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« Naming the Money », une exposition qui rend hommage aux esclaves africains

Avec l’exposition « Naming the Money », à Bordeaux, jusqu’au 23 février, l’artiste britannique engagée Lubaina Himid rend aux anciens esclaves identité et dignité.

Sous la nef du CAPC, ancien entrepôt colonial. © Arthur Pequin

Sous la nef du CAPC, ancien entrepôt colonial. © Arthur Pequin

  • Par Nicolas Michel

Publié le 12 février 2020 Lecture : 6 minutes.

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Une centaine de silhouettes colorées occupant tout l’espace d’une nef de pierre brute : c’est un peu comme si l’installation Naming the Money (2004) de la plasticienne Lubaina Himid avait été pensée spécialement pour l’ancien entrepôt qui abrite le Musée d’art contemporain de Bordeaux (CAPC, France).

« Ce bâtiment a été construit en 1824 pour stocker des denrées coloniales en transit vers l’Europe du Nord, explique la commissaire d’exposition Alice Motard. Généralement, on y expose des créations in situ. Mais il m’a semblé pertinent d’y présenter le travail d’une artiste qui, depuis les années 1980, effectue des recherches sur des créateurs issus de la diaspora africaine et promeut leur travail. »

Figure de proue du British Black Art, Lubaina Himid a légué Naming the Money aux musées de Liverpool, ville qui partage avec Bordeaux un long passé négrier.

En pénétrant dans la nef du CAPC, le visiteur se trouve propulsé au milieu d’une foule d’autres visiteurs et surtout de personnages figés, comme autant de silhouettes échappées d’un immense tableau coloré.

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Et c’est bien de cela qu’il s’agit : lors de ses visites dans les musées européens, Lubaina Himid constate que les Noirs sont systématiquement présentés comme des servants ou comme des faire-valoir de leurs maîtres blancs.

Le choc est particulièrement brutal le jour où elle fait face, à La Rochelle – autre port négrier –, à un tableau présentant des esclaves offerts au roi de France. Même si cette œuvre n’a pour l’heure pas pu être identifiée clairement, elle donne son nom à la première version de l’installation, intitulée Naming the Money, Gift to Kings.

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Cent silhouettes

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Nicolas Michel Journaliste

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