Approximation Diophantienne Et Fractions Continues - Wikiversité

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Chapitre no 2
Leçon : Introduction à la théorie des nombres
Chap. préc. :Nombres premiers et fonctions arithmétiques
Chap. suiv. :Séries et produits infinis formels
Exercices :Approximation diophantienne et fractions continues
Devoir :Nombres équivalents
fin de la boite de navigation du chapitre
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Introduction à la théorie des nombres : Approximation diophantienne et fractions continues Introduction à la théorie des nombres/Approximation diophantienne et fractions continues », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

Soit x {\displaystyle x} un réel.

Approximation d'un réel par des rationnels

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Application du principe des tiroirs

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On cherche à approcher x {\displaystyle x} par des rationnels p / q {\displaystyle p/q} « raisonnables » (de dénominateur q {\displaystyle q} et numérateur p ≈ x q {\displaystyle p\approx xq} « pas trop grands »). Comme Q {\displaystyle \mathbb {Q} } est dense dans R {\displaystyle \mathbb {R} } , plus on s'autorise q {\displaystyle q} grand, plus on peut se rapprocher du réel x {\displaystyle x} . La taille nécessaire pour q {\displaystyle q} en fonction de l'erreur tolérée dépend de x {\displaystyle x} , mais pour tous les réels on a déjà :

Début d’un théorème Théorème

∀ x ∈ R ∀ n ∈ N ∗ ∃ ( p , q ) ∈ Z × N ∗ | x − p q | < 1 n q ≤ 1 q 2 {\displaystyle \forall x\in \mathbb {R} \quad \forall n\in \mathbb {N} ^{*}\quad \exists (p,q)\in \mathbb {Z} \times \mathbb {N} ^{*}\quad \left|x-{\frac {p}{q}}\right|<{\frac {1}{nq}}\leq {\frac {1}{q^{2}}}} .

Fin du théorème
Image logo représentative de la faculté Faculté de Mathématiques Faites ces exercices : Exercice 2-2.
Application On en déduira (dans l'exercice lié) que si x ∉ Q {\displaystyle x\notin \mathbb {Q} } , alors il existe une infinité de fractions p / q {\displaystyle p/q} — et a fortiori de couples ( p , q ) {\displaystyle (p,q)} — vérifiant | x − p / q | < 1 / q 2 {\displaystyle \left|x-p/q\right|<1/q^{2}} . Remarques
  • À l'inverse, si x = a / b ∈ Q {\displaystyle x=a/b\in \mathbb {Q} } alors, en excluant les solutions triviales ( p , q ) = ( n a , n b ) {\displaystyle (p,q)=(na,nb)} , il ne reste qu'un nombre fini de solutions (voir infra).
  • On verra au chapitre 6 un théorème plus général d'approximation diophantienne simultanée de plusieurs réels.
'Démonstration'
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Wikipédia possède un article à propos de « Principe des tiroirs ».

Les n + 1 {\displaystyle n+1} éléments (non nécessairement distincts) { k x } := k x − ⌊ k x ⌋ ∈ [ 0 , 1 [ {\displaystyle \{kx\}:=kx-\lfloor kx\rfloor \in \left[0,1\right[} (parties fractionnaires des k x {\displaystyle kx} ) pour k = 0 , 1 , … , n {\displaystyle k=0,1,\dots ,n} se répartissent dans les n {\displaystyle n} « tiroirs » [ r n , r + 1 n [ {\displaystyle \left[{\frac {r}{n}},{\frac {r+1}{n}}\right[} r ∈ { 0 , 1 , … , n − 1 } {\displaystyle r\in \{0,1,\dots ,n-1\}} .

Il existe donc un tiroir contenant deux parties fractionnaires :

∃ r , j , k ∈ N r < n , j < k ≤ n , r n ≤ { j x } , { k x } < r + 1 n {\displaystyle \exists r,j,k\in \mathbb {N} \quad r<n,\quad j<k\leq n,\quad {\frac {r}{n}}\leq \{jx\},\{kx\}<{\frac {r+1}{n}}} .

Alors, l'entier

q := k − j {\displaystyle q:=k-j} vérifie 1 ≤ q ≤ n {\displaystyle 1\leq q\leq n}

et l'entier

p := ⌊ k x ⌋ − ⌊ j x ⌋ = ( k x − { k x } ) − ( j x − { j x } ) = q x − ( { k x } − { j x } ) {\displaystyle p:=\lfloor kx\rfloor -\lfloor jx\rfloor =\left(kx-\{kx\}\right)-\left(jx-\{jx\}\right)=qx-\left(\{kx\}-\{jx\}\right)} vérifie | q x − p | < 1 n {\displaystyle |qx-p|<{\frac {1}{n}}} .  

