Adeline Lacroix - Autisme Et Haut Quotient Intellectuel: Quels Liens ?

  • Contenu principal
  • Recherche
  • Pied de page
Jean Vinçot (avatar)

Jean Vinçot

Association Asperansa

Abonné·e de Mediapart

1954 Billets

0 Édition

Billet de blog 29 décembre 2020

Jean Vinçot (avatar)

Jean Vinçot

Association Asperansa

Abonné·e de Mediapart

Adeline Lacroix - Autisme et Haut Quotient Intellectuel: quels liens ?

Comment faire la distinction entre une personne autiste et une personne surdouée ? Cet article vise d’une part à éclairer succinctement les raisons pour lesquelles cette question se pose et d’apporter quelques éléments de réponse.

Signalez ce contenu à notre équipe Jean Vinçot (avatar)

Jean Vinçot

Association Asperansa

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Partagé en mode public le 1er novembre 2020 sur le groupe Facebook Autisme Regards Croisés https://www.facebook.com/notes/autisme-regards-crois%C3%A9s/autisme-et-hqi-quels-liens/10158948696254717/Par Adeline Lacroix, doctorante en Psychologie et Neurosciences.

Illustration 1
Adeline Lacroix au congrès d'Autisme Europe © DR
Agrandir l’image : Illustration 1 Fermer

Comment faire la distinction entre une personne autiste et une personne surdouée ? C’est l’une des questions que l’on me pose souvent. Cet article vise d’une part à éclairer succinctement les raisons pour lesquelles cette question se pose et d’apporter quelques éléments de réponse.

Dans le DSM-5, la définition de l’autisme repose sur trois points essentiels (American Psychiatric Association, 2013). Tout d’abord, les deux grands critères diagnostiques doivent être présents, à savoir des difficultés persistantes dans les interactions sociales et dans la communication, accompagnées d’intérêts spécifiques, de comportements stéréotypés et de spécificités sensorielles. Ces particularités doivent être apparues au cours du développement précoce et sont donc remarquables dans la petite enfance. Enfin, pour qu’elles donnent lieu à un diagnostic, elles doivent résulter en une altération cliniquement significative (critère D du DSM-5). En d’autres termes, cela doit générer un handicap, ce qui est peut-être le point le plus souvent négligé actuellement. Ce dernier point est important car si la prévalence de l’autisme est actuellement considérée comme étant de l’ordre de 1%, les traits autistiques, eux, peuvent exister et se répartir chez l’ensemble de la population (Allison et al., 2008; Baron-Cohen et al., 2001; Constantino & Todd, 2003; Posserud et al., 2006). De ce fait, il n’est pas toujours facile de savoir où se situe la frontière entre autisme et non autisme, d’autant que si les personnes autistes et les personnes non autistes avec des traits autistiques prononcés partagent des caractéristiques cliniques, elles peuvent aussi partager certaines particularités neuroanatomiques (Focquaert & Vanneste, 2015). Il s’agit notamment de spécificités dans certaines régions jouant un rôle dans les aptitudes sociales comme le cortex temporo-occipital, le cortex temporal inférieur, l’insula ou encore l’amygdale. Là encore, il faut bien se représenter qu’il n’y a pas un cerveau autiste bien distinct d’un cerveau non autiste (si c’était le cas nous aurions des marqueurs biologiques fiables pour identifier un TSA). Ainsi, le flou de la frontière entre le spectre de l’autisme et le spectre du non-autisme demeure.

En termes de QI et de fonctionnement cognitif, tous types de profils peuvent être observés chez les personnes autistes, même si certains types sont plus présents que d’autres, les personnes autistes montrant souvent des pic d’aptitudes dans des domaines spécifiques (Chiang et al., 2014). La méta analyse de Chiang et al. (2014), bien que souffrant de certains biais (puisqu’elle contient des études contenant elles-mêmes certains biais, comme le fait qu’il n’y ait pas d’étude concernant les personnes autistes avec haut potentiel et pas d’étude avec un nombre de fille élevé), montre que la répartition des scores de QI chez les personnes autistes semble suivre une loi normale (comme dans la population générale).

