Pourquoi Faire De L'escrime

POURQUOI FAIRE DE L'ESCRIME AUJOURD'HUI ?

L’escrime est un sport aux multiples facettes, qui allie concentration, coordination, vivacité, etc. L’escrime permet de gagner en confiance, d'apprendre à s'adapter à l'autre et accroître la maîtrise de soi. L’escrime est un sport physique, intelligent et surtout passionnant. L’escrime est certes, un sport de combat : l’objectif est de toucher son adversaire tout en évitant d’être atteint soi-même. Il faut donc avoir un esprit de guerrier. Toutefois, ce n’est pas un combat fondé sur la force : un bon escrimeur doit savoir observer, analyser et anticiper. Il doit donc aussi être stratège.

L’escrime, c’est également un sport olympique français majeur, où la France a à son palmarès pas moins de 115 médailles dont 41 titres. Mais c’est aussi une discipline historique, longtemps considérée comme un art, une science militaire. De cette tradition nous est resté la dimension de respect et de maîtrise de soi, prépondérantes tant à l’entraînement qu’en compétition.

L'escrime est l'un des très rares sports où le français est la langue officielle. Chaque pays utilise sa langue pour les compétitions nationales, mais dès que la compétition devient internationale, le français est obligatoire pour l’arbitrage. « En Garde ! Prêts ? Allez ! Halte ! ... ». L’arbitre dispose en plus d’un code de signe pour expliquer chaque phrase d’armes.

Pourquoi pratiquer l'escrime?

L’escrime développe la motricité et l’orientation dans l’espace

Dans notre club, l'enfant peut commencer l’escrime à 4 ans en participant au cours d’éveil à l’escrime. A cet âge, l’escrime développe la capacité de l’enfant à s’orienter dans l’espace, la concentration et la motricité. On organise des exercices avec notamment des fleurets en plastique …et du matériel adapté à son jeune âge.. L’escrime développe l’esprit d’équipe

Lorsque l'enfant se prépare avant la séance d'entraînement (combats), il doit aider ses camarades à porter le matériel ou à fermer leur veste qui se zippe par derrière : cela développe l’esprit d’équipe. Quand on fait de l’escrime, il faut suivre des règles

Il y a des règles à respecter dans une salle d’armes. Des règles de base, comme être poli, avoir l’esprit sportif, respecter l’autre, être persévérant… Et puis, le salut est obligatoire, avant et après l’assaut. A la fin du match, il faut aussi serrer la main de son adversaire et le remercier, quoiqu’il arrive, que l'on gagne ou que l'on perde !

La coordination

Ce sport développe la coordination. Pourquoi ? Parce qu'on doit utiliser ses quatre membres indépendamment les uns des autres, coordonner un bras et une jambe etc. Et l’escrime développe aussi la précision des gestes, et ce qu’on appelle la motricité fine. L'escrime, un sport tactique On travaille sur la vitesse, sur les temps de réaction et d'exécution. Et puis, il y a des moments pour attaquer, pour se défendre… C’est très tactique. L'enfant peut amener l’adversaire à attaquer, ainsi il joue pour obtenir des réactions de son adversaire. L’escrime apprend à réfléchir. L’escrime développe la maîtrise de soi Ce sport pousse aussi à être maître de soi-même. Lorsqu’on est dans un combat, il faut être rapide dans l’exécution, comme un félin qui se rapproche doucement de sa proie et l’attaque à la dernière minute. Et puis il y a un arbitre qui va apprécier le match : l'enfant va alors apprendre à accepter ses erreurs, à ne pas se décourager, continuer quoi qu’il arrive…

En résumé

L’escrime, c’est un sport complet, qui requiert des qualités tant physiques que mentales. Du côté physique, l’escrime nécessite explosivité et endurance. Explosivité pour pouvoir réagir vite et surprendre son adversaire au moment opportun. Et endurance pour tenir le rythme soutenu des assauts en compétitions ou au club. En permanence fléchi sur ses appuis, la pratique de l’escrime développe les muscles en profondeurs, vous tonifie et affine votre silhouette. L’escrime développe également l’équilibre, la coordination et la précision.