Mesure d'irrationalité

[modifier | modifier le wikicode] Définition
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Wikipédia possède un article à propos de « Mesure d'irrationalité et nombres de Liouville ».
  • La mesure d'irrationalité de x {\displaystyle x} est la borne supérieure de l'ensemble des réels d {\displaystyle d} pour lesquels il existe une infinité de couples ( p , q ) ∈ Z × N ∗ {\displaystyle (p,q)\in \mathbb {Z} \times \mathbb {N} ^{*}} tels que 0 < | x − p q | < 1 q d {\displaystyle 0<\left|x-{\frac {p}{q}}\right|<{\frac {1}{q^{d}}}} .
  • Lorsqu'elle est infinie, on dit que x {\displaystyle x} est un nombre de Liouville.

Plus cette « mesure » est grande, mieux x {\displaystyle x} est approchable par des rationnels différents de x {\displaystyle x} , et moins il est algébrique. Plus précisément :

  • Elle vaut 1 {\displaystyle 1} si x ∈ Q {\displaystyle x\in \mathbb {Q} } (voir l'exercice 2-1), et elle est supérieure ou égale à 2 {\displaystyle 2} sinon (voir supra).
  • Elle est finie si x {\displaystyle x} est algébrique, d'après le théorème de Liouville ci-dessous[1]. Les nombres de Liouville sont donc transcendants.
Image logo représentative de la faculté Faculté de Mathématiques Faites ces exercices : la constante de Liouville et ses variantes.

Exemple de nombre de Liouville : la constante de Liouville ∑ n ∈ N 1 10 n ! {\displaystyle \sum _{n\in \mathbb {N} }{\frac {1}{10^{n!}}}} (voir l'exercice lié).

On démontrera en exercice la proposition suivante :

Proposition
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La mesure d'irrationalité de x {\displaystyle x} est la borne inférieure de l'ensemble des exposants d {\displaystyle d} tels que «  | x − p q | ≫ 1 q d {\displaystyle \left|x-{\frac {p}{q}}\right|\gg {\frac {1}{q^{d}}}}  », c'est-à-dire tels que :

il existe A > 0 {\displaystyle A>0} tel que pour tout rationnel p / q ≠ x {\displaystyle p/q\neq x} (avec p ∈ Z {\displaystyle p\in \mathbb {Z} } et q ∈ N ∗ {\displaystyle q\in \mathbb {N} ^{*}} ), on ait : | x − p q | ≥ A q d {\displaystyle \left|x-{\frac {p}{q}}\right|\geq {\frac {A}{q^{d}}}} .

Cette définition équivalente de la mesure d'irrationalité est plus commode pour démontrer le théorème suivant :

Début d’un théorème Théorème de Liouville (1844)
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Wikipédia possède un article à propos de « Théorème de Liouville ».

Si x {\displaystyle x} est algébrique de degré d ≥ 2 {\displaystyle d\geq 2} , alors sa mesure d'irrationalité est inférieure ou égale à d {\displaystyle d} .

Fin du théorème 'Démonstration'

Soit P ∈ Z [ X ] {\displaystyle P\in \mathbb {Z} [X]} , de degré d > 1 {\displaystyle d>1} , irréductible sur Q {\displaystyle \mathbb {Q} } (donc sans racine rationnelle), tel que P ( x ) = 0 {\displaystyle P(x)=0} . Montrons que

∃ A > 0 ∀ ( p , q ) ∈ Z × N ∗ | x − p / q | ≥ A / q d {\displaystyle \exists A>0\quad \forall (p,q)\in \mathbb {Z} \times \mathbb {N} ^{*}\quad |x-p/q|\geq A/q^{d}} .

Soit ( p , q ) ∈ Z × N ∗ {\displaystyle (p,q)\in \mathbb {Z} \times \mathbb {N} ^{*}} .

  • Si | x − p / q | > 1 {\displaystyle |x-p/q|>1} , on a immédiatement | x − p / q | > 1 / q d {\displaystyle |x-p/q|>1/q^{d}} .
  • Sinon :
    • p / q ∈ [ x − 1 , x + 1 ] {\displaystyle p/q\in [x-1,x+1]} donc d'après l'inégalité des accroissements finis, | P ( p / q ) − P ( x ) | ≤ M | x − p / q | {\displaystyle |P(p/q)-P(x)|\leq M|x-p/q|} avec M := max t ∈ [ x − 1 , x + 1 ] | P ′ ( t ) | {\displaystyle M:=\max _{t\in [x-1,x+1]}|P'(t)|} .
    • Or q d ( P ( p / q ) − P ( x ) ) = q d P ( p / q ) ∈ Z ∗ {\displaystyle q^{d}(P(p/q)-P(x))=q^{d}P(p/q)\in \mathbb {Z} ^{*}} (d'après les hypothèses sur P {\displaystyle P} ) donc | P ( p / q ) − P ( x ) | ≥ 1 / q d {\displaystyle |P(p/q)-P(x)|\geq 1/q^{d}} .
    • Par conséquent : | x − p / q | ≥ 1 / ( M q d ) {\displaystyle |x-p/q|\geq 1/(Mq^{d})} .
  • Posons A := min ( 1 , 1 / M ) {\displaystyle A:=\min(1,1/M)} . On a dans tous les cas : | x − p / q | ≥ A / q d {\displaystyle |x-p/q|\geq A/q^{d}} .
 