Illustration 2
Distributions des scores de QI chez la population Asperger (en bleu) et Autiste de Haut niveau (en rouge) © issu de Chiang et al. (2014)
Agrandir l’image : Illustration 2 Fermer

Le terme « surdoué » ou « haut potentiel intellectuel (HPI)» ou encore « haut QI » (HQI), quant à lui, correspond aux personnes qui ont un QI très supérieur à la moyenne, c’est-à-dire, supérieur à 130. Cette définition est simple et la seule à faire l’objet d’un réel consensus (pour plus de détail voir l’article de Franck Ramus et Nicolas Gauvrit publié dans La recherche et sur le blog de Franck Ramus). En conséquence, la question posée en introduction semble vite répondue car nous parlons au final de deux choses distinctes. D’une part, nous avons une condition avec des symptômes spécifiques entrainant un handicap, d’autre part, nous avons un fonctionnement cognitif supérieur à la moyenne, n’entrainant pas de handicap.

De ce fait, nous pouvons nous interroger sur l’origine de l’amalgame entre les deux. En réalité, la notion de HPI a joui d’une littérature faste ces dernières années dans laquelle les surdoués ont été décrits comme des personnes en décalage avec les autres, hypersensibles, inadaptés, anxieux etc. Le portrait stéréotypé du savant solitaire et incompris, dans sa bulle et hypersensible, et au final handicapé, s’est donc renforcé dans l’esprit des gens, amenant même la croyance populaire que la surdouance serait en réalité un continuum du spectre de l’autisme. Il existe en réalité bien peu de fondements scientifiques venant appuyer les difficultés sociales et le fait que les personnes avec HQI rencontreraient plus de difficultés que les autres. Ceci est détaillé toujours dans l’article de Franck Ramus et nous pouvons également retrouver la déconstructions d’un certain nombre de mythes sur le HPI dans le livre de Nicolas Gauvrit, « Les surdoués ordinaires ». Je ne reviendrai donc pas dans les détails sur ce sujet mais ce qu’il faut retenir de cela, c’est que globalement, beaucoup d’études menées sont biaisées car elles se concentrent sur des échantillons de personnes qui se sont rendues chez un psychologue pour obtenir un diagnostic. Dans bien des cas, cela implique qu’il y a une problématique particulière, au-delà du HQI. Lorsque des études sont réalisées sur de plus grands échantillons où toute une population est testée, alors les caractéristiques cliniques souvent attribuées aux personnes surdouées ne sont pas retrouvées. Toutefois, il est possible que certaines différences qualitatives relevées chez certains surdoués par des cliniciens puissent relever, dans un nombre faible de cas, de l’autisme, ou encore, dans un nombre plus important de cas, de traits autistiques. Ceci pourrait expliquer l’amalgame pouvant être fait. Toutefois, ce n’est pas parce que certaines personnes sont surdouées et autistes, ou parce que d’autres sont surdouées et avec des traits autistiques (ces derniers pouvant aussi avoir des difficultés, même si “difficultés” ne veut pas forcément dire handicap), qu’il existe un continuum entre ces deux conditions. Une des rares études portant sur le sujet indique justement que l’un des profils retrouvés chez certains enfants surdoués s’apparenterait au profil autistique (Boschi et al., 2016). Mais on parle bien de « certains » enfants, et il existe donc d’autres profils.

À ma connaissance, une seule autre étude s’est intéressée à la distinction entre le profil d’enfants et adolescents surdoués avec ou sans TSA associé. Cette étude a montré que les deux groupes différaient de manière importante dans leur capacités adaptatives (Doobay et al., 2014). En particulier, les jeunes autistes avaient des scores largement en dessous des normes concernant le domaine social, alors que leurs scores se trouvaient dans la moyenne dans les domaines de la communication et des aptitudes en vie quotidienne, même s’ils étaient significativement inférieurs aux scores des jeunes n’ayant pas de diagnostic d’autisme dans cette étude. Par ailleurs, les parents et les professeurs des jeunes avec un diagnostic d’autisme reportaient davantage de comportements atypiques, d’évitement social et de difficultés d’adaptabilité, de dépression ou encore des problèmes attentionnels. A l’inverse, les scores sur les échelles utilisées pour les enfants qui n’étaient pas autistes se trouvaient dans les normes, en accord avec la littérature indiquant que les enfants HPI ne sont pas plus prompts que leurs pairs à rencontrer des difficultés socio-émotionnelles.

Ainsi, les éléments scientifiques dont nous disposons à l’heure actuelle ne permettent pas de faire de liens entre les profils cliniques des personnes surdouées et des personnes autistes.

