 6 avril 2011).
  47. poids de structure 6 500 tonnes[réf. nécessaire]
  48. Mathilde Doiezie, « Lyon : le musée des Confluences en 10 dates », sur Le Figaro, 18 décembre 2014 (consulté le 19 décembre 2014).
  49. « Musée des Confluences de Lyon: Vinci et Léon Grosse en concurrence »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur lemoniteur.fr, 7 septembre 2009.
  50. « Les chiffres délirants du musée des Confluences de Lyon »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur capital.fr, 10 août 2012..
  51. Jean-Baptiste Labeur, « Musée des Confluences : Mercier met la pression sur Vinci », La Tribune - en ligne,‎ 28 octobre 2014 (ISSN 1760-4869, lire en ligne).
  52. Selon le journal Lyon Capitale.
  53. Référence Himmelb(l)au: [4] et [5], sur ArchDaily : En Chine l'édifice est construit à la même époque mais plus rapidement et en fond de port, dans un espace à remplir, ce qui n'assure pas la même position stratégique de signal urbain.
  54. Site de Coophimmelb(l)au.
  55. Musée des Confluences, Coop Himmelb(l)au.
  56. Michel Guerrin, « Les Confluences entre deux eaux », sur Le Monde, 16 décembre 2014
  57. « Musée des Confluences : vers un statut d'EPCC »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur rhone.fr, 2013 (consulté le 12 mars 2014).
  58. TA de Lyon, 4 octobre 2018, 1507512, Danthony (décision).
  59. « Le musée des Confluences dans une procédure judiciaire », sur Le Dauphiné libéré, 11 octobre 2018 (consulté le 18 avril 2022).
  60. Delphine Hummel, Aude Porcedda et Laurent Lapierre, « Michel Côté et le projet du Musée des Confluences (2007) », Revue internationale de cas en gestion, HEC Montréal, vol. 9, no 1,‎ mars 2011 (lire en ligne)
  61. « Monsieur Michel Côté nommé directeur général du Musée de la civilisation à Québec »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur mcq.org (consulté le 21 février 2012).
  62. SEXISME ET PRÉCARITÉ POUR LES PETITES MAINS DU MUSÉE DES CONFLUENCES
  63. « Sexisme et précarité » au musée des Confluences, un article qui refroidit la direction
  64. « Voyage extraordinaire au pays des coléoptères à Lyon », sur sciencesetavenir.fr, 20 décembre 2018.
  65. (site OnlyLyon voir en ligne, consulté le 17 février 2023).
  66. [6]
  67. [7], consulté le 03/10/2022
  68. [8], consulté le 03/10/2022
  69. [9]
  70. [10][11]
  71. [12], consulté le 24/01/2023
  72. [13], consulté le 24/01/2023
  73. [14], consulté le 21/12/2023
  74. [15], consulté le 21/12/2023
  75. [16], consulté le 21/12/2023
  76. [17], consulté le 21/12/2023
  77. [18], consulté le 21/12/2023

Voir aussi

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Musée des Confluences, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

[modifier | modifier le code]
  • Musée de France
  • Liste des musées de Lyon
  • Musée d'histoire naturelle - Guimet, fermé en juillet 2007 et dont les collections sont confiées au musée des Confluences.
  • Collections africaines dans les musées français