Fractions continues

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Wikipédia possède un article à propos de « Fraction continue ».

Réduites, ou fractions continues finies

[modifier | modifier le wikicode] Définition

La suite des réduites [ a 0 , … , a n ] {\displaystyle \left[a_{0},\dots ,a_{n}\right]} associées à une suite ( a n ) n {\displaystyle \left(a_{n}\right)_{n}} est définie récursivement par :

[ a 0 ] = a 0 et ∀ p ≥ 1 [ a 0 , … , a p ] = a 0 + 1 [ a 1 , … , a p ] {\displaystyle \left[a_{0}\right]=a_{0}\quad {\text{et}}\quad \forall p\geq 1\quad \left[a_{0},\dots ,a_{p}\right]=a_{0}+{\frac {1}{\left[a_{1},\dots ,a_{p}\right]}}} .

La preuve de la propriété suivante est laissée en exercice.

Propriété

∀ q ∈ { 1 , … , p } [ a 0 , … , a p ] = [ a 0 , … , a q − 1 , [ a q , … , a p ] ] {\displaystyle \forall q\in \{1,\dots ,p\}\quad \left[a_{0},\dots ,a_{p}\right]=\left[a_{0},\dots ,a_{q-1},\left[a_{q},\dots ,a_{p}\right]\right]} .

Remarques
  • En particulier, [ a 0 , … , a p ] = [ a 0 , … , a p − 1 + 1 / a p ] {\displaystyle \left[a_{0},\dots ,a_{p}\right]=\left[a_{0},\dots ,a_{p-1}+1/a_{p}\right]} , ce qui fournit une définition récursive équivalente à la précédente.
  • On n'a pas imposé pour l'instant que les a i {\displaystyle a_{i}} soient des entiers, ni pris la précaution de supposer non nulles les quantités qu'on inverse. Cette définition est donc à prendre au sens formel, c'est-à-dire en considérant les a i {\displaystyle a_{i}} comme des indéterminées et en se plaçant dans leur corps de fractions rationnelles. Par exemple : [ a 0 , a 1 , a 2 ] = a 0 + 1 a 1 + 1 a 2 = a 0 + a 2 a 1 a 2 + 1 = a 0 a 1 a 2 + a 0 + a 2 a 1 a 2 + 1 ∈ Q ( a 0 , a 1 , a 2 ) {\displaystyle \left[a_{0},a_{1},a_{2}\right]=a_{0}+{\frac {1}{a_{1}+{\frac {1}{a_{2}}}}}=a_{0}+{\frac {a_{2}}{a_{1}a_{2}+1}}={\frac {a_{0}a_{1}a_{2}+a_{0}+a_{2}}{a_{1}a_{2}+1}}\in \mathbb {Q} \left(a_{0},a_{1},a_{2}\right)} .

Les deux fractions continues (finies) d'un rationnel

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Pour tout rationnel r {\displaystyle r} , l'algorithme d'Euclide fournit un développement de r {\displaystyle r} en fraction continue finie « simple », c'est-à-dire avec a 0 ∈ Z {\displaystyle a_{0}\in \mathbb {Z} } et a i ∈ N ∗ {\displaystyle a_{i}\in \mathbb {N} ^{*}} pour i > 0 {\displaystyle i>0} .

'Détail de l'algorithme'

Si r = p / q {\displaystyle r=p/q} , on pose p 0 = p , p 1 = q {\displaystyle p_{0}=p,p_{1}=q} puis, tant que p j + 1 {\displaystyle p_{j+1}} n'est pas nul, on définit les entiers a j {\displaystyle a_{j}} et p j + 2 {\displaystyle p_{j+2}} par

p j = a j p j + 1 + p j + 2 {\displaystyle p_{j}=a_{j}p_{j+1}+p_{j+2}} et 0 ≤ p j + 2 < p j + 1 {\displaystyle 0\leq p_{j+2}<p_{j+1}} .