En revanche, un lien entre HQI et autisme pourrait être évoqué au niveau génétique. Une large étude de 2015 a pu montrer que certaines variations génétiques associées à l’autisme étaient également associées à un QI plus élevé chez les personnes non autistes présentant cette variation (Clarke et al., 2016). Ceci semble confirmé par une autre étude de 2017 (Sniekers et al., 2017). Toutefois, notons bien qu’il ne s’agit pas là d’une corrélation entre des spécificités cliniques communes qui seraient retrouvées chez les uns et les autres. Ce qui est mentionné dans ces études, c’est que certaines variations génétiques associées à l’autisme sont également retrouvées chez des personnes non autistes (leurs traits autistiques n’ont pas été évalués), avec haut QI. Cela explique donc que l’on puisse retrouver dans la même famille des personnes autistes et des personnes surdouées. De la même manière, il existe des liens génétiques entre l’autisme et la schizophrénie et la bipolarité (O’Connell et al., 2018), ce qui n’implique pas non plus un continuum (mais il semble que ce genre de lien avec des conditions moins désirables est beaucoup moins discuté sur les réseaux sociaux, ce sur quoi je ne m’étendrais pas…). Il est d’ailleurs intéressant de constater que dans les premières descriptions de l’autisme de Kanner (Kanner, 1943) et Asperger (Asperger, 1944), ces deux médecins avaient pu observer que les enfants décrits provenaient souvent de familles dans lesquelles se trouvaient à la fois des personnes très intelligentes et à la fois des personnes assez atypiques, voire, les deux. Un biais de recrutement n’est pas à exclure (si à l’heure actuelle, les classes les plus privilégiées vont bénéficier d’un meilleur accès au diagnostic et au soin, on peut imaginer qu’au début/milieu du XXe siècle, cela devait être encore plus présent). Toutefois, ces données génétiques apportent aussi des éléments de réflexion importants.

Ce qu’il faut retenir :

  • L’autisme et le fait d’avoir un HQI sont deux choses distinctes. Avoir un HQI n’implique aucun symptôme et se définit par un QI > 130 (de manière la plus consensuelle)
  • Il est possible d’être autiste et d’avoir un HQI, mais ce n’est pas la majorité des cas ; il est plus probable d’avoir un HQI sans être autiste, tout en ayant certains traits de l’autisme, puisque les traits autistiques existent dans l’ensemble de la population
  • Il existe possiblement certains liens génétiques entre l’autisme et le HQI, mais cela se manifeste par un HQI chez les personnes non autistes ayant ces gènes
  • et si on me demande mon avis sur les tableaux qui dressent la distinction entre les deux : je les trouve généralement peu pertinents car ils s’appuient sur de fausses représentations du HQI (e.g., difficultés sociales etc.)

Bibliographie :

