L'architecture Cistercienne, Une Forteresse Historiographique
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Sommaire - Document précédent - Document suivant 1 | 2006Antiquité/Moyen Âge Moyen Âge Actualité L’architecture cistercienne, une forteresse historiographique Claude Andrault-Schmitt p. 124-128 https://doi.org/10.4000/perspective.4155 Référence(s) :Peter Fergusson, Stuart Harrison, Rievaulx Abbey. Community, Architecture, Memory, with contributions from Glyn Coppack, New Haven/London, Yale University Press, 1999. 282 p., 189 fig., biblio. et index. ISBN : 0-300-07831-5 ; 84 €/101 $.
Thomas Coomans, L’abbaye de Villers-en-Brabant. Construction, configuration et signification d’une abbaye cistercienne gothique, Bruxelles, Racine et Brecht/Cîteaux, Commentarii cistercienses, (Studia et Documenta XI), 2000. 624 p., fig. n. et b. et coul., index. ISBN : 2-87386-200-9 ; 112 €.
Megan Cassidy-Welch, Monastic Spaces and their Meanings. Thirteenth-Century English Cistercian Monasteries, (Medieval Church Studies, 1) Turnhout, Brepols, 2001. 293 p., 51 fig. n. et b., index. ISBN : 2-503-51089-2 ; 61 €.
Terryl N. Kinder, Cistercian Europe. Architecture of Contemplation, Cistercian Publications, Kalamazoo, 2004. 407 p., fig. n. et b., pl. coul., index. ISBN : 0-8028-3887-1 ; 61,50 €/73,85 $.
Terryl N. Kinder éd., Perspectives for an Architecture of Solitude. Essays on Cistercians, Art and Architecture in Honour of Peter Fergusson, (Medieval Church Studies, 11), Turnhout, Brepols (Studia et Documenta, 13), Cîteaux/2004. 409 p., fig. n. et b. et coul., index. ISBN : 2-503-51692-0 ; 162 €.
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Mots-clés :
forteresse, archéologie, abbaye, usage, bâtiment, moines, théologie, motif, ordre monastique, architecture religieuseKeywords:
fortress, archaeology, abbey, function, building, monks, theology, pattern, religious architecture, monatsic architectureNoms de lieux :
Angleterre, Galice, ClairvauxPériodes :
1100, 1200Personnes citées :
Conrad Rudolph, Erwin PanofskyHaut de pageTexte intégral
PDF 1,1M Partager par e-mail- 1 Dès la fin du xiiesiècle : voir Elizabeth Freemann, Narratives of a New Order. Cistercian Historic (...)
1Bien plus que l’isolement supposé des sites ou la réalité des enceintes, l’Ordre était considéré par les cisterciens des XIIe et XIIIe siècles comme la « forteresse » les protégeant, car « ils savaient très bien que les limites entre monde monastique et monde non monastique nécessitaient d’être créées mentalement aussi bien que physiquement » (M. Cassidy-Welch). Reprenons cette métaphore pour nous demander si nous n’avons pas édifié une catégorie historiographique trop spécifique : il est significatif que beaucoup de titres utilisés ici sont issus de collections « cisterciennes ». Pourtant, tous proposent une révision des idées reçues. Selon des articulations variées, de la monographie à la synthèse interdisciplinaire, ils tendent à relativiser l’identité cistercienne au sein du mouvement monastique, en s’éloignant d’une histoire que les moines blancs ont élaborée eux-mêmes1.
- 2 Voir l’étude collective pluridisciplinaire qui porte sur un temps long : Martine Plouvier, Alain Sa (...)
- 3 The ‘Things of Greater Importance’: Bernard of Clairvaux’s Apologia and the Medieval Attitude Towar (...)
- 4 Histoire de Clairvaux (colloque, Bar-sur-Aube/Clairvaux, 1990), Bar-sur-Aube, 1991.
- 5 Patrick Arabeyre, Jacques Berlioz, Philippe Poirrier éd., Vies et légendes de saint Bernard de Clai (...)
- 6 M.-A. Romanini éd., ‘Ratio fecit diversum’, San Bernardo e le arti. Arte medievale, Rome, 1994.