Autrement dit :

r = p 0 p 1 = a 0 + 1 p 1 / p 2 , p 1 p 2 = a 1 + 1 p 2 / p 3 , p 2 p 3 = a 2 + 1 p 3 / p 4 , … {\displaystyle r={\frac {p_{0}}{p_{1}}}=a_{0}+{\frac {1}{p_{1}/p_{2}}},\quad {\frac {p_{1}}{p_{2}}}=a_{1}+{\frac {1}{p_{2}/p_{3}}},\quad {\frac {p_{2}}{p_{3}}}=a_{2}+{\frac {1}{p_{3}/p_{4}}},\quad \dots } et ( p k ) {\displaystyle \left(p_{k}\right)} est une suite strictement décroissante d'entiers positifs.

L'algorithme d'Euclide finit par s'arrêter. Si p n + 1 ≠ 0 {\displaystyle p_{n+1}\neq 0} et p n + 2 = 0 {\displaystyle p_{n+2}=0} alors p n / p n + 1 = a n {\displaystyle p_{n}/p_{n+1}=a_{n}} donc

p 0 / p 1 = [ a 0 , p 1 / p 2 ] = [ a 0 , a 1 , p 2 / p 3 ] = ⋯ = [ a 0 , a 1 , … , a n ] {\displaystyle p_{0}/p_{1}=\left[a_{0},p_{1}/p_{2}\right]=\left[a_{0},a_{1},p_{2}/p_{3}\right]=\dots =\left[a_{0},a_{1},\dots ,a_{n}\right]} .  

Le développement r = [ a 0 , … , a n ] {\displaystyle r=\left[a_{0},\dots ,a_{n}\right]} obtenu ainsi a la particularité que les a i {\displaystyle a_{i}} pour i > 0 {\displaystyle i>0} sont même strictement supérieurs à 1 {\displaystyle 1} . On en déduit un second développement de r {\displaystyle r} en fraction continue simple, qui n'a plus cette particularité : r = [ a 0 , … , a n − 1 , 1 ] {\displaystyle r=\left[a_{0},\dots ,a_{n}-1,1\right]} .

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Ce sont les deux seuls (cf. exercice lié).

La fraction continue (infinie) d'un irrationnel

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Dans l'algorithme d'Euclide ci-dessus, si l'on note x j = p j / p j + 1 {\displaystyle x_{j}=p_{j}/p_{j+1}} (en particulier x 0 = r {\displaystyle x_{0}=r} ), a j {\displaystyle a_{j}} était la partie entière de x j {\displaystyle x_{j}} et 1 / x j + 1 {\displaystyle 1/x_{j+1}} sa partie fractionnaire. Pour tout irrationnel x {\displaystyle x} , le même algorithme donne une fraction continue simple infinie :

x 0 := x , a n := ⌊ x n ⌋ , x n =: a n + 1 x n + 1 {\displaystyle x_{0}:=x,\quad a_{n}:=\lfloor x_{n}\rfloor ,\quad x_{n}=:a_{n}+{\frac {1}{x_{n+1}}}} .

Ainsi, x = [ a 0 , … , a n , x n + 1 ] {\displaystyle x=\left[a_{0},\dots ,a_{n},x_{n+1}\right]} et l'algorithme ne s'arrête évidemment jamais. L'irrationnel x p {\displaystyle x_{p}} ( > 1 {\displaystyle >1} si p > 0 {\displaystyle p>0} ) et sa partie entière a p {\displaystyle a_{p}} sont appelés le quotient complet et le quotient partiel de x {\displaystyle x} d'indice p {\displaystyle p} .

Numérateurs et dénominateurs des réduites

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On a déjà observé que les réduites associées à une suite ( a n ) {\displaystyle \left(a_{n}\right)} s'expriment rationnellement en fonction des a i {\displaystyle a_{i}} . On peut systématiser l'exemple qui l'illustrait :

Définition

Les suites ( h n ) {\displaystyle \left(h_{n}\right)} et ( k n ) {\displaystyle \left(k_{n}\right)} des numérateurs et dénominateurs des réduites associées à une suite ( a n ) {\displaystyle (a_{n})} sont définies par :

h − 2 = 0 , h − 1 = 1 , h p = a p h p − 1 + h p − 2 k − 2 = 1 , k − 1 = 0 , k p = a p k p − 1 + k p − 2 . {\displaystyle {\begin{aligned}h_{-2}=0,\quad &h_{-1}=1,\quad &h_{p}=a_{p}h_{p-1}+h_{p-2}\\k_{-2}=1,\quad &k_{-1}=0,\quad &k_{p}=a_{p}k_{p-1}+k_{p-2}.\end{aligned}}}

On obtient ainsi :