Sur le plan mental, l’escrime demande de la persévérance et de la stratégie, une envie de gagner, de la patience et aussi du courage. C’est un sport qui apporte beaucoup pour le développement personnel : il permet de s’affirmer, préciser sa gestuelle, s’organiser dans le temps et l’espace. En alliant physique et stratégie, l’escrime est un sport qui se débute et qui se pratique quel que soit votre âge, tant en loisir qu’en compétition.

Le « petit » et le « grand », le « calme » et le « passionné », le « raisonneur » et le « tonique » trouveront l'arme adaptée à leur tempérament.

Un peu d'histoire...

On peut faire remonter l'escrime au tant de l'âge du fer, temps pendant lequel les premiers combats à l'épée apparurent chez les barbares. Longtemps considéré, au même titre que la Chasse à la Courre, comme un sport noble seulement pratiqué par des hauts personnages proches du Roi, ce sport a été expliqué dans ses moindres détails dans l'Encyclopédie, écrite par les philosophes des Lumières au XVIIIè siècle. Pourtant interdite en 1600 par le Roi Henri IV, l'évolution continue avec l'invention du Fleuret en 1622 (voir description ci-dessous). En 1750, c'est au tour du masque d'être porté pour la première fois. Le 15 Janvier 1893, le premier tournoi officiel d'escrime moderne est organisé. Il est remporté par un officier de cavalerie. En 1896, le baron Pierre de Coubertin fait revivre les Jeux Olympiques. Il y inscrit l'escrime, et y impose le français comme langue d'arbitrage. L'année d'après, les Championnats de France de Fleuret sont remportés par Douradour. En 1906 est fondée la Fédération Française d'Escrime, puis en 1913 la Fédération Internationale.

Un sport qui transporte des valeurs.

Philosophiquement, le respect est la valeur première : salut avant l'assaut, puis l'assaut terminé les deux tireurs se serrent la main, se remercient. Le courage et le dépassement de soi sont la seconde valeur portée par ce sport. Intellectuellement, maîtrise de soi est le maître mot : pas de gestes d'humeur, dangereux une arme à la main ! Lors de l'assaut sont développées aussi des qualités d'anticipation et d'élaboration de tactiques tout en restant prêt à changer de plan à tout moment... Physiquement, l'escrime requiert et développe une grande souplesse ainsi que des réflexes et une rapidité des mouvements à toute épreuve.

Trois armes et un tireur...

Que ce soit dans sa forme classique ou moderne, l'escrime utilise trois armes : l'épée, le fleuret et le sabre. Toutes sont présentes au niveau olympique en deux exemplaires (masculin et féminin).

(1) : Fleuret, (2) : Epée, (3) : Sabre

Le Fleuret :

Le Fleuret a été créé au cours du XVIIè siècle pour servir d'arme d'entraînement. C'est la seule arme qui soit jamais sortie des salles d'armes (contrairement à l'épée ou au sabre qui sont utilisés sur les champs de batailles). Légère, environ 500 grammes pour 90 à 110 centimètres, elle est flexible, et on ne doit toucher que par la pointe (arme d'estoc) sur une surface très restreinte : c'est un héritage du temps où les équipements de sécurité étaient limités. Les coups au visage étant dangereux, la tête n'est pas une cible valide, puis l'aire fut réduite au tronc seul. Au fleuret, comme au sabre, il est strictement interdit de substituer une surface valable par une surface non valable.