2Les célébrations anniversaires de la naissance de Bernard de Clairvaux en 1990 et de la fondation de Cîteaux en 1998 ont entraîné colloques et publications2. Oublions ceux qui ne sacrifient qu’à l’esprit de commémoration, et notons pour les autres une réticence légitime face à l’analyse des formes architecturales, critiquée pour avoir été limitée aux abbatiales : aussi a-t-on assisté à une sorte de recentrage sur le patrimoine foncier et sa gestion, l’activité artisanale ou l’aménagement hydraulique. Les historiens de l’art se sont trouvés démunis face aux historiens, parmi lesquels les spécialistes de l’archéologie du paysage semblaient s’opposer aux grandes plumes exaltant les choix d’austérité. Le développement des études outre-Atlantique, l’ouverture européenne, le rapport avec les textes médiévaux allaient porter des fruits plus mûrs. Un élément essentiel (un peu provocateur) du renouvellement historiographique me semble être l’analyse des passages trop connus de saint Bernard par Conrad Rudolph3, à laquelle ont fait écho les Actes du colloque de Clairvaux4, ceux du colloque de Dijon5 ou encore l’excellent San Bernardo e le arti6.
3Très souvent, un livre sur l’art cistercien dans une région donnée commence par les origines, donc Molesmes, ce qui revient à accorder foi au mythe de la pauvre cabane élaboré par les auteurs des vitae puis par Pierre le Chantre vers 1190, à considérer comme traits d’espèce ce qui n’est au début qu’un phénomène régional, ou à s’enfoncer dans la téléologie en oubliant que Cîteaux n’a pas été fondé « pour » devenir chef d’ordre. Se déroulent ensuite les étapes du succès, avec une mention spéciale pour le séduisant mouvement de « l’essaimage », qui, loin d’être majoritaire, est une construction mémorielle entachée par des dates d’adhésion négociées a posteriori. Puis viennent des considérations sur les formes en évolution, non dénuées de connotation morale (la « trahison » des idéaux premiers) et souvent assorties de numérotations conceptuellement dangereuses (I, II, III...). Enfin seulement on examine les vestiges, et l’on regarde s’ils correspondent aux modèles. Généralement la réponse est négative, mais la contradiction ne gêne guère. Il y a là surtout une erreur épistémologique d’importance : les historiens de l’art doivent placer le monument-source avant tout autre considération.
- 7 Mathias Untermann, ‘Forma Ordinis’. Die mittelalteriche Baukunst des Zisterzienser, Munich-Berlin, (...)
4Le livre de Terryl N. Kinder, Cistercian Europe, semble sacrifier à l’usage par son premier chapitre. Mais on l’admet en constatant qu’il s’agit de l’édition en anglais du même livre chez Zodiaque. D’autre part, le parti pris affiché n’est pas de privilégier l’histoire formelle, précisément parce que celle-ci aboutirait à souligner une évolution, dont le simple énoncé renvoie à une interprétation regrettable et anachronique des adaptations comme signes de décadence. Au travers d’un parcours qui insiste sur le rapport entre spiritualité et création architecturale, sur la pratique (méditation, opus dei) à l’intérieur des espaces et sur le « message » transmis par des éléments non narratifs, sont posées de bonnes questions. Les conclusions sont claires : la simplicité est une notion complexe, qui ne signifie ni pauvreté de moyens ni unité de modèle ; un style architectural ne peut être déterminé à partir des statuts et commentaires du chapitre général ; il subsiste une grande liberté de choix de plans comme d’élévations ; l’importance du silence peut être transposée dans le domaine visuel. Cette synthèse est suffisante pour établir le contexte nécessaire à toute nouvelle étude en la matière. On y trouve quelques commentaires formels, à propos de Pontigny notamment, mais l’ambition globale achoppe inévitablement sur le nombre d’exemples et la mise à jour des connaissances sur la réalité des chantiers. Les historiens de l’architecture pourront toujours consulter le livre de Mathias Untermann7, qui, grâce à une documentation encyclopédique et de fines observations sur les idées reçues, réussit le pari de résoudre le contraste entre une littérature générale et les études monographiques renouvelées à la fois par l’archéologie du bâti et l’enquête sur la perméabilité au monde extérieur.
- 8 Thomas Coomans, « Fontenay au-delà de saint Bernard. À propos de deux publications récentes sur l’a (...)
- 9 Je ne saurai oublier les belles études de Caroline A. Bruzelius, de Longpont à l’Italie du Sud.
- 10 Bernd Nicolai, ‘Libido aedificandi’. Walkenried und die monumentale Kirchenbaukunst der Zisterziens (...)