Proposition
Image logo représentative de la faculté Faculté de Mathématiques Faites ces exercices : Exercice 2-4.
[ a 0 , a 1 , … , a p ] = a p h p − 1 + h p − 2 a p k p − 1 + k p − 2 = h p k p ( 1 ) a p = − [ a 0 , a 1 , … , a p ] k p − 2 − h p − 2 [ a 0 , a 1 , … , a p ] k p − 1 − h p − 1 = − h p k p − 2 − h p − 2 k p h p k p − 1 − h p − 1 k p ( 2 ) h p − 1 k p − h p k p − 1 = ( − 1 ) p ( 3 ) {\displaystyle {\begin{matrix}\left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{p}\right]&=&{\frac {a_{p}h_{p-1}+h_{p-2}}{a_{p}k_{p-1}+k_{p-2}}}&=&{\frac {h_{p}}{k_{p}}}&\quad &(1)\\a_{p}&=&-\,{\frac {\left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{p}\right]k_{p-2}-h_{p-2}}{\left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{p}\right]k_{p-1}-h_{p-1}}}&=&-\,{\frac {h_{p}k_{p-2}-h_{p-2}k_{p}}{h_{p}k_{p-1}-h_{p-1}k_{p}}}&\quad &(2)\\h_{p-1}k_{p}-h_{p}k_{p-1}&=&(-1)^{p}&&&\quad &(3)\end{matrix}}} Remarques
  • Comme dans la définition des réduites (voir supra), ces formules sont à prendre au sens formel, les a i {\displaystyle a_{i}} étant des indéterminées et les h p , k p {\displaystyle h_{p},k_{p}} des polynômes en ces indéterminées. On peut donc y remplacer à volonté les indéterminées par des entiers ou même des réels, tant que cela ne remplace pas les dénominateurs par 0 {\displaystyle 0} .
  • En particulier, pour une fraction continue simple infinie :
    • pour tout p ≥ 0 {\displaystyle p\geq 0}  : h p ∈ Z {\displaystyle h_{p}\in \mathbb {Z} } et k p ∈ N ∗ {\displaystyle k_{p}\in \mathbb {N} ^{*}}  ;
    • h p ∧ k p = 1 {\displaystyle h_{p}\land k_{p}=1}  ;
    • la suite d'entiers ( k p ) p ≥ 1 {\displaystyle \left(k_{p}\right)_{p\geq 1}} est strictement croissante[2] donc tend vers l'infini.

Bijection entre irrationnels et fractions continues infinies

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Les résultats de cette section sont centraux dans la théorie des fractions continues : ils établissent une bijection entre l'ensemble des fractions continues infinies simples et l'ensemble des irrationnels[3], et montrent au passage que les réduites d'un irrationnel en constituent une « bonne approximation », en un sens qui sera précisé dans la section suivante.

Proposition : convergence d'une fraction continue infinie vers un irrationnel
  1. La suite ( h n / k n ) {\displaystyle (h_{n}/k_{n})} des réduites d'une fraction continue infinie simple ( a n ) {\displaystyle \left(a_{n}\right)} converge.
  2. Sa limite ℓ {\displaystyle \ell } vérifie : ∀ p ∈ N 1 k p ( k p + 1 + k p ) < | ℓ − h p k p | < 1 k p k p + 1 {\displaystyle \forall p\in \mathbb {N} \quad {\frac {1}{k_{p}(k_{p+1}+k_{p})}}<\left|\ell -{\frac {h_{p}}{k_{p}}}\right|<{\frac {1}{k_{p}k_{p+1}}}} .
  3. ℓ {\displaystyle \ell } est irrationnel.
Notation

Cette limite ℓ {\displaystyle \ell } est notée [ a 0 , a 1 , … ] {\displaystyle \left[a_{0},a_{1},\dots \right]} .

'Démonstration'
  1. h p + 1 k p + 1 − h p k p = ( − 1 ) p k p k p + 1 {\displaystyle {\frac {h_{p+1}}{k_{p+1}}}-{\frac {h_{p}}{k_{p}}}={\frac {(-1)^{p}}{k_{p}k_{p+1}}}} est le terme général d'une série alternée convergente.
  2. La majoration résulte du point précédent, et la minoration de | ℓ − h p k p | > | h p + 2 k p + 2 − h p k p | = | h p + 2 k p + 2 − h p + 1 k p + 1 + h p + 1 k p + 1 − h p k p | = 1 k p k p + 1 − 1 k p + 1 k p + 2 ≥ 1 k p k p + 1 − 1 k p + 1 ( k p + k p + 1 ) = 1 k p ( k p + 1 + k p ) {\displaystyle \left|\ell -{\frac {h_{p}}{k_{p}}}\right|>\left|{\frac {h_{p+2}}{k_{p+2}}}-{\frac {h_{p}}{k_{p}}}\right|=\left|{\frac {h_{p+2}}{k_{p+2}}}-{\frac {h_{p+1}}{k_{p+1}}}+{\frac {h_{p+1}}{k_{p+1}}}-{\frac {h_{p}}{k_{p}}}\right|={\frac {1}{k_{p}k_{p+1}}}-{\frac {1}{k_{p+1}k_{p+2}}}\geq {\frac {1}{k_{p}k_{p+1}}}-{\frac {1}{k_{p+1}(k_{p}+k_{p+1})}}={\frac {1}{k_{p}(k_{p+1}+k_{p})}}} .
  3. ℓ {\displaystyle \ell } ne peut pas être égal à un rationnel a / b {\displaystyle a/b} , car l'encadrement de l'erreur donnerait alors ∀ p ∈ N 0 < | a k p − h p b | < b k p + 1 {\displaystyle \forall p\in \mathbb {N} \quad 0<\left|ak_{p}-h_{p}b\right|<{\frac {b}{k_{p+1}}}} , or b k p + 1 → 0 {\displaystyle {\frac {b}{k_{p+1}}}\to 0} et a k p − h p b ∈ Z {\displaystyle ak_{p}-h_{p}b\in \mathbb {Z} } .
  Corollaire