Le Sabre :

Le sabre est une arme d'estoc, de taille (coup porté avec le tranchant de la lame) et de contre-taille (coup porté avec le dos de la lame). C'est une arme conventionnelle comme le fleuret : le sabre répond aux même règles d'engagement (conventions) que le fleuret, donnant la priorité à l'attaquant, et de même légèreté — 500 g pour une longueur totale de 105 cm maximum. En cas de touches simultanées, l'arbitre décide d'accorder la priorité à un des tireurs, ou à aucun des deux. Cette priorité dépend de la « phase d'arme » et des conventions du sabre. La surface valable pour le sabre est tout ce qui se trouve au-dessus de la taille (à l'exception de la main arrière), car cette arme nous vient de la cavalerie, et qu'il était dans ce cas très difficile de toucher en dessous de la taille. Au sabre, comme au fleuret, il est strictement interdit de substituer une surface valable par une surface non valable. Contrairement au fleuret et à l'épée, les passes avant (croisement des jambes en un rapide mouvement vers l'avant) sont interdites (elles étaient autorisées mais ont été supprimées du fait que les déplacements des sabreurs se rapprochaient trop de la course). Le sabre est une arme dont les assauts sont très difficiles à suivre par des néophytes, la priorité donnée à l'attaque associée à la relative facilité pour toucher son adversaire rendant les combats très rapides. L'Epée :

L'épée moderne descend de l'arme de combat utilisée depuis le XVIe siècle : la rapière. C'est une arme d'estoc seulement. L'action offensive de cette arme s'exerce donc par la pointe et par la pointe seule. C'est une arme plus lourde - 770 g pour une longueur de 90 cm - et moins flexible que le fleuret, et sa lame est de section triangulaire. La surface valable comprend tout le corps du tireur, y compris ses vêtements et son équipement. Lorsque les deux tireurs sont touchés, et que l'appareil enregistre valablement ces deux touches, il y a « coup double », c'est-à-dire une touche pour chacun. L'épée est une arme tous publics, car les actions pendant les assauts sont relativement lentes par rapport aux autres armes et parce qu'il n'y a pas de conventions, ce qui permet au public de facilement suivre la phrase d'armes.

Quelques règles...

La piste d'escrime : La piste d'escrime mesure 14 mètres de long pour un virgule cinq à deux mètres de large. Elle est divisée par des lignes :

Si un tireur sort par l'un des bords latéraux de la piste, l'action est interrompue et les tireurs se remettent en garde en ayant néanmoins fait avancer d'un mètre l'adversaire du tireur qui est sorti; ce dernier devant donc reculer et se remettre à distance. Si un tireur sort des deux pieds par le bout arrière de la piste, il est considéré comme touché. L'assaut : Les assauts se disputent en trois périodes de trois minutes. Le tireur qui marque le premier 15 touches ou qui marque le plus de points à l'issue des trois manches est déclaré vainqueur. Les trois armes se pratiquent suivant des conventions qui leurs sont propres. Les grandes différences sont : la surface valable, la manière de toucher l'adversaire, et la forme et le poids de l'arme. Aux trois armes il est strictement interdit de porter des coups avec la coquille ou d'utiliser le bras non armé à quelque fin que ce soit.

Les épreuves sont jugées à l'aide d'un appareil électrique enregistreur de touches qui permet d'afficher tous les points, grâce à un fil relié au bout de l'arme. Les escrimeurs sont eux-mêmes reliés au système par le fil tendu grâce aux enrouleurs. Pour juger la matérialité de la touche, seule l'indication de l'appareil de contrôle fait foi. En aucun cas l'arbitre ne peut déclarer un tireur touché sans que l'appareil ait régulièrement enregistré la touche, sauf dans les cas de sanctions (sortie arrière de la piste des deux pieds ou carton rouge pour une faute, (cf. Règlement technique FIE).

Un peu de technique...

Contrairement à ce que disent certains, à l'escrime être un véritable char d'assaut ne fait pas de soi un champion, car le champion est celui qui réfléchit (vite) avant d'agir. Comme tous les autres sports, l'escrime demande de la concentration, de l'agilité, de l'endurance, mais aussi de la technique. Sans entrer dans les détails cette rubrique en donne un petit aperçu. La garde : La garde est la position la plus favorable que prend le tireur qui permet d'être prêt pour attaquer ou pour se défendre.