  • Allison, C., Baron-Cohen, S., Wheelwright, S., Charman, T., Richler, J., Pasco, G., & Brayne, C. (2008). The Q-CHAT (Quantitative CHecklist for Autism in Toddlers): A normally distributed quantitative measure of autistic traits at 18-24 months of age: preliminary report. Journal of Autism and Developmental Disorders, 38(8), 1414–1425. https://doi.org/10.1007/s10803-007-0509-7
  • American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM-5®). American Psychiatric Pub.
  • Asperger, H. (1944). Die „Autistischen Psychopathen” im Kindesalter. Archiv für Psychiatrie und Nervenkrankheiten, 117(1), 76–136. https://doi.org/10.1007/BF01837709
  • Baron-Cohen, S., Wheelwright, S., Skinner, R., Martin, J., & Clubley, E. (2001). The Autism-Spectrum Quotient (AQ): Evidence from Asperger Syndrome/High-Functioning Autism, Malesand Females, Scientists and Mathematicians. Journal of Autism and Developmental Disorders, 31(1), 5–17. https://doi.org/10.1023/A:1005653411471
  • Boschi, A., Planche, P., Hemimou, C., Demily, C., & Vaivre-Douret, L. (2016). From High Intellectual Potential to Asperger Syndrome: Evidence for Differences and a Fundamental Overlap—A Systematic Review. Frontiers in Psychology, 7. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2016.01605
  • Chiang, H.-M., Tsai, L. Y., Cheung, Y. K., Brown, A., & Li, H. (2014). A Meta-Analysis of Differences in IQ Profiles Between Individuals with Asperger’s Disorder and High-Functioning Autism. Journal of Autism and Developmental Disorders, 44(7), 1577–1596. https://doi.org/10.1007/s10803-013-2025-2
  • Clarke, T.-K., Lupton, M. K., Fernandez-Pujals, A. M., Starr, J., Davies, G., Cox, S., Pattie, A., Liewald, D. C., Hall, L. S., MacIntyre, D. J., Smith, B. H., Hocking, L. J., Padmanabhan, S., Thomson, P. A., Hayward, C., Hansell, N. K., Montgomery, G. W., Medland, S. E., Martin, N. G., … McIntosh, A. M. (2016). Common polygenic risk for autism spectrum disorder (ASD) is associated with cognitive ability in the general population. Molecular Psychiatry, 21(3), 419–425. https://doi.org/10.1038/mp.2015.12
  • Constantino, J. N., & Todd, R. D. (2003). Autistic Traits in the General Population: A Twin Study. Archives of General Psychiatry, 60(5), 524–530. https://doi.org/10.1001/archpsyc.60.5.524
  • Doobay, A. F., Foley-Nicpon, M., Ali, S. R., & Assouline, S. G. (2014). Cognitive, Adaptive, and Psychosocial Differences Between High Ability Youth With and Without Autism Spectrum Disorder. Journal of Autism and Developmental Disorders, 44(8), 2026–2040. https://doi.org/10.1007/s10803-014-2082-1
  • Focquaert, F., & Vanneste, S. (2015). Autism spectrum traits in normal individuals: A preliminary VBM analysis. Frontiers in Human Neuroscience, 9. https://doi.org/10.3389/fnhum.2015.00264
  • Kanner, L. (1943). Autistic disturbances of affective contact. Acta Paedopsychiatrica, 35(4), 100–136.
  • O’Connell, K. S., McGregor, N. W., Lochner, C., Emsley, R., & Warnich, L. (2018). The genetic architecture of schizophrenia, bipolar disorder, obsessive-compulsive disorder and autism spectrum disorder. Molecular and Cellular Neuroscience, 88, 300–307. https://doi.org/10.1016/j.mcn.2018.02.010
  • Posserud, M.-B., Lundervold, A. J., & Gillberg, C. (2006). Autistic features in a total population of 7-9-year-old children assessed by the ASSQ (Autism Spectrum Screening Questionnaire). Journal of Child Psychology and Psychiatry, and Allied Disciplines, 47(2), 167–175. https://doi.org/10.1111/j.1469-7610.2005.01462.x
  • Ramus, F., et Gauvrit, N. (2017). La légende noire des surdoués. La Recherche.
  • Sniekers, S., Stringer, S., Watanabe, K., Jansen, P. R., Coleman, J. R. I., Krapohl, E., Taskesen, E., Hammerschlag, A. R., Okbay, A., Zabaneh, D., Amin, N., Breen, G., Cesarini, D., Chabris, C. F., Iacono, W. G., Ikram, M. A., Johannesson, M., Koellinger, P., Lee, J. J., … Posthuma, D. (2017). Genome-wide association meta-analysis of 78,308 individuals identifies new loci and genes influencing human intelligence. Nature Genetics, 49(7), 1107–1112. https://doi.org/10.1038/ng.3869

Apprendre en incluant les personnes autistes dans le processus scientifique

17 sept. 2019 - Incroyable ! La recherche participative en matière d'autisme peut exister dans le monde francophone. Analyse des problèmes rencontrés par Adeline Lacroix lors du congrès d'Autisme Europe, dans le symposium "Recherche et éthique".

Comment caractériser les femmes autistes à l'âge adulte?

Adeline Lacroix 1 Fabienne Cazalis 1 LPNC - Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Partager en copiant le lien de la page

Le lien vers la page a été copié

Partager la page via les fonctionalités de votre appareil 1 commentaire Le Club est l’espace de libre expression des abonné·e·s de Mediapart

Bienvenue dans Le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

#FREEGLEIZES

Depuis le 29 juin 2025, notre confrère Christophe Gleizes, journaliste pour Society et So Foot, est emprisonné en Algérie.

Nous ne l’oublions pas et réclamons sa libération.

En savoir plus sur #FREEGLEIZES

Faites vivre le débat !

Abonnez-vous à partir de 1€ et écrivez votre premier billet

Je m’abonne
  • Chômage

    À France Travail, un an après la loi plein-emploi : des métiers vides de sens

  • Afrique(s)

    « On n’a pas d’horizon » : au Maghreb, une jeunesse en quête d’avenir

  • Proche et Moyen-Orient

    « Cette année sera celle du sang » : en Iran, la population défie à nouveau le régime

  • Amériques

    Zohran Mamdani, intronisé maire de New York, donne des ailes aux candidats progressistes

  • Habitat — Reportage

    « Dormir dans le froid glace le sang » : les personnes sans abri errent dans Paris en quête d’un toit

  • Billet de blog

    « Un diagnostic, un cacheton, demain ça ira mieux » : lettre d'une psychologue clinicienne

  • Billet de blog

    La cage des fauves - Réflexion sur la couverture médiatique du drame de Crans Montana

  • Billet de blog

    Qui Charlie fait-il encore rire ?