5À l’opposé de la synthèse, la monographie d’abbaye cistercienne n’est pas moins dépourvue d’écueils, comme le montre l’article historiographique de Thomas Coomans sur Fontenay8. Cet auteur a consacré à Villers-en-Brabant une somme, résultat d’une thèse (Louvain, 1997) qui contribue à réhabiliter l’importance du XIIIe siècle « gothique » cistercien9. L’immense église devenue ruine romantique serait explicable par l’élection en 1209 de l’illustre Conrad d’Urach (ancien prieur, plus tard abbé de Clairvaux, puis de Cîteaux et par la suite cardinal et légat), qui semble avoir introduit de nouvelles ambitions, et aussi par l’arrivée d’un architecte visiblement rompu aux techniques « à la française ». On appréciera un certain nombre de démarches exemplaires et rigoureuses : approche précise en matière d’archéologie du bâti ; mise en relief de particularismes audacieux d’ordre technique ; datation établie après un va-et-vient entre sources, observations et comparaisons. Il est artificiel d’opposer études de cas et recherches interdisciplinaires larges, car au travers d’une monographie on peut explorer des pistes extrêmement fructueuses. Celle de T. Coomans aborde les réseaux d’influence formelle, notamment le rapport avec les cathédrales proches construites dans le même temps (ce qu’a également tenté avec succès Bernd Nicolai pour Walkenried10), et comprend une réflexion complète sur l’aspect et l’usage de chaque type de bâtiment conventuel dans le cadre de l’Ordre.
- 11 Il faut ajouter les ouvrages de (ou dirigés par) Christopher Wilson et Christopher Norton.
- 12 C’est-à-dire un chevet plat articulé en trois travées, bas-côtés et vaisseau se terminant abrupteme (...)
- 13 Ce qui n’est pas le cas des références à Mary Carruthers, dont il faut souligner l’importance. Par (...)
6L’étude des vestiges de Rievaulx, monastère implanté dans un magnifique site agreste géré par l’English Heritage, est assez comparable : on aura intérêt à s’y référer pour traiter de toute infirmerie ou salle capitulaire, mais aussi pour aborder la traduction en langage architectural de la notion de sainteté et pour la mise en perspective exhaustive des formes. Les développements archéologiques, dans lesquels excellent P. Fergusson, S. Harrison et G. Coppack, ont été volontairement réduits, au profit de l’évolution du bâti présentée depuis son origine jusqu’à nos jours et de l’offre d’une iconographie diversifiée autour de la vie quotidienne des moines. Néanmoins, les restitutions graphiques compensent ce choix, dû au grand nombre de publications des mêmes auteurs sur le sujet11. On notera les hypothèses (parfois contestées) concernant l’abbé Aelred comme « patron de l’architecture » ou l’analyse de l’embellissement de la partie orientale par un chevet en cliff elevation12, magnifique témoignage de l’Early Gothic, à la lumière d’une adaptation de la plus longue abbatiale cistercienne d’Angleterre (105 m) aux nécessités liturgiques. Il est vrai que le Yorkshire offre un terrain enviable, en raison des vestiges monumentaux présentés dans de beaux parcs et archéologiquement bien explorés, des rapports étroits entretenus par les abbés et prélats anglais avec les abbayes majeures de l’Ordre et des textes théoriques de nombre de théologiens du lieu. C’est la raison pour laquelle M. Cassidy-Welch a choisi pour sa thèse (PhD, Melbourne, 1994) les huit abbayes construites ou reconstruites au XIIIe siècle dans cette région, afin de traiter des espaces monastiques dans un double sens : matériel et métaphorique (ou imaginaire). Piste indispensable, visiblement reliée à la notion anglo-saxonne d’integration, mais plus éloignée de la démarche de l’historien de l’art français, à laquelle, malgré des bases théoriques appréciables (notamment anthropologiques), la convocation d’Erwin Panofsky et de quelques autres grands noms paraîtra artificielle13. On retiendra néanmoins qu’il n’y a pas « trahison » d’idéaux primitifs, ni « irréparable déclin des normes spirituelles », et que la sobriété n’est pas la seule grille de lecture. Surtout, le parallèle entre les sources contemporaines et les lieux dont elles sont issues constitue une magnifique proposition : évoquons les jardins d’Alan de Meaux, l’ormeau du cloître vu par Serlo de Fountains ou les visions paradisiaques du préchantre Matthieu de Rievaulx et celles de Jocelin de Furness. Plus encore, le Speculum Novitii attribué à Stephen de Sawley nous aide à comprendre comment les novices devaient stimuler leur imagination et leur mémoire pour oublier le monde extérieur, se créer un nouveau passé, réciter correctement la psalmodie ou intégrer les étapes de la Passion et de la Résurrection (« Dirigez votre regard mentalement... », « Visualisez la stupeur que cause la soudaine lumière »), ce qui réhabilite l’importance du visuel et accrédite une sorte « d’expérience » de l’espace de l’église. Ajoutons de la part de ces moines des réflexions d’ordre physiologique, à mettre en relation avec les gigantesques infirmeries, ou la justification de lieux privilégiés de sépulture, y compris pour les laïcs.