Liens externes

[modifier | modifier le code]
  • Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata
  • Ressource relative aux beaux-artsVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Google Arts & Culture
  • Ressource relative au tourismeVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Muséofile
  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • PSS
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • VIAF
    • ISNI
    • BnF (données)
    • IdRef
    • LCCN
    • GND
    • NUKAT
    • Catalogne
v · mPrincipaux musées de France (en 2023)
Plus de 1 000 000 visiteurs
  • Île-de-France :
    • Musée du Louvre
    • Château de Versailles
    • Musée d'Orsay
    • Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou
    • Muséum national d'histoire naturelle
    • Musée du Quai Branly - Jacques-Chirac
    • Musée de l'Orangerie
    • Musée de l'Armée de Paris
    • Petit Palais
Entre 500 000 et 1 000 000 visiteurs
  • Auvergne-Rhône-Alpes :
    • Musée des Confluences
  • Hauts-de-France :
    • Louvre-Lens
  • Île-de-France :
    • Musée d'Art moderne de Paris
    • Musée de l'Histoire de l'immigration
    • Musée Rodin
    • Musée des Arts décoratifs de Paris
    • Musée Picasso de Paris
Entre 300 000 et 500 000 visiteurs
  • Auvergne-Rhône-Alpes :
    • Musée des Beaux-Arts de Lyon
  • Bretagne :
    • Musée des Beaux-Arts La Cohue de Vannes
  • Grand Est :
    • Centre Pompidou-Metz
  • Hauts-de-France :
    • Musée Condé
    • Palais des Beaux-Arts de Lille
  • Île-de-France :
    • Château de Fontainebleau
    • Musée des Monuments français
  • Normandie :
    • Musée d'Art et d'Histoire Baron-Gérard
  • Occitanie :
    • Muséum de Toulouse
  • Pays de la Loire :
    • Musée d'Arts de Nantes
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur :
    • Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
Entre 200 000 et 300 000 visiteurs
  • Bourgogne-Franche-Comté :
    • Musée des Beaux-Arts de Dijon
  • Centre-Val de Loire :
    • Château de Blois
  • Grand Est :
    • Musée national de l'Automobile
  • Hauts-de-France :
    • La Piscine
  • Île-de-France :
    • Musée de la Musique
    • Musée des Arts et Métiers
    • Maison de Victor Hugo
    • Musée de Cluny
    • Musée national des Arts asiatiques - Guimet
    • Musée de la Vie romantique
    • Musée de l'Air et de l'Espace
  • Normandie :
    • Musée du Débarquement d'Arromanches-les-Bains
  • Occitanie :
    • Les Abattoirs
    • Musée Fabre
  • Pays de la Loire :
    • Château des ducs de Bretagne
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur :
    • Musée Granet
    • Musée d'archéologie méditerranéenne
Entre 150 000 et 200 000 visiteurs
  • Auvergne-Rhône-Alpes :
    • Musée de Grenoble
    • Lugdunum
    • Château d'Annecy
  • Bourgogne-Franche-Comté :
    • Muséum de Besançon
    • Muséum d'histoire naturelle de Dijon
  • Bretagne :
    • Musée des Beaux-Arts de Rennes
    • Musée de Bretagne
  • Grand Est :
    • Écomusée d'Alsace
    • Musée Unterlinden
    • Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg
    • Muséum-aquarium de Nancy
  • Hauts-de-France :
    • Centre historique minier de Lewarde
    • Musée de l'Hospice Comtesse
    • Lille Métropole Musée d'Art moderne, d'Art contemporain et d'Art brut
    • Musée d'Histoire naturelle de Lille
  • Île-de-France :
    • Musée de Montmartre
    • Musée départemental Albert-Kahn
  • Normandie :
    • Musée des Beaux-Arts de Rouen
  • Nouvelle-Aquitaine :
    • Muséum d'histoire naturelle de Bordeaux
  • Pays de la Loire :
    • Muséum de Nantes
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur :
    • Musée Picasso d'Antibes
    • Musée Marc-Chagall de Nice
    • Musée Matisse de Nice
Entre 100 000 et 150 000 visiteurs
  • Auvergne-Rhône-Alpes :
    • Cité de la Préhistoire
    • Château de Grignan
  • Bourgogne-Franche-Comté :
    • Musée Rude
  • Bretagne :
    • Musée de Pont-Aven
  • Centre-Val de Loire :
    • Maison de la magie
  • Grand Est :
    • Musée des Beaux-Arts de Nancy
    • Cité du train
    • Château de Sedan
  • Hauts-de-France :
    • Château de Compiègne
    • Musée de Picardie
  • Île-de-France :
    • Musée Yves-Saint-Laurent de Paris
    • Le Musée du 11 Conti - Monnaie de Paris
    • Musée des Plans-reliefs
    • Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme
    • Musée d'Archéologie nationale
    • Musée de la Chasse et de la Nature
  • Normandie :
    • Musée des Beaux-Arts de Caen
    • Musée d'Art moderne André-Malraux
  • Nouvelle-Aquitaine :
    • CAPC - musée d'Art contemporain de Bordeaux
    • Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
  • Occitanie :
    • Narbo Via
    • Musée des Augustins de Toulouse
    • Musée Soulages
    • Musée Toulouse-Lautrec
    • Musée de la Romanité de Nîmes
    • Château de Foix
  • Pays de la Loire :
    • Musée des Beaux-Arts d'Angers
    • Château de Saumur
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur :
    • Muséum d'histoire naturelle de Marseille
    • Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Nice
    • Musée international de la parfumerie
  • icône décorative Portail des musées
  • icône décorative Portail de la paléontologie
  • icône décorative Portail de l’archéologie
  • icône décorative Portail de la métropole de Lyon

Tag » Architecture Moderne Lyon Confluence