  • Migrations — Reportage

    Pour Laureine et ses filles, venues du Cameroun, la nécessité de se reconstruire

    Secourue il y a cinq ans en mer Méditerranée par l’« Ocean Viking », Laureine vit depuis en France. Mais ses jeunes filles étaient restées avec leur père. À leur tour, elles ont pris l’immense risque de la traversée. Mediapart a passé Noël avec elles dans leur appartement de Nice.

    par Nejma Brahim

  • Amériques — Entretien

    « La majorité des Vénézuéliens voulaient le départ de Maduro, mais pas une intervention des États-Unis »

    L’historien Serge Ollivier, spécialiste du Venezuela, analyse à chaud l’opération militaire états-unienne et l’enlèvement du président Maduro.

    par Amélie Poinssot

  • Gauche(s)

    Candidate LFI à la mairie de Paris, Sophia Chikirou sera jugée pour escroquerie

    Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, sera jugée en mai pour escroquerie par le tribunal correctionnel de Paris, une annonce de procès destinée, selon elle, à la « salir » avant les municipales de mars.

    par Agence France Presse

  • Santé — Reportage

    À Nantes, une équipe mobile lutte contre la rupture des soins psychiatriques pour les ex-détenus

    Une unité de l’hôpital universitaire de Nantes suit depuis un an des personnes atteintes de troubles psychiques et addictifs à leur sortie de détention. Le but de cette expérimentation : sécuriser la continuité des soins et accompagner les personnes au plus près lors du parcours de réinsertion.

    par Elsa Gambin

  • Billet de blog

    USA : des mensonges et des bombes

    3 janvier : Trump vient de bombarder le Venezuela. Et sur TFI et d'autres chaînes de (dés)information : ils sont en pâmoison. Ils ressortent la propagande US mot pour mot : « historique », « les vénezueliens n'attendaient que ça », « guerre au narcotrafic ». Les mots « pétrole », « extorsion des ressources », « impérialisme », « viol du Droit international » ne sont et ne seront pas prononcés.

    par SOPHIE TREGAN

  • Billet de blog

    Faire exister une mémoire qu'Israël cherche à effacer

    Depuis deux ans, la censure des autorités académiques et gouvernementales, sous la pression de groupes et de réseaux, a conduit à des annulations d’événements scientifiques. C’est dire la signification du colloque public qui s’est tenu au Collège de France le 17 décembre 2025, intitulé « Politics and Poetics on the Ruins of Gaza ». Parler de ruines n’est certes pas sans poser problème. Mais dire les ruines, c’est faire exister une mémoire qu'Israël cherche à effacer. Présentation. 

    par Didier Fassin

  • Billet de blog

    [Archive] Poutine et le nationalisme grand russe

    Un premier pas a été franchi en 2014 au moment de Maïdan avec l’annexion de la Crimée et l’apparition des républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetsk. L’invasion de l’Ukraine lancée le 22 février est une nouvelle étape. Tout montre qu’il ne s’agit pas d’un coup de tête d’un Poutine aventuriste mais que cela s’inscrit dans un projet, largement théorisé, de reconstitution de la Grande Russie.

    par denis Paillard

  • Billet de blog

    L’arbitraire impérial reprend-il le pouvoir ?

    En lisant « L'histoire des relations internationales de 1900 à nos jours » dirigée par Pierre Grosser, j’ai réalisé que les deux guerres mondiales avaient été des guerres impériales, guerres impériales de puissances nationales qui voulaient se partager le monde. Les Poutine, Trump, Xi Jinping, etc, n’ont-ils pas, aujourd’hui, les mêmes ambitions ?

    par Jean-Pierre Bernajuzan

Votre choix pour vos données

Pour mettre le site et l’application mobile de Mediapart à votre disposition nous utilisons des cookies ou technologies similaires qui nous permettent de collecter des informations sur votre appareil. Certaines de ces technologies sont nécessaires pour faire fonctionner nos services correctement : vous ne pouvez pas les refuser. D’autres sont optionnelles mais contribuent à faciliter votre expérience de lecteur ou de lectrice et d’une certaine façon à soutenir Mediapart : vous pouvez à tout moment donner ou retirer votre consentement. Acceptez-vous que Mediapart emploie des cookies ou technologies similaires utiles à son fonctionnement ?