Comment ? L'escrimeur se tient le buste droit et de profil et les épaules effacées afin d'offrir le moins de surface valable possible à l'adversaire. Le bras qui tient l'arme doit être placé de manière à menacer l'adversaire tout en se défendant (au fleuret et à l'épée, la pointe vers l'adversaire). Les jambes sont fléchies afin de faciliter les déplacements, les esquives et les fentes ; le centre de gravité est abaissé pour favoriser l'équilibre. Quelques déplacements fondamentaux : La marche permet de s'approcher de l'adversaire pour l'attaquer. L'escrimeur se tient de profil, le pied avant et le talon du pied arrière sont perpendiculaires et sur une même ligne à une distance d'environ cinquante à soixante centimètres (environ deux pieds), le tout jambes fléchies pour une meilleure réactivité. Pour marcher, on avance d'abord le pied avant, puis on ramène le pied arrière à sa distance initiale dans le laps de temps entre le moment où la plante du pied avant et la pointe de ce même pied avant touchent le sol. Le mouvement peut à la lecture sembler saccadé et peu naturel mais avec l'habitude et l'entraînement, l'escrimeur parvient à une marche rapide, esthétique et agile. La retraite permet de s'éloigner de l'adversaire pour éviter de se faire toucher. Il s'agit de la marche en sens inverse. La fente permet de toucher l'adversaire après avoir tout d'abord allongé son bras (l'allongement du bras suivi de la fente est appelé développement), puis relevé son pied avant et avancé celui-ci d'environ 90 centimètres en poussant le plus fortement possible de la jambe arrière. La vitesse et la puissance de ce mouvement en fait une action très appréciée des escrimeurs. Se défendre : Nous l'avons dit, l'escrime n'est pas que l'attaque, c'est aussi la défense. Il existe plusieurs moyens pour se défendre. Le premier moyen de se défendre est la parade. Les parades sont des actions défensives qui permettent de se protéger des attaques. Elles écartent la lame adverse de la cible. Les parades principales correspondent aux diverses positions de la main, et sont au nombre de huit : la prime, la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septime et l'octave. On distingue les parades principales selon la position de l'avant-bras. En supination, ce sont les parades de sixte (position de la garde dans les armes de pointe), quarte, septime, octave. Dans toutes ces positions, le pommeau de l'arme est au-dessus de la main. En pronation, ce sont les parades de prime, seconde, tierce (position de la garde au sabre) et quinte. Dans ces positions, le pommeau est sous la main. Les parades circulaires (par exemple le contre de sixte) consistent en un mouvement circulaire de la lame se terminant dans la position de départ (en sixte pour un contre de sixte, en quarte pour un contre de quarte, etc.). Ce mouvement circulaire permet d'intercepter la lame adverse et de la bloquer dans la position d'arrivée, pour ensuite conduire la riposte. À chaque parade correspond ainsi une parade circulaire. La plus usitée est le contre de sixte (au fleuret et à l'épée), action redoutable et particulièrement efficace si le tireur l'exécute avec la rapidité nécessaire. La retraite permet d'éviter de se faire toucher en gardant l'adversaire à distance. L'esquive est un mouvement qui écarte une partie de son corps afin de ne pas être touché. La contre-attaque (le plus souvent en épée) permet de toucher avant l'adversaire sur son attaque sans écarter sa lame.

Liens utiles... http://asevry.fr/: Le site de l'Amicale Sportive d'Evry http://www.ville-evry.com/: Toutes les informations sur la ville et sur le sport à Evry http://www.omsevry91.com/: Office municipal des sports d'Evry http://www.fie.ch/ : Site de la Fédération Internationale d'escrime http://www.escrime-ffe.fr/ : Site de la Fédération Française d'escrime http://ligue.leav.fr/ : Site de la ligue de Versailles http://www.cde91.fr/: Site du comité Départemental http://www.escrime-info.com/: Pour faire le plein d'infos sur l'escrime Vous hésitez encore....... Alors rejoignez nous et venez essayer.....

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