Soit ℓ := [ a 0 , a 1 , … ] {\displaystyle \ell :=\left[a_{0},a_{1},\dots \right]} la limite des réduites h n k n = [ a 0 , … , a n ] {\displaystyle {\frac {h_{n}}{k_{n}}}=\left[a_{0},\dots ,a_{n}\right]} d'une fraction continue simple infinie.

Pour tout p ≥ 0 {\displaystyle p\geq 0} , l'irrationnel ℓ p := [ a p , a p + 1 , … ] {\displaystyle \ell _{p}:=\left[a_{p},a_{p+1},\dots \right]} vérifie :

ℓ = [ a 0 , a 1 , … , a p − 1 , ℓ p ] = ℓ p h p − 1 + h p − 2 ℓ p k p − 1 + k p − 2 ( 1 ′ ) ℓ p = − ℓ k p − 2 − h p − 2 ℓ k p − 1 − h p − 1 ( 2 ′ ) . {\displaystyle {\begin{matrix}\ell =\left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{p-1},\ell _{p}\right]={\frac {\ell _{p}h_{p-1}+h_{p-2}}{\ell _{p}k_{p-1}+k_{p-2}}}&\quad &(1')\\\ell _{p}=-{\frac {\ell k_{p-2}-h_{p-2}}{\ell k_{p-1}-h_{p-1}}}&&(2').\end{matrix}}} 'Démonstration'

Pour tout n ≥ p {\displaystyle n\geq p} , en remplaçant a p {\displaystyle a_{p}} par [ a p , … , a n ] {\displaystyle \left[a_{p},\dots ,a_{n}\right]} dans les formules génériques sur les numérateurs et dénominateurs des réduites (voir supra), on obtient :

  1. [ a 0 , a 1 , … , a n ] = [ a 0 , a 1 , … , a p − 1 , [ a p , … , a n ] ] = [ a p , … , a n ] h p − 1 + h p − 2 [ a p , … , a n ] k p − 1 + k p − 2 {\displaystyle \left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{n}\right]=\left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{p-1},\left[a_{p},\dots ,a_{n}\right]\right]={\frac {\left[a_{p},\dots ,a_{n}\right]h_{p-1}+h_{p-2}}{\left[a_{p},\dots ,a_{n}\right]k_{p-1}+k_{p-2}}}}  ;
  2. [ a p , … , a n ] = − [ a 0 , a 1 , … , a n ] k p − 2 − h p − 2 [ a 0 , a 1 , … , a n ] k p − 1 − h p − 1 {\displaystyle \left[a_{p},\dots ,a_{n}\right]=-{\frac {\left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{n}\right]k_{p-2}-h_{p-2}}{\left[a_{0},a_{1},\ldots ,a_{n}\right]k_{p-1}-h_{p-1}}}} .

On conclut en passant aux limites quand n → ∞ {\displaystyle n\to \infty } .

  Début d’un théorème Théorème : bijection entre irrationnels et fractions continues infinies

L'application ( a n ) ↦ [ a 0 , a 1 , … ] {\displaystyle \left(a_{n}\right)\mapsto \left[a_{0},a_{1},\dots \right]} est une bijection de l'ensemble des fractions continues infinies simples dans l'ensemble des irrationnels ; la bijection réciproque est l'application qui associe à chaque irrationnel sa fraction continue.

Fin du théorème 'Démonstration'

Notons L : Z × N ∗ N ∗ → R ∖ Q {\displaystyle L:\mathbb {Z} \times {\mathbb {N} ^{*}}^{\mathbb {N} ^{*}}\to \mathbb {R} \setminus \mathbb {Q} } l'application ( a n ) ↦ [ a 0 , a 1 , … ] {\displaystyle \left(a_{n}\right)\mapsto \left[a_{0},a_{1},\dots \right]} et F : R ∖ Q → Z × N ∗ N ∗ {\displaystyle F:\mathbb {R} \setminus \mathbb {Q} \to \mathbb {Z} \times {\mathbb {N} ^{*}}^{\mathbb {N} ^{*}}} l'application qui à tout irrationnel associe sa fraction continue.