Refuser Accepter Affiner mes choix Back

Paramètres de confidentialité

Les cookies et technologies similaires que nous utilisons sur Mediapart sont de différentes natures et nous permettent de poursuivre différentes finalités. Certains sont nécessaires au fonctionnement du site et de l’application mobile (vous ne pouvez pas les refuser). D’autres sont optionnels mais contribuent à faciliter votre expérience de lecteur ou de lectrice et d’une certaine façon à soutenir Mediapart. Vous pouvez les refuser ou les accepter ci-dessous, selon leurs finalités. Acceptez-vous que Mediapart utilise des cookies ou technologies similaires pour les finalités suivantes ? Vous pouvez faire votre choix, pour chaque catégorie, en activant ou désactivant le bouton interrupteur.

Nécessaires au fonctionnementdu site ou de l’application

Connexion des abonné·es, mesure d’audience anonymisée, envoi des notifications push, suivi des pannes, mise en avant de nos services : ces outils sont nécessaires au suivi de l’activité de nos services et à leur bon fonctionnement.

en savoir plus

Voici les différents cookies et technologies similaires compris dans cette catégorie :

  • Cookies d’authentification : connexion des abonné·es.
  • AT Internet : mesure d’audience anonymisée
  • Affichage de contenus éditoriaux multimédias : vidéos (YouTube, Dailymotion, Vimeo, INA), réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Pinterest, Twitter), documents (Scribd, Document Cloud, Slideshare), sons (SoundCloud, Spotify, Deezer), cartes (Google Maps, Mapbox, CartoDB, uMap), infographies (Highcharts, GitHub, Datawrapper, Flourish, Infogram, ThingLink, jQuery, Google Fonts, Bootstrap), live blogs (24liveblog, CoverItLive), aide à l’intégration de média dans les publications Journal et Club (Embedly).
  • Typeform : questionnaires facultatifs pour recueillir les avis des lecteurs sur nos produits numériques.
  • Datadog (uniquement sur le site web) : indicateurs techniques et équilibrage de charge.
  • Selligent (uniquement sur le site web) : communication avec l’abonné·e, mise en avant des services, offres et avantages.
  • Batch (uniquement sur l’application) : envoi de notifications push et de messages in-app.
  • Firebase Cloud Messaging (uniquement sur l’application) : nécessaire au fonctionnement des notifications push sur Android.
  • Microsoft App Center (uniquement sur l’application) : système de mise à jour et de suivi des pannes de l’application.

Statistiques

Ces outils nous permettent de recueillir des statistiques de fréquentation du site et de l’application mobile pour comprendre les usages, détecter d’éventuels problèmes et optimiser l’ergonomie de nos produits.

en savoir plus

Voici les outils tiers compris dans cette catégorie :

  • AT Internet : mesure d’audience reliée à l’identifiant d’abonné·e.
  • CrazyEggs (uniquement sur le site web) : analyse de parcours client.
  • Nonli (uniquement sur le site web) : permet à notre équipe des réseaux sociaux de publier les contenus Mediapart sur les réseaux sociaux.
  • Qiota (uniquement sur le site web) : gestion du système de datawall.

Reciblage publicitaire

Il n’y a pas de publicité sur Mediapart. Mais nous faisons la promotion de nos contenus et services sur d’autres sites et réseaux sociaux. Pour cela, nous utilisons les technologies mises à disposition par certains acteurs publicitaires.

en savoir plus

Voici les outils tiers compris dans cette catégorie :

  • Facebook (uniquement sur le site web) : ciblage d’audience sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de Mediapart.

Gestion de l’accès aux contenus

Nous utilisons le service Qiota d’Opper Marketing Suite pour configurer l’activation d’un datawall sur certains de nos contenus (uniquement sur le site web). Ce dispositif destiné aux utilisateur·ices non abonné·es requiert la saisie d’une adresse email pour accéder aux contenus concernés. En fournissant cette information, l’utilisateur consent à sa collecte, son stockage et son utilisation à des fins statistiques. Conformément à la réglementation en vigueur, les utilisateurs disposent d’un droit d’accès, de rectification et de suppression de leurs données, qu’ils peuvent exercer en contactant [email protected].

Enregistrer et fermer

Từ khóa » Hqi Autisme