- 14 Conrad Rudolph, Christopher Norton, Glyn Coppack, Stuart Harrison, Thomas Coomans, Terryl N. Kinder (...)
- 15 À la suite des publications de José Carlos Valle Pérez et de nombreux autres chercheurs, et en atte (...)
- 16 « Programmatic factors in the East extension of Clairvaux », dans San Bernardo e le arti..., cité n (...)
- 17 Cité n. 12.
7Dans les Perspectives... offertes à P. Fergusson, sont présents nombre d’auteurs déjà cités14. Tout en signalant des études de textes stimulantes (l’interdiction des peintures dans les églises au concile d’Elvira en 306, le conflit de Sainte-Mary d’York...), quelques monographies (Culross Abbey en Écosse...), un éclairage multiple de certains dossiers (infirmeries, granges, tours de croisée...) et des sujets qui dépassent le cadre de la forteresse cistercienne, je choisis de mettre en évidence la contribution de James d’Emilio, qui étudie les échos des chapiteaux cisterciens de Galice dans le décor des églises romanes rurales. D’une part, parce qu’elle est isolée au milieu d’un terrain franco-anglais et témoigne de l’avancement des recherches outre Pyrénées15. De l’autre, parce que le sous-titre (Compostela or Clairvaux?) évoque un problème fondamental pour l’historien de l’art médiéval : les réseaux d’influence formelle, qui peuvent le mettre sur la piste des processus de création en l’absence de sources explicites. In fine sont cités deux déambulatoires à chapelles rayonnantes séparées de baies, considérés généralement comme des répliques (bien retardées) de Compostelle : or, si celui d’Oseira correspond à cette lecture, le cas de Melón est plus proche de Clairvaux, et pourrait bien associer la sainteté de saint Jacques à celle de saint Bernard par le simple usage d’une image architecturale. Ce qui conduit l’auteur à évoquer l’interprétation du vaste chevet de Clairvaux (dès 1153) donnée il y a plus de dix ans par P. Fergusson16. Ce dossier est plusieurs fois repris et enrichi dans l’ouvrage (ainsi Lindy Grant, à propos de Savigny). Je joins une question corollaire : le beau chevet de Moreruela en León à déambulatoire éclairé et absidioles jointives, qui offre extérieurement trois niveaux d’élévation, est-il inspiré par celui de Compostelle ou par celui de Clairvaux, lequel devait avoir été lui-même conçu en surenchère et contrepoint à la silhouette de Cluny, ce qui donne un raisonnement quasi circulaire ? L’adoption de certains motifs architecturaux obéissait à des logiques dont il reste beaucoup à élucider, comme on peut s’en douter en constatant que ce sont les cisterciens, et eux seuls, qui ont implanté en Berry, Poitou et Limousin le système des bas-côtés et donc celui du clair-étage, inusité alors dans ce territoire17. Nous ne pouvons donc pas sortir du paradoxe indiqué au début de cet article : dénoncer les lectures anciennes de la spécificité cistercienne d’une part, contribuer à de nouveaux titres « cisterciens » de l’autre.
8Concluons positivement. La présente enquête a confirmé que le XIIIe siècle est un grand siècle monastique ; alors l’invention naît aussi bien des chantiers des abbayes que de ceux des cathédrales (quand cessera-t-on d’associer « art gothique » et « art des cathédrales » ?) Mais dans ce domaine la diffusion vers le public est difficile, face à la séduction facile et la logique éditoriale commerciale. Aussi ne faut-il pas abandonner la tâche.
Haut de pageNotes
1 Dès la fin du xiiesiècle : voir Elizabeth Freemann, Narratives of a New Order. Cistercian Historical Writing in England, 1150-1220, (Medieval Church Studies 2), Turnhout, 2002.