  • L ∘ F {\displaystyle L\circ F} est l'identité : soient ( a n ) = F ( x ) {\displaystyle \left(a_{n}\right)=F(x)} et ℓ = L ( ( a n ) ) {\displaystyle \ell =L\left(\left(a_{n}\right)\right)} . Par définition de F {\displaystyle F} , on a x = [ a 0 , … , a n , x n + 1 ] {\displaystyle x=\left[a_{0},\dots ,a_{n},x_{n+1}\right]} avec 0 < 1 / x n + 1 < 1 / a n + 1 {\displaystyle 0<1/x_{n+1}<1/a_{n+1}} , donc x {\displaystyle x} est constamment compris entre deux termes consécutifs de la suite des réduites, qui converge vers ℓ {\displaystyle \ell } . Par conséquent, x = ℓ {\displaystyle x=\ell } .
  • F ∘ L {\displaystyle F\circ L} est l'identité : voir l'exercice lié.
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Meilleure approximation

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Wikipédia possède un article à propos de « Fraction continue et approximation diophantienne ».

Une meilleure approximation d'un irrationnel x {\displaystyle x} est un couple ( p , q ) ∈ Z × N ∗ {\displaystyle (p,q)\in \mathbb {Z} \times \mathbb {N} ^{*}} vérifiant :

| q ′ x − p ′ | > | q x − p | {\displaystyle \left|q'x-p'\right|>|qx-p|} pour tout couple d'entiers ( p ′ , q ′ ) {\displaystyle \left(p',q'\right)} tel que 1 ≤ q ′ ≤ q {\displaystyle 1\leq q'\leq q} et ( p ′ , q ′ ) ≠ ( p , q ) {\displaystyle \left(p',q'\right)\neq (p,q)} . Remarque La fraction p / q {\displaystyle p/q} approche alors mieux x {\displaystyle x} , au sens ordinaire (plus faible que celui de la définition), que toute autre fraction de dénominateur plus petit, car si q ′ ≤ q {\displaystyle q'\leq q} et | q ′ x − p ′ | > | q x − p | {\displaystyle \left|q'x-p'\right|>|qx-p|} alors | x − p ′ / q ′ | > | x − p / q | {\displaystyle \left|x-p'/q'\right|>|x-p/q|} . Début d’un théorème Théorème

Les meilleures approximations d'un irrationnel sont ses réduites[4].

Fin du théorème 'Démonstration'

Soient h n / k n {\displaystyle h_{n}/k_{n}} les réduites d'un irrationnel x {\displaystyle x} . Excluons le cas litigieux signalé en note, donc considérons une fraction h / k {\displaystyle h/k} telle que k n ≤ k < k n + 1 {\displaystyle k_{n}\leq k<k_{n+1}} et montrons que si ( h , k ) ≠ ( h n , k n ) {\displaystyle (h,k)\neq (h_{n},k_{n})} alors | k x − h | > | k n x − h n | {\displaystyle |kx-h|>|k_{n}x-h_{n}|} . Cela prouvera que h / k {\displaystyle h/k} est une meilleure approximation de x {\displaystyle x} si et seulement si ( h , k ) = ( h n , k n ) {\displaystyle (h,k)=(h_{n},k_{n})} .

Les deux entiers

u := ( − 1 ) n + 1 ( k n + 1 h − h n + 1 k ) e t v := ( − 1 ) n ( k n h − h n k ) {\displaystyle u:=(-1)^{n+1}(k_{n+1}h-h_{n+1}k)\quad {\rm {et}}\quad v:=(-1)^{n}(k_{n}h-h_{n}k)}

vérifient :

h n u + h n + 1 v = h e t k n u + k n + 1 v = k {\displaystyle h_{n}u+h_{n+1}v=h\quad {\rm {et}}\quad k_{n}u+k_{n+1}v=k} .

D'après la seconde équation, u ≠ 0 {\displaystyle u\neq 0} et u v ≤ 0 {\displaystyle uv\leq 0} .

  • Si v = 0 {\displaystyle v=0} alors ( h , k ) = u ( h n , k n ) {\displaystyle (h,k)=u(h_{n},k_{n})} , avec nécessairement u > 1 {\displaystyle u>1} , donc | k x − h | > | k n x − h n | {\displaystyle |kx-h|>|k_{n}x-h_{n}|} .
  • Si v ≠ 0 {\displaystyle v\neq 0} alors u ( k n x − h n ) {\displaystyle u(k_{n}x-h_{n})} et v ( k n + 1 x − h n + 1 ) {\displaystyle v(k_{n+1}x-h_{n+1})} sont non nuls et de même signe. Comme leur somme vaut k x − h {\displaystyle kx-h} , on a bien | k x − h | = | u ( k n x − h n ) | + | v ( k n + 1 x − h n + 1 ) | > | k n x − h n | {\displaystyle |kx-h|=|u(k_{n}x-h_{n})|+|v(k_{n+1}x-h_{n+1})|>|k_{n}x-h_{n}|} .
 

Fraction continue d'un irrationnel quadratique

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Un irrationnel quadratique est un nombre réel algébrique de degré 2.

Début d’un théorème Théorème de Lagrange (1770)

Un irrationnel est quadratique si et seulement si son développement en fraction continue est périodique à partir d'un certain rang.

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Fin du théorème

Pour un tel développement, on introduit la notation suivante :

Notation

[ a 0 , a 1 , … , a r − 1 , a r , a r + 1 , … a r + p − 1 ¯ ] := [ a 0 , a 1 , … , a r − 1 , a r , a r + 1 , … , a r + p − 1 , a r , a r + 1 … ] {\displaystyle \left[a_{0},a_{1},\dots ,a_{r-1},{\overline {a_{r},a_{r+1},\dots a_{r+p-1}}}\right]:=\left[a_{0},a_{1},\dots ,a_{r-1},a_{r},a_{r+1},\dots ,a_{r+p-1},a_{r},a_{r+1}\dots \right]} .

Corollaire (Galois, 1829)

Le développement en fraction continue d'un irrationnel quadratique x {\displaystyle x} est purement périodique (c'est-à-dire x = [ a 0 , a 1 , … , a p − 1 ¯ ] {\displaystyle x=\left[{\overline {a_{0},a_{1},\dots ,a_{p-1}}}\right]} ) si et seulement si

x > 1 {\displaystyle x>1} et − 1 < x ′ < 0 {\displaystyle -1<x'<0} ,

x ′ {\displaystyle x'} désigne le conjugué[5] de x {\displaystyle x} , c'est-à-dire l'autre racine de son polynôme minimal.

De plus, dans ce cas, − 1 x ′ = [ a p − 1 , … , a 1 , a 0 ¯ ] {\displaystyle -{\frac {1}{x'}}=\left[{\overline {a_{p-1},\dots ,a_{1},a_{0}}}\right]} .

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Corollaire (Legendre, 1798)

Un irrationnel est la racine carrée d'un rationnel > 1 {\displaystyle >1} si et seulement si son développement en fraction continue est de la forme [ a 0 , a 1 , a 2 , a 3 … , a 3 , a 2 , a 1 , 2 a 0 ¯ ] {\displaystyle \left[a_{0},{\overline {a_{1},a_{2},a_{3}\dots ,a_{3},a_{2},a_{1},2a_{0}}}\right]} .

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Notes

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  1. La mesure d'irrationalité d'un irrationnel algébrique est en fait exactement égale à 2 : c'est le théorème de Thue-Siegel-Roth (Axel Thue (1909), Carl Ludwig Siegel (1921), Freeman Dyson (1947), et enfin Klaus Roth (1955), médaille Fields en 1958), plus précis que celui de Liouville. Par ailleurs, d'après un théorème de Khinchine de 1924, la mesure d'irrationalité de presque tout réel est égale à 2.
  2. La croissance stricte n'est garantie qu'à partir de p = 1 {\displaystyle p=1} , car k 0 = k 1 {\displaystyle k_{0}=k_{1}} si a 1 = 1 {\displaystyle a_{1}=1} .
  3. Ceci fournit une preuve explicite du fait que l'ensemble des irrationnels a la puissance du continu. C'est d'ailleurs cette méthode qui permit à Cantor, en 1878, de démontrer directement que [ 0 , 1 ] n {\displaystyle \left[0,1\right]^{n}} est équipotent à [ 0 , 1 ] {\displaystyle \left[0,1\right]} , au lieu d'utiliser que | [ 0 , 1 ] | = | P ( N ) | {\displaystyle \left|\left[0,1\right]\right|=\left|{\mathcal {P}}(\mathbb {N} )\right|} et que (via une bijection canonique) | P ( A ) × P ( B ) | = | P ( A ⊔ B ) | {\displaystyle \left|{\mathcal {P}}(A)\times {\mathcal {P}}(B)\right|=\left|{\mathcal {P}}(A\sqcup B)\right|} .
  4. Avec une licence pour le numérateur de la première réduite h 0 / k 0 = a 0 / 1 {\displaystyle h_{0}/k_{0}=a_{0}/1} , puisque l'entier h {\displaystyle h} qui minimise | x − h | {\displaystyle |x-h|} peut être a 0 + 1 {\displaystyle a_{0}+1} .
  5. À ne pas confondre avec la notion de conjugué d'un nombre complexe.
Introduction à la théorie des nombres
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