2 Voir l’étude collective pluridisciplinaire qui porte sur un temps long : Martine Plouvier, Alain Saint-Denis éd., Pour une histoire monumentale de l’abbaye de Cîteaux. 1098-1998, (Commen-tarii cistercienses), Cîteaux/Association bourguignonne des Sociétés savantes 1998.
3 The ‘Things of Greater Importance’: Bernard of Clairvaux’s Apologia and the Medieval Attitude Towards Art, 1990. L’auteur y souligne le contexte très particulier de la rédaction, dès 1125, de l’Apologie, qu’il n’est plus possible de considérer comme un manifeste esthétique (ni un pamphlet anti-clunisien), et traite de la conscience qu’on pouvait avoir à l’époque de la nécessité de « l’investissement monastique ». À tempérer par Adriaan H. Bredero, Bernard de Clairvaux (1091-1153). Culte et histoire. De l’impénétrabilité d’une biographie hagiographique (Turnhout, 1993), Turnhout, 1998 (trad.).
4 Histoire de Clairvaux (colloque, Bar-sur-Aube/Clairvaux, 1990), Bar-sur-Aube, 1991.
5 Patrick Arabeyre, Jacques Berlioz, Philippe Poirrier éd., Vies et légendes de saint Bernard de Clairvaux. Création, diffusion, réception (xiie-xxe siècles), (Commentarii Cistercienses), Citeaux, 1993.
6 M.-A. Romanini éd., ‘Ratio fecit diversum’, San Bernardo e le arti. Arte medievale, Rome, 1994.
7 Mathias Untermann, ‘Forma Ordinis’. Die mittelalteriche Baukunst des Zisterzienser, Munich-Berlin, 2001.
8 Thomas Coomans, « Fontenay au-delà de saint Bernard. À propos de deux publications récentes sur l’abbaye et son architecture » (Commentarii cistercienses), Cîteaux, 2003, p. 171-186.
9 Je ne saurai oublier les belles études de Caroline A. Bruzelius, de Longpont à l’Italie du Sud.
10 Bernd Nicolai, ‘Libido aedificandi’. Walkenried und die monumentale Kirchenbaukunst der Zisterzienserum 1200, Braunschweig, 1990.
11 Il faut ajouter les ouvrages de (ou dirigés par) Christopher Wilson et Christopher Norton.
12 C’est-à-dire un chevet plat articulé en trois travées, bas-côtés et vaisseau se terminant abruptement avec une même limite orientale. Une comparaison peut être menée avec le chevet poitevin disparu (et mal compris) des Châtelliers près de Saint-Maxent, dont la cliff elevation met en scène le tombeau du fondateur Géraud de Sales : Claude-Andrault-Schmitt, « Les églises cisterciennes du Poitou. L’intervention architecturale et l’émergence d’un réseau européen (1129-1277) », dans Revue historique du Centre-Ouest, 1.1, 2002, Poitiers, 2004, p. 11-103.
13 Ce qui n’est pas le cas des références à Mary Carruthers, dont il faut souligner l’importance. Par exemple : ‘Machina memorialis’. Méditation, rhétorique et fabrication des images au Moyen Age, (Cambridge, 1998), Paris, 2002 (trad. Diane Meur).
14 Conrad Rudolph, Christopher Norton, Glyn Coppack, Stuart Harrison, Thomas Coomans, Terryl N. Kinder déjà rencontrés, auxquels il faut ajouter 29 autres contributeurs !
15 À la suite des publications de José Carlos Valle Pérez et de nombreux autres chercheurs, et en attendant la publication des Actas del III Congreso international sobre el Cister en Galicia y Portugal, Ourense-Oseira, 22-24 septiembre 2005, Ourense.
16 « Programmatic factors in the East extension of Clairvaux », dans San Bernardo e le arti..., cité n. 7, p. 87-100.
17 Cité n. 12.
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Référence papier
Claude Andrault-Schmitt, « L’architecture cistercienne, une forteresse historiographique », Perspective, 1 | 2006, 124-128.
Référence électronique
Claude Andrault-Schmitt, « L’architecture cistercienne, une forteresse historiographique », Perspective [En ligne], 1 | 2006, mis en ligne le 31 mars 2018, consulté le 16 février 2026. URL : http://journals.openedition.org/perspective/4155 ; DOI : https://doi.org/10.4000/perspective.4155
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Claude Andrault-Schmitt
IDREF : https://idref.fr/035391251
VIAF : http://viaf.org/viaf/9988049
ISNI : https://isni.org/isni/0000000121203825
BNF : http://data.bnf.fr/ark:/12148/cb13186